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Suisse

Le plan de sauvetage de l'électricité accepté par les sénateurs

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Les sénateurs ont refusé jeudi de renvoyer au Conseil fédéral son plan de sauvetage de l'électricité (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les entreprises d'électricité doivent pouvoir recourir à un mécanisme de sauvetage afin de ne pas manquer de liquidités. Le Conseil des Etats a accepté jeudi, par 28 voix contre 9, ce projet gouvernemental. Quelques voix du Centre, du PLR et de l'UDC étaient opposées.

Le projet vise à garantir l'approvisionnement en électricité avec un mécanisme de sauvetage, a rappelé Daniel Fässler (Centre/AI) au nom de la commission. Doté de 10 milliards de francs, ce mécanisme permet de fournir en quelques heures des liquidités sous la forme de prêt aux entreprises d'importance systémique. Sont concernés les fournisseurs lausannois Alpiq, argovien Axpo et bernois BKW.

Le projet amendé en commission a élargi le cercle des bénéficiaires. Les entreprises qui ont une importance systémique en raison de leur importance régionale, de leur mandat de service universel et de leur production propre doivent pouvoir également y prétendre, a expliqué M. Fässler.

Le Centre et le PLR en particulier étaient divisés lors du débat d'entrée en matière qui a duré plus de trois heures. Stefan Engler (Centre/GR) souhaitait renvoyer le projet au Conseil fédéral, demandant d'approfondir plusieurs questions.

Le mécanisme met trop l'accent sur le sauvetage d'entreprises individuelles, a abondé Martin Schmid (PLR/GR). "Comme bourgeois, cela me pose problème", a-t-il déclaré. A ses yeux, le projet doit avant tout permettre d'assurer un approvisionnement sûr en électricité.

Il y a urgence, il faut adopter cette loi aussi vite que possible, a opposé M. Fässler. Avec la guerre en Ukraine et la hausse des prix sur le marché européen de l'électricité, il y a un risque de pénurie, a-t-il averti.

Pesée d'intérêts

Il faut avoir le moyen d'éviter un scénario catastrophique, a appuyé Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU). Il est fondamental de donner une sécurité juridique aux entreprises suisses qui agissent sur le marché européen, selon elle.

Le projet n'est pas parfait, a-t-elle concédé. Mais dans la pesée d'intérêts, il ne faut pas oublier que l'accès à l'énergie est un besoin de première nécessité. En cas de pénurie, c'est le consommateur qui sera touché au final quand il voudra appuyer sur l'interrupteur de la lumière, a complété Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE).

"Mieux vaut un bon projet plutôt que parfait, mieux vaut maintenant plutôt que demain", a déclaré Jakob Stark (UDC/TG). Ce dernier, membre du conseil d'administration d'Axpo, a été le seul de son parti à refuser le renvoi au gouvernement.

D'autres pays européens ont déjà pris des mesures à court terme pour soutenir leurs entreprises énergétiques, a rappelé la ministre de l'énergie Simonetta Sommaruga. Et d'insister que la situation est actuellement instable, c'est pourquoi il faut garder une capacité d'action.

Sans loi, le gouvernement devra recourir au droit d'urgence. "On devra agir très vite", a déclaré la ministre, évoquant un délai de 24 à 48 heures pour libérer des milliards de francs.

Prêts sous conditions

L'octroi de prêts est soumis à des conditions afin de garantir la subsidiarité de l'aide fédérale, a relevé Mme Mazzone. Les entreprises concernées devront respecter des prescriptions en matière de transparence, a poursuivi la Genevoise. Il sera également interdit de verser des dividendes.

Le prêt sera aussi lié à un rendement des emprunts conforme au marché, additionné d'une prime de risque de 4 à 10%. Le Conseil fédéral veut ainsi s'assurer que les fournisseurs ne puissent contracter un prêt qu'en cas de situation extrême et inattendue.

L'octroi de prêts ne devra pas affecter les obligations que doivent remplir les entreprises vis-à-vis des cantons et des communes, a encore ajouté le rapporteur. C'est le cas par exemple dans le cadre de concessions ou de redevances hydrauliques.

Forfait

Les entreprises assujetties devront encore s'acquitter d'un forfait annuel, visant à couvrir en partie les frais de déploiement. Il devrait s'élever entre dix et vingt millions de francs, selon le gouvernement. Une entreprise pourrait être exemptée du forfait, à condition qu'elle puisse compter sur un soutien financier cantonal équivalant à celui prévu par le mécanisme fédéral.

Le projet amendé prévoit la possibilité de prélever une prime de risque majorée au lieu du forfait. Devoir payer ce forfait pourrait exposer les entreprises à davantage de risques financiers et donc les contraindre à recourir à l'aide fédérale, a craint Charles Juillard (Centre/JU), qui demandait même de diminuer, voire supprimer, ce forfait.

"Vous n'avez pas déposé de proposition de minorité", lui a rétorqué Mme Sommaruga. Elle s'est toutefois montrée ouverte à toute proposition alternative dans la deuxième Chambre.

Mesures limitées à 2026

Les cantons devront quant à eux rembourser à la Confédération la moitié des éventuelles pertes subies sur les montants consentis à titre de prêts. En contrepartie, ils bénéficieront des recettes provenant de la prime de risque à hauteur de 50%.

Les mesures seront limitées à fin 2026. D'autres devraient prendre le relais afin de rendre le secteur de l'électricité plus résilient, prévoit le gouvernement.

Les sénateurs ont accepté le crédit d'engagement de 10 milliards par 36 voix contre 2. Le dossier passe au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

Un Marché-Concours aux couleurs bernoises se prépare

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L'an dernier, le Marché-Concours avait accueilli entre 45'000 et 50'000 visiteurs (image d'archives). (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Les organisateurs du Marché-Concours ont présenté jeudi devant la presse la 121e édition de leur manifestation, qui aura lieu du 7 au 9 août à Saignelégier (JU). Pour la première fois de l'histoire, le canton de Berne sera hôte d'honneur.

Pour des raisons politiques, liées à la Question jurassienne, le canton de Berne n'avait jamais eu ce privilège. Il est le seul canton à ne pas encore avoir été invité d'honneur lors du Marché-Concours national de chevaux.

Certes, les éleveurs bernois sont nombreux à chaque édition lors de la manifestation. Mais pour offrir à leur canton le statut d'invité d'honneur, tant les organisateurs que les autorités bernoises ont souhaité attendre que la Question jurassienne soit réglée sur le plan institutionnel. C'est chose faite avec le transfert de Moutier dans le Jura, effectif depuis le 1er janvier dernier.

L'an dernier, le canton de Genève était l'invité d'honneur. La manifestation avait attiré entre 45'000 et 50'000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'initiative pour la démocratie en mauvaise posture au National

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L'initiative pour la démocratie a été déposée en novembre 2024 (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La naturalisation ne devrait pas être simplifiée en Suisse. Au grand dam de la gauche, le camp bourgeois rejette jeudi l'initiative populaire pour la démocratie au National. L'idée d'un contre-projet, autant voulu par la gauche que l'UDC, est en mauvaise passe aussi.

L'initiative "Pour un droit de la nationalité moderne", déposée par l'Action Quatre Quarts, demande que la naturalisation soit possible après cinq ans de séjour légal en Suisse, indépendamment de l'autorisation d'établissement. Actuellement, la loi exige au moins dix ans de domicile en Suisse, dont trois sur les cinq ans ayant précédé le dépôt de la demande pour les titulaires d'un permis C.

Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) a regretté que plus d’un quart de la population en Suisse soit exclu des droits politiques. Ces personnes vivent ici, travaillent et paient leurs impôts, a-t-elle énuméré.

Pour le camp bourgeois, la Confédération ne doit pas avoir la mainmise dans ce domaine. La responsabilité première doit rester en mains communales. De plus, la naturalisation doit être le couronnement d'un parcours d'intégration réussi, et non le début, a avancé Simone Gianini (PLR/TI) pour la commission.

Le débat se poursuit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

St-Paul Médias (La Liberté) restructure et supprime 18 postes

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St-Paul Médias doit prendre des mesures "nécessaires pour garantir la viabilité de ses trois titres", le Messager ayant déjà disparu à fin 2025 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le groupe de presse fribourgeois St-Paul Médias (SPM) se restructure et supprime 18 postes en équivalents plein temps (EPT). Ses trois titres, La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo, ne formeront désormais plus qu'une rédaction commune sur trois sites.

La rédaction unique sera répartie entre Fribourg, Bulle et Payerne (VD). "St-Paul Médias SA (SPM) doit prendre des mesures douloureuses, mais nécessaires pour garantir la viabilité de ses trois titres", a indiqué jeudi Martial Pasquier, président du conseil d’administration de l'éditeur, sur le site de La Liberté.

Le personnel de SPM a été informé en matinée de la restructuration, qualifiée d'"inédite dans l'histoire des journaux du groupe". Les décisions, présentées par Martial Pasquier et la direction, doivent prendre effet au début de l'an prochain. Elles concernent tant le personnel que l’offre et l’organisation des équipes.

Personnel inquiet

La restructuration répond à l'érosion des revenus traditionnels (abonnements et publicité). Elle devrait conduire à la suppression de 18 EPT, soit 13 dans les rédactions et 5 au marketing. Elle impliquera par ailleurs une adaptation de l'offre éditoriale aux nouveaux horaires avancés d’impression, celle-ci s'opérant à Berne.

Les sociétés des rédactions de La Liberté, La Gruyère et La Broye Hebdo demandent que le "dialogue social qui s’amorcera entre les représentants des rédactions, du département marketing et la direction soit à la hauteur du coût humain de ces annonces". En particulier pour limiter les licenciements, précise leur communiqué.

Lente dégradation

Ces annonces "douloureuses s’inscrivent dans un processus de restructuration qui met les équipes à l’épreuve depuis plus d’une année, relèvent encore les sociétés des rédactions. Au printemps 2025, des mesures d’économies les avaient lourdement impactées, est-il rappelé.

Au-delà, la stratégie du groupe laisse les sociétés des rédactions "perplexes, puisqu’elle donne l’impression que nous produirons davantage de contenus... avec moins de personnel". Surtout que les journalistes sont "déjà mis sous pression par une baisse constante des effectifs depuis plusieurs années".

Au-delà, le portefeuille des titres de SPM a perdu l'une de ces entités il y a quelques mois à peine. L’hebdomadaire veveysan Le Messager, fondé en 1916 et basé à Châtel-St-Denis, a en effet paru pour la dernière fois le 19 décembre 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Syngenta progresse au premier partiel grâce à l'innovation

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De janvier à fin mars dernier, les revenus de Syngenta ont connu une hausse de 2% sur un an en monnaies locales, à 6,4 milliards de dollars (5,1 milliards de francs) (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'agrochimiste et producteur de semences Syngenta a vu ses recettes, tout comme son résultat opérationnel, progresser sur les trois premiers mois de l'année. La transformation en cours vers des activités à plus forte marge et axées sur l'innovation porte ses fruits.

De janvier à fin mars dernier, les revenus de la société ont connu une hausse de 2% sur un an en monnaies locales, à 6,4 milliards de dollars (5,1 milliards de francs), informe celle-ci dans un communiqué publié jeudi. A taux de change constant, le chiffre d'affaires a reculé de 4%.

Toutes les zones géographiques ont généré de bons résultats grâce au lancement de nouveaux produits, affirme la firme bâloise aux mains du chinois Chemchina, qui note que le contexte du marché a été marqué par l'incertitude géopolitique et les perturbations commerciales. Elle se targue de ses technologies dites de nouvelle génération pour le maïs et le soja ainsi que de nouvelles technologies de protection des cultures sur les principaux marchés.

Une forte dynamique commerciale a été constatée en Chine pour les portefeuilles de protection des cultures et de semences, ajoute-t-elle.

Syngenta Group China a enregistré des recettes en hausse de 1% (-4% à taux de change constant) en glissement annuel, à 1,5 milliard de dollars. En tenant compte de la sortie du commerce des céréales, la croissance sous-jacente a atteint 11% (5% à TCC) par rapport à l'année précédente.

La division Syngenta Crop Protection, qui rassemble les produits phytosanitaires, a vu pour sa part son chiffre d'affaires augmenter de 3% (-3% TTC) à 3,5 milliards de dollars, soutenu par la Chine et l'Europe en particulier grâce à "des conditions de culture favorables".

Les revenus de Syngenta Seeds, division dédiée aux semences, ont grimpé de 7% (1% TTC) à 1,5 milliard de dollars, portés entre autres par les ventes en Amérique latine (+60%).

Gestion des coûts

Le résultat d'exploitation (Ebitda) de l'entreprise s'est lui affiché en progression de 5% (1% hors effets de change) à 1,4 milliard de dollars. La marge afférente s'est enrobée d'environ 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 21,9%, contre 21,4% à la même période un an plus tôt "Cette amélioration s'explique principalement par la stratégie de l'entreprise axée sur les activités à plus forte marge, une gestion rigoureuse des coûts et des gains d'efficacité opérationnelle continus", avance l'entreprise.

Le groupe soutient que ses programmes en matière d'intelligence artificielle "ont continué de générer un impact commercial mesurable au premier trimestre, les initiatives lancées en 2025 étant désormais déployées à l'échelle de l'organisation."

Syngenta ne donne pas de prévisions pour l'ensemble de l'exercice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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