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L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne

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Cuba souffre depuis deux ans de coupures de courant géantes et récurrentes (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/ERNESTO MASTRASCUSA)

L'est de Cuba, où se trouve Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays, a été reconnecté jeudi matin tôt au réseau électrique national après avoir été plongé dans le noir mercredi soir en raison d'une panne, selon les autorités.

Au petit matin, les provinces de Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo, toutes situées dans l'est de l'île, "ont été synchronisées au réseau" électrique national, a expliqué à la télévision cubaine Félix Estrada du ministère de l'Energie et des Mines.

Des coupures programmées sont toutefois toujours en cours dans ces quatre provinces, malgré cette reconnexion, en raison "du déficit de capacité" de production dont souffre le pays, en dehors de cette panne, a-t-il toutefois précisé.

Mercredi soir l'entreprise publique Union Eléctrica de Cuba (UNE) avait annoncé que se trouvaient "sans courant, de façon partielle la province de Holguin, et en totalité les provinces de Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo", sur les 15 que compte le pays.

"A 20h54 (02h54 suisses, jeudi), une panne s'est produite dans la sous-station Holguin 220 kV, provoquant la déconnexion du réseau électrique dans la partie orientale du pays", avait précisé l'entreprise sur X. "Il n'y avait plus d'électricité depuis 05h00 de l'après-midi" mercredi en raison des délestages, avait raconté par téléphone à l'AFP Isabel, 28 ans, une habitante de Santiago de Cuba, ville de 400'000 habitants.

"Comme il n'y a jamais de courant, je ne savais même pas que c'était général" dans l'est du pays, avait ajouté cette mère de famille qui n'a souhaité donner que son prénom. "Nous avons de la connexion (internet), mais tout est noir, comme toujours ici", avait-elle déploré.

Cuba, sous embargo américain, souffre régulièrement depuis deux ans de coupures géantes de courant. Ce pays de 9,6 millions d'habitants a connu cinq coupures générales depuis fin 2024, certaines ayant duré plusieurs jours.

La population subit aussi de très longs délestages quotidiens qui se sont aggravés depuis la chute, début janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de La Havane, et la fin des envois de pétrole de Caracas à destination de l'île.

La situation pourrait encore empirer après la signature par le président américain Donald Trump d'un décret disposant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane.

"S'effondrer"

Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Dimanche, Donald Trump a assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire.

La veille, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avait annoncé toutefois son intention d'envoyer de l'aide humanitaire sur l'île communiste et avait dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est "extrêmement préoccupé par la situation humanitaire à Cuba, qui va s'aggraver, voire s'effondrer", si les Etats-Unis continuent de menacer l'approvisionnement de l'île en pétrole, a déclaré mercredi son porte-parole Stéphane Dujarric.

Les huit centrales thermoélectriques du pays, presque toutes inaugurées dans les années 1980 et 1990, tombent régulièrement en panne ou doivent être arrêtées pour de longues semaines de maintenance. Le manque fréquent de carburant contribue aussi aux fréquentes coupures.

Le gouvernement cubain affirme que les sanctions américaines l'empêchent de réparer son réseau électrique, mais des économistes relèvent cependant le sous-investissement chronique de l'Etat dans ce secteur.

Depuis cinq ans, Cuba connaît une profonde crise économique, avec une insuffisance de devises qui contribue à l'érosion de nombreux services de base. Outre les coupures d'électricité, les Cubains font face à une forte inflation et à des pénuries.

Donald Trump, qui multiplie les menaces contre Cuba, répète que les Etats-Unis ont engagé un dialogue avec le gouvernement cubain, qui débouchera, selon lui, sur un accord.

"Il y a bien eu des échanges de messages" mais pas "de dialogue à proprement parler en ce moment", a tempéré lundi le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, dans un entretien à l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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En Floride, un aéroport sur le point de prendre le nom de Trump

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L'aéroport de Palm Beach se trouve à quelque trois kilomètres de la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, a donné lundi son accord pour rebaptiser du nom du président américain Donald Trump l'aéroport international de Palm Beach. Le site se trouve à trois kilomètres de la résidence privée du milliardaire républicain.

Le changement requiert la signature de l'administration fédérale de l'aviation (FAA) et des procédures administratives sont encore en cours.

"Le changement de nom d'un aéroport relève de la compétence locale et la FAA n'approuve pas les changements de nom d'aéroport", a indiqué l'agence dans un communiqué, confirmant qu'elle devait cependant procéder à un certain nombre de formalités pour valider ce changement.

Signature sur les billets de banque

Depuis son retour au pouvoir en 2025, Donald Trump a apposé sa marque sur des lieux emblématiques des Etats-Unis. Il a ainsi ajouté son nom à la prestigieuse salle de spectacle Kennedy Center, dont il a changé la programmation culturelle, annulant notamment les événements LGBT+.

Sa signature figurera sur les futurs billets de banque du pays, une première pour un président en exercice, et ses travaux pour une salle de bal à la Maison-Blanche ont été largement critiqués.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mission lunaire Artémis 2: le compte à rebours est lancé

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Le départ de la fusée SLS avec les Américains Victor Glover, Reid Wiseman, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen, est prévu mercredi de Cap Canaveral, en Floride. (© KEYSTONE/AP/Bill Ingalls)

Le compte à rebours "vient d'être lancé" en amont du décollage mercredi de la mission Artémis 2, a annoncé lundi la directrice de lancement de la NASA. La mission doit transporter pour la première fois en plus d'un demi-siècle des astronautes autour de la Lune.

"Tout nous indique que nous sommes actuellement dans une excellente position" pour procéder à un lancement dans deux jours, s'est réjoui Charlie Blackwell-Thompson.

La fusée est "prête" tout comme l'équipage, a assuré Amit Kshatriya, administrateur adjoint de l'agence spatiale américaine, même si un report peut survenir en raison de la météorologie ou d'un problème technique. "Il y a 53 ans, l'humanité a quitté la Lune et n'y est jamais revenue. A présent, nous y retournons", a-t-il lancé.

Installée à quelques centaines de mètres de la salle de presse, la puissante fusée lunaire SLS acheminera trois Américains (Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover) et un Canadien (Jeremy Hansen) jusqu'à la Lune, qu'ils contourneront sans s'y poser.

Météorologie favorable

Haute de 98 mètres, soit quelques mètres de plus que la statue de la Liberté à New York, elle doit décoller à partir de mercredi 18h24 locales. En cas de contretemps, la NASA dispose de plusieurs autres fenêtres de repli jusqu'au 6 avril.

Pour la fenêtre de tir de mercredi, les prévisions météorologiques restaient favorables lundi, évaluant à 80% les chances d'avoir des conditions propices à un décollage.

La NASA surveille aussi la météorologie spatiale et "plus de 500 critères" techniques devant être réunis pour permettre un lancement, a détaillé Charlie Blackwell-Thompson. C'est une opération extrêmement complexe mais nécessaire pour s'assurer de la sécurité de l'équipage, qui sera le premier transporté par cette nouvelle fusée de la NASA.

Cette mission d'environ 10 jours doit servir à vérifier que tout est en ordre pour permettre dans un futur proche un retour des Américains sur le sol lunaire, cette fois pour y construire une base et préparer de futures missions vers Mars.

Artémis 2 constituera également une première à plusieurs égards: il s'agira notamment du premier vol lunaire auquel prendra part une femme, un Noir et un non-Américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Australie: TikTok, Instagram et YouTube menacés de sanctions

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Les réseaux sociaux sont les seuls responsables de s'assurer que leurs utilisateurs basés en Australie ont plus de 16 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA/MADE NAGI)

Le régulateur australien a annoncé mardi une enquête visant des géants de la technologie, accusés d'enfreindre l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants.

Elle a été imitée par la suite par plusieurs nations comme l'Indonésie ou le Brésil, tandis qu'en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens.

"Même si les plateformes de réseaux sociaux ont pris certaines mesures initiales, je suis préoccupée [...] par le fait que certaines n'en font peut-être pas assez pour respecter la loi australienne", a déclaré la responsable de la sécurité en ligne, Julie Inman Grant, en citant nommément Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.

Il existe "de sérieuses inquiétudes" quant au fait que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube aient pu enfreindre cette interdiction, a ajouté Mme Grant: "En conséquence, nous passons désormais à une posture de mise en application".

Jusqu'à 25 millions d'euros d'amende

Les entreprises visées par cette interdiction s'exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d'euros si elles sont reconnues coupables d'avoir enfreint la loi australienne.

"Elles peuvent choisir de s'y conformer ou faire face à des conséquences croissantes, y compris une profonde érosion de leur réputation auprès des gouvernements et des consommateurs du monde entier", a encore dit Mme Grant.

Elle a expliqué s'attendre à une opposition des géants du secteur, d'autant plus forte que "cette réforme met fin à 20 ans d'habitudes bien ancrées sur les réseaux sociaux".

En Australie, les plateformes sont les seules responsables de s'assurer que leurs utilisateurs basés dans le pays ont plus de 16 ans. Une partie dit utiliser des outils d'intelligence artificielle (IA) déterminant l'âge à partir de photographies et certains utilisateurs peuvent choisir de télécharger une pièce d'identité.

La plupart des entreprises concernées se sont engagées à respecter la loi, mais ont averti qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des plateformes moins réglementées et plus dangereuses.

Le site Reddit a déposé un recours contre l'interdiction australienne, qu'il a qualifiée d'"erronée sur le plan juridique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël a rempli plus 50% de ses objectifs en Iran, dit Netanyahou

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Benyamin Netanyahou refuse de fixer un calendrier de fin de guerre en Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Ronen Zvulun)

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé lundi avoir atteint plus de la moitié de ses objectifs de guerre contre l'Iran, au cours d'un entretien accordé à la chaîne télévisée Newsmax. Il n'a toutefois pas annoncé un calendrier plus précis.

"La moitié du chemin est clairement dépassée. Mais je ne veux pas fixer de calendrier", a répondu le dirigeant politique, au 31e jour de la guerre contre l'Iran, en précisant qu'il parlait "en termes de missions et pas nécessairement en termes de durée".

"Je pense que nous avons accompli beaucoup de choses. Nous avons affaibli ce régime. Nous leur avons vraiment porté un coup très dur", a-t-il déclaré. "Nous avons tué des milliers de membres" des gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la république islamique, et "tué leurs chefs", a poursuivi le premier ministre israélien.

"Nous sommes sur le point d'achever leur industrie d'armement. Toute leur base industrielle, en détruisant tout, des usines entières et le programme nucléaire lui-même", a-t-il encore énuméré.

Le régime "va s'effondrer"

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé plus tôt dans la journée que la guerre, déclenchée par une offensive israélo-américaine le 28 février, durerait encore "des semaines" plutôt que "des mois" en se disant optimiste sur la possibilité de pouvoir travailler avec des éléments au sein du gouvernement iranien. Le président américain Donald Trump avait initialement évalué entre quatre et six semaines la durée des opérations militaires.

"A terme, je pense que ce régime va s'effondrer de l'intérieur", a par ailleurs considéré Benyamin Netanyahou, en répétant que ce n'était pas l'objectif de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

"Mais pour l'instant, en ce moment, ce que nous faisons, c'est simplement altérer ses capacités militaires, ses capacités balistiques, sa capacité nucléaire et aussi l'affaiblir de l'intérieur", a-t-il ajouté.

Donald Trump s'était vanté la veille d'avoir déjà obtenu un "changement de régime" en Iran grâce aux frappes qui ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables de la république islamique.

"Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles quiconque a eu affaire auparavant", avait-il argumenté. "C'est tout un autre groupe de personnes. Donc, je considérerais que c'est un changement de régime".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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