Suisse
Berne ne prévoit pas d'accueillir les Afghans en grand nombre
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2021/08/pour-le-ministre-des-affaires-etrangeres-ignazio-cassis-il-faut-attendre-les-conclusions-des-analyses-menees-sur-place-par-les-agences-onusiennes-avant-daccueillir-plus-de-refugies-afghans-1000x600.jpg&description=Berne ne prévoit pas d'accueillir les Afghans en grand nombre', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Seuls les Afghans employés par Berne et leurs familles pourront venir en Suisse. Le Conseil fédéral ne prévoit pas d'accueillir en grand nombre les ressortissants de ce pays d'Asie, tombé aux mains des talibans.
A la faveur du retrait des troupes américaines, les talibans ont reconquis la quasi-totalité de l'Aghanistan en une dizaine de jours, faisant craindre exactions et représailles. Depuis, les organisations humanitaires et la gauche font pression pour que la Suisse accueille plus de réfugiés. Berne n'est toutefois pas prête à franchir ce pas.
"Je comprends la demande", a assuré la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter devant les médias à Berne. Mais l'ONU commence à peine à évaluer la situation sur place. Une analyse des besoins doit être effectuée, avant toute action. "La Suisse ne peut pas décider toute seule d'établir un programme de réinstallations."
"On peut tout faire, mais aussi des dégâts. Il faut une action réfléchie et structurée. Laissons les organisations compétentes nous dire quels sont les besoins", a abondé le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Et d'assurer que le corps d'aide suisse était prêt à intervenir "dès ce soir" si nécessaire.
"La Suisse ne reste jamais les bras croisés", a-t-il poursuivi. Ce sont les pays voisins, comme l'Iran ou le Pakistan, qui absorberont le gros des flux migratoires. "Les besoins humanitaires y seront importants et la Suisse sera sur place". Un accueil supplémentaire de réfugiés afghans n'est pas non plus exclu ultérieurement, mais seulement après une demande de l'agence onusienne en charge.
Employés prêts à être évacués
Pour le moment, Berne a prévu de n'accueillir que les employés locaux de son bureau de coopération à Kaboul, temporairement fermé, et leur famille proche. Ces employés sont probablement considérés comme des collaborateurs de l'Ouest, a expliqué Karin Keller-Sutter. "Ils sont en danger."
Tous sont prêts à être évacués. Mais ce n'a pas encore été possible. "Les avions civils ne peuvent pas atterrir à l'aéroport de Kaboul", sécurisé par les forces américaines, a précisé Ignazio Cassis. "La situation est toutefois très volatile. Elle pourrait changer dans les heures à venir."
Au total, environ 230 personnes seraient concernées. Elles seront décomptées du contingent de réinstallation de 800 personnes pour 2021. "C'était la manière la plus simple, la plus rapide et la moins bureaucratique pour les faire venir", a pointé Karin Keller-Sutter.
Et la Saint-Galloise de préciser que la procédure habituelle n'a pas été suivie. Etant employées par la Direction du développement et de la coopération (DDC), les personnes concernées n'ont pas fait l'objet d'un examen de sécurité sur place ni dû montrer une volonté d'intégration. Elles recevront l'asile à leur arrivée en Suisse.
Procédures ordinaires
L'accueil d'autres Afghans devra lui suivre la procédure habituelle. Une demande de visa pourra être déposée personnellement auprès d'une représentation suisse à l'étranger. Et un visa humanitaire ne sera octroyé que si la personne fait état d'une menace directe et sérieuse contre elle. Selon une pratique constante, elle doit aussi pouvoir se prévaloir d’un lien étroit et actuel avec la Suisse.
Les demandes de regroupement familial ou d'asile déposées en Suisse seront également examinées selon les dispositions ordinaires. Le Secrétarait d'Etat aux migrations a en revanche suspendu jusqu’à nouvel ordre l’exécution des décisions de renvoi entrées en force.
Trentaine de Suisses sur place
Les six collaborateurs suisses ont quant à eux été rapatriés. Une trentaine d'autres ressortissants helvétiques voulant quitter le pays se sont également annoncés. Berne oeuvre sans relâche pour les évacuer, a indiqué le Tessinois qui se dit préoccupé par la gravité de la situation.
"Le Conseil fédéral appelle avec insistance tous les acteurs impliqués à respecter le droit international humanitaire et les droits humains", a-t-il insisté. Les droits des minorités, ainsi que ceux des femmes et des filles en particulier, doivent être garantis.
Les ressortissants afghans et étrangers qui souhaitent quitter le pays doivent pouvoir le faire librement et sans obstacle, a-t-il encore ajouté. Les routes, les aéroports et les postes frontières doivent rester ouverts à cette fin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne
Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.
L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.
"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.
Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.
Deux pionnières
Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.
Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".
Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.
Animations théâtrales
Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.
Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?
Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Conseil fédéral refuse que la Suisse adhère au TIAN
Berne ne doit pas adhérer au Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Le Conseil fédéral a rejeté mercredi une initiative populaire exigeant cette adhésion, sans lui opposer de contre-projet.
L'initiative a été déposée par l'Alliance pour l'interdiction des armes nucléaires en fin d'année passée, alors que le TIAN est entré en vigueur en 2021 et interdit les armes nucléaires en droit international. La Suisse a participé aux négociations du traité et a soutenu son adoption à l'ONU en 2017.
Toutefois, le Conseil fédéral a toujours refusé d'y adhérer. Un tel acte serait purement symbolique, sans contribuer à l'objectif d'un monde sans armes nucléaires. Au contraire, il pourrait même porter préjudice à la sécurité de la Suisse, a réitéré le gouvernement dans un communiqué.
Et de rappeler que Berne s'engage déjà en la matière dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de l'ONU. Il devrait transmettre son message au Parlement d'ici l'automne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Le Valais adopte sa stratégie en faveur des Générations 60+
Le Conseil d'Etat valaisan a adopté le rapport final "Politique des Générations 60+: stratégie santé-sociale". Ce plan fixe le cadre cantonal destiné à anticiper et coordonner les réponses aux besoins en santé et en soutien social des personnes de 60 ans et plus.
Cette stratégie a été élaborée conjointement par le Service de l'action sociale et le Service de la santé publique. Afin d'en garantir la mise en oeuvre, le gouvernement a décidé de créer une commission extraparlementaire chargée de proposer les adaptations législatives requises, a-t-il indiqué mercredi dans un communiqué.
Les travaux de la commission s'appuieront notamment sur les recommandations issues de la Commission consultative pour le développement de la politique en faveur des Générations 60+ et des rapports de la HES-SO Valais-Wallis relatifs à l'adaptation du logement pour les seniors, ajoute le communiqué.
"Cette stratégie cantonale vise à répondre aux évolutions démographiques et sociétales marquées par le vieillissement de la population, l'augmentation des maladies chroniques, la pression sur le système de santé ainsi que les enjeux liés à la pénurie de main-d'oeuvre", explique le Conseil d'Etat. Elle s'inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis 2021 par le canton du Valais en matière de politique de la vieillesse, précise-t-il.
Trois axes prioritaires
La stratégie a été mise en consultation au printemps 2025 auprès des milieux concernés. "Une cinquantaine d'organisations et d'institutions ont pris position, permettant d'enrichir et de consolider les orientations proposées", écrit le Canton.
Elle repose sur trois axes prioritaires: maintenir la santé et la qualité de vie, promouvoir une approche intégrée santé-social, ainsi que garantir un accès équitable à des prestations de qualité.
La commission extraparlementaire sera chargée d'élaborer des propositions en vue de la révision des bases légales, "afin de garantir une mise en oeuvre efficace et pérenne des orientations stratégiques".
Elle sera composée de quinze membres représentant notamment l'administration cantonale, les communes, les commissions régionales de soins de longue durée, les établissements médico-sociaux (EMS), les centres médico-sociaux (CMS), les seniors ainsi que le domaine social. Elle disposera de douze mois pour établir un projet de message ainsi que les avant-projets de textes législatifs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
L'ambassade d'Italie en Suisse rend hommage aux victimes
L'ambassade d'Italie en Suisse a tenu à rendre hommage aux victimes de l'incendie du Constellation mercredi, jour qui marque les trois mois depuis le drame. La cheffe de mission adjointe Diana Forte a déposé une couronne de fleurs sur le mémorial à Crans-Montana.
"En mémoire aux victimes", pouvait-on lire sur la banderole ficelée à l'arrangement floral. La petite délégation italienne a ainsi "montré sa solidarité et sa proximité" avec toutes les personnes touchées par la tragédie du Nouvel An.
"Ces sentiments resteront présents jour après jour", a assuré Diana Forte au micro des quelques journalistes présents sur place. L'ambassade a d'ailleurs aussi été présente le 14 février dernier, lorsqu'il s'agissait de rencontrer les proches et les familles des victimes italiennes dans la station valaisanne.
Le Président de la République Sergio Mattarella et le Ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani avaient aussi participé à la cérémonie commémorative nationale du 9 janvier. "Les institutions italiennes sont aux côtés des familles", était leur message.
Retour de l'ambassadeur discuté
Concernant les relations diplomatiques entre la Suisse et la péninsule, le retour de l'ambassadeur italien Gian Lorenzo Cornado dans la capitale helvétique, rappelé le 24 janvier dernier, est évoqué depuis plusieurs jours.
Mais le Gouvernement transalpin n'a pas encore officialisé son retour. La cheffe de mission adjointe a assuré que "la situation diplomatique était en train d'être évaluée", sans formuler de date officielle. En tant que "deux pays voisins qui se connaissent bien, nous sommes prêts à faire preuve de franchise et de sincérité", a encore relevé Diana Forte.
Trois mois après le drame qui a fait 41 morts et 115 blessés, le mémorial situé près de la chapelle Saint-Christophe ne cesse d'abriter des centaines d'hommages. Des bouquets de fleurs ont subi le froid, certains ont séché et perdu de leur éclat, d'autres sont simplement recouverts de neige.
Se souvenir
Le lieu porte toujours la mémoire avec intensité: des signatures visiblement par la main d'enfants accompagnent les nombreux dessins et coloriages qui habillent le site. Les oiseaux, les anges et autres symboles tournés vers le ciel - clair mercredi - s'y déploient. "Les étoiles de la constellation ne cessent de briller".
Les bougies, elles, ont disparu ou restent éteintes. Elles sont interdites depuis le 10 février. Un début d'incendie s'était déclaré au mémorial deux jours auparavant et plusieurs objets avaient été endommagés par les flammes.
Conservé, le livre du souvenir se trouve désormais à l'intérieur du lieu de culte. Il est accessible en tout temps. Ici toujours, à une centaine de mètres du bar brûlé, avait eu lieu la messe commémorative du 4 janvier, qui avait rassemblé plus d'un millier de personnes.
Auditions à venir
Trois mois après les événements du 1er janvier, l'enquête se poursuit. Neuf personnes sont actuellement inculpées, dont les propriétaires du bar Le Constellation.
Les auditions des prévenus reprendront mardi, en commençant par celle de Jacques Moretti, entendu pour la troisième fois en tant que tel. Les cinq personnes inculpées le 9 mars - dont le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud - seront entendues par le Ministère public pour la première fois d'ici le 10 avril.
Tous doivent répondre d'homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Ils sont présumés innocents jusqu'à l'entrée en force d'un jugement de condamnation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
VaudIl y a 21 heuresLes députés vaudois veulent une interdiction des puffs
-
VaudIl y a 19 heuresHarcèlement au CHUV: 155 signalements depuis juillet dernier
-
GenèveIl y a 2 joursDouble délit de fuite après un choc entre une voiture et un scooter
-
ÉconomieIl y a 2 joursLa carte de débit reste en pole position des paiements en Suisse
-
LausanneIl y a 1 jourConseil d'Etat vaudois: Roger Nordmann sera assermenté le 26 mai
-
ÉconomieIl y a 1 jourLes loyers pèsent "lourdement" sur les ménages, selon l'Asloca
-
LausanneIl y a 22 heuresAlexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois
-
InternationalIl y a 2 joursAir Canada: le patron va partir, sa maîtrise du français en cause


