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Culture

De retour après 40 ans, ABBA ravit ses fans mais divise la critique

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La sortie du nouvel album ABBA a ravi les disquaires. (© KEYSTONE/AP/Paul Zinken)

ABBA a fait son grand retour vendredi avec un nouvel album "Voyage", après quarante ans de silence des légendes suédoises du disco pop. L'opus ravit ses millions de fans, mais laisse la critique plus partagée.

Depuis leur séparation de fait fin 1982, un an après leur dernier album "The Visitors", Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid (acronyme ABBA) n'avaient plus sorti de chansons et rangé aux vestiaires leurs célèbres costumes kitsch.

L'annonce au début septembre de leur reformation, lors d'une cérémonie XXL tournée dans plusieurs capitales, avait fait le tour du monde, après des années de spéculations.

Composé de dix titres, "Voyage" est le fruit imprévu d'un projet sur lequel ABBA travaille depuis des années: un concert d'avatars numériques "révolutionnaires", censé reléguer au rayon de vieilleries les hologrammes qui ont fleuri ces dernières années dans le monde de la musique.

Trois des dix chansons de l'album, disponible depuis minuit heure locale dans tous les pays du monde, avaient déjà été dévoilées: d'abord "I Still Have Faith In You" (Je crois toujours en toi) et "Don't Shut Me Down" (Ne me ferme pas la porte). Puis une version modernisée de "Just A Notion", enregistré en 1978, mais jamais publié jusqu'ici.

"No thank you"

Ils sont complétés désormais par "Waterloo", "Dancing Queen", "Mamma Mia", "The Winner Takes It All", "Money Money Money", "Thank you for the music". Les critiques sont partagés: certains, comme le magazine Rolling Stone, saluent une réussite "qui méritait d'attendre", quand le Guardian étrille l'album d'un cruel "No thank you for the music". Beaucoup s'accordent toutefois sur le niveau inégal de la livrée.

Pour Jean-Marie Potiez, un des meilleurs experts internationaux du groupe, "les voix d'Agnetha et d'Anni-Frid ont perdu dans les aigus, ce qui est normal vu leur âge, mais ont gagné en profondeur, en sensibilité". "Quand elles chantent ensemble, toutes les deux, comme sur 'Don't Shut Me Down', c'est le son ABBA".

Sur les réseaux sociaux, les fans affichent eux majoritairement leur enthousiasme. "C'est le son ABBA, mais ce n'est pas nostalgique, pas figé dans ce qu'ils étaient. Cela correspond à qui ils sont aujourd'hui", salue un fan suédois.

La satisfaction est partagée par les disquaires. "C'est probablement le plus gros lancement sur lequel j'ai travaillé. Cela fait dix ans que je travaille dans ce magasin et je n'ai jamais rien vu de tel", a confié Samuel Hägglund en faisant les rayonnages de sa boutique du centre de Stockholm.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Yverdon et Lausanne accueillent les Journées du Théâtre Suisse 2026

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Le théâtre Benno Besson d'Yverdon-les-Bains devient le lieu-phare de l'édition 2026 des Journées du Théâtre Suisse fin mai. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Journées du Théâtre Suisse investissent pour la première fois des scènes vaudoises, celles du Théâtre Benno Besson et de l'Echandole à Yverdon et de Vidy à Lausanne, du 27 au 31 mai. Cette 13e édition réunit sept spectacles venus de tout le pays.

"Pendant cinq jours de créations et d’échanges, nous avons voulu proposer un panorama du théâtre contemporain qui reflète la diversité culturelle et linguistique du pays", explique Sandrine Kuster, coprésidente des Journées du Théâtre Suisse et directrice du Théâtre St-Gervais à Genève, jeudi devant la presse à Yverdon. Le Théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains devient le centre névralgique du festival, accueillant rencontres, discussions et échanges entre artistes, professionnels et public.

La programmation 2026 comprend sept spectacles issus de scènes indépendantes, institutionnelles et alternatives. "Les pièces sont jouées dans leur langue originale et surtitrées pour être accessibles à tous", a précisé Julie Paucker, directrice des Journées du Théâtre Suisse.

https://journees-theatre-suisse.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

St-Maurice: huit mois pour se plonger dans l'univers de Lucky Luke

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L’exposition propose près de 500 objets muséographiques autour du célèbre cow-boy Lucky Luke. (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

Dès samedi et jusqu'au 22 novembre, le château de St-Maurice propose une exposition consacrée à Lucky Luke. L'occasion de se plonger dans l'univers du célèbre personnage de bande dessinée.

Apparu pour la première fois en 1946, ce cow-boy sans attaches né de l’imagination de Morris (1923-2001) et nourri, notamment, du talent scénaristique de René Goscinny (1926-1977), célèbre cette année ses 80 ans.

Lucky Luke est avec son fidèle Jolly Jumper, les Dalton ou Rantanplan, une icône de la bande dessinée et de l’humour dessiné. "Héros de 70 albums, son mythe ne cesse de se prolonger, que cela soit à travers de nouvelles aventures dessinées par Achdé et scénarisées par Jul, des hommages rendus par des auteurs contemporains ou de nombreuses productions audiovisuelles", résume Philippe Duvanel, le directeur du château de St-Maurice, dans un communiqué de presse diffusé jeudi.

Des centaines d'objets à découvrir

L’exposition propose près de 500 objets muséographiques. Ceux-ci vont de facsimilés de scénarios de René Goscinny à des croquis en passant par des dessins et des planches, des projections, des magazines et divers objets.

L'expo se concentrera principalement, sur son premier étage, à l’oeuvre de Morris et de René Goscinny. Son deuxième étage sera, pour sa part, dédié aux prolongations éditoriales, audiovisuelles, musicales et même publicitaires de Lucky Luke.

Des couvertures à redécouvrir

Au fil de sa visite, le public pourra découvrir un large portrait de Morris, sa passion pour l’art de la caricature et des jouets animés, les origines de Lucky Luke ou encore la forte évolution de ses dessins au fil des 15 premières années d’existence du personnage.

"Les visiteurs pourront aussi apprécier le goût de l'auteur belge pour le dessin des couvertures de ses albums, la censure qu’il a souvent dû combattre, la truculente galerie de personnages qu’il a imaginée et son talent singulier de l’usage narratif des ombres et de la couleur dans son oeuvre", complète Philippe Duvanel.

Objectif: 25'000 visiteurs

Chacun pourra également découvrir la force d’inspiration et d’attraction que Lucky Luke continue d’exercer sur les bédéistes. Une salle de l’exposition mettra en avant les hommages libres d'auteurs tels que Matthieu Bonhomme, Bouzard, Blutch, Ralf König, Mawil ou Brüno & Appollo. Enfin, l'exposition propose un très vaste espace de lecture, équipé pour l’occasion de rocking-chairs et de sièges, selles de cheval.

La Fondation du château de St-Maurice espère accueillir plus de 25'000 personnes jusqu'au 22 novembre. A l’occasion des vacances de Pâques, du 30 mars au 19 avril, le château sera exceptionnellement ouvert tous les jours de 11h00 à 17h30 (dimanche jusqu’à 17h00).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"À bras-le-corps", un des deux films favoris des Quartz 2026

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On saura vendredi soir si "À bras-le-corps" de la réalisatrice chaux-de-fonnière Marie-Elsa Sgualdo emportera le Quartz du meilleur film. Il a nominé sept fois. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Nommé sept fois aux Quartz, "À bras-le-corps" figure parmi les favoris du prochain prix suisse du cinéma. Premier long métrage de la Chaux-de-Fonnière Marie-Elsa Sgualdo, il suit l’émancipation d’une jeune femme face aux violences de son époque, en 1943.

L’action se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, en Suisse, près de la frontière française. Emma, quinze ans, bonne dans la famille d'un pasteur, est violée par un journaliste de passage. Enceinte, elle voit ses rêves d’émancipation - notamment devenir infirmière - compromis.

Le personnage d'Emma, porté par la jeune actrice française Lila Gueneau, est constamment à l’image, très proche de la caméra. C'était une intention discutée avec le chef opérateur, explique Marie-Elsa Sgualdo dans un entretien avec Keystone-ATS. "Emma est un personnage qui ne parle pas beaucoup, qui ne sait pas encore mettre de mots sur ce qu’elle vit. Je voulais être au plus près de ses émotions, respirer avec elle", dit la réalisatrice.

Un chef opérateur proche des frères Dardenne

"Nous avons travaillé cela avec Benoît Dervaux, un chef opérateur belgo-suisse, qui a notamment collaboré avec les frères Dardenne. Il a une grande sensibilité documentaire. Nous alternions entre cadres fixes sur rail et caméra à l’épaule. Je viens moi-même d’un cinéma proche du réel, sensible au documentaire".

Questionnée sur le lien avec ses courts-métrages précédents autour de la condition féminine, elle poursuit : "Je ne sais pas si c’est un aboutissement, mais c’est la prolongation de questionnements : qu’est-ce que l’indépendance pour une femme, et à quel prix ? Avec la co-scénariste Nadine Lamari, nous avons exploré les histoires de nos lignées maternelles."

Un film sur la construction de soi

Le projet est né il y a sept ans. "Ce n’est pas un film historique au sens strict. C’est un film sur la construction de soi. Le contexte devait être juste, mais je ne devais pas tomber dans la monstration", insiste-t-elle.

La réalisatrice neuchâteloise s’intéresse aussi aux frontières : "En grandissant près de l'une d'elles - comme beaucoup de Suisses -, je me suis interrogée sur la neutralité. Je voulais réfléchir à cette Suisse de 1943, entourée de pays en guerre, confrontée aux migrations."

Cela permettait de poser une des questions centrales du film : "A notre hauteur, qu’est-ce qu’on fait - ou qu’est-ce qu’on ne fait pas - quand on est témoin de ce qui se passe autour de nous, pour rester en accord avec nous-mêmes ?"

Le personnage du pasteur, interprété par Grégoire Colin, souffre de cette tension: assister passivement aux événements ou au contraire y prendre part en choisissant son camp. Il n'en sortira pas indemne.

Lui et Emma, opprimés dans le carcan de l'époque, se rapprochent. Dans une des nombreuses très belles scènes du film, ils écoutent de la musique - "Cum dederit" tiré du Nisi Dominus d'Antonio Vivaldi et interprété par le contre-ténor Andreas Scholl -, qui exprime la souffrance qu'ils ne peuvent pas dire.

A propos de la portée contemporaine de ce parcours de femme, la réalisatrice ajoute : "Le film peut résonner différemment selon les spectateurs et les spectatrices, mais il parle d’affirmation de soi, de consentement, de devoir conjugal - parfois de viol conjugal. Rappeler à quel point cela a été difficile par le passé ne veut pas dire que c’est facile aujourd’hui."

Tournage à Romainmôtier

Le tournage s’est déroulé en grande partie à Romainmôtier (VD). "Cela a été difficile de trouver des décors réalistes pour l’époque." Finalement, la réalisatrice est allée vers des lieux encore plus anciens pour restituer l’époque. Environ 70 % du film ont été tournés dans la région, en sept semaines à partir de la mi-juin 2024 ", précise-t-elle.

Présenté pour la première fois à la Mostra de Venise, le long métrage a reçu une ovation debout.

Formée à la HEAD à Genève après un détour par les relations internationales, passée par le théâtre à La Chaux-de-Fonds et une formation de clown, la réalisatrice de 40 ans, qui vit à Lausanne depuis une quinzaine d'années, revendique un cinéma ancré dans "une sensibilité vis-à-vis de l’humain et de l’état du monde". Le personnage principal de son prochain film sera certainement une femme "dans un contexte plus contemporain".

Pour l'heure, elle accompagne la sortie de son long-métrage, sélectionné dans des dizaines de festivals. En salle en Suisse alémanique (29 janvier) et en Suisse romande (11 février), le film arrive au Tessin le 2 avril. Il sera également bientôt projeté en France, en Italie et en Belgique notamment.

Les prix du cinéma suisse, les Quartz, seront décernés vendredi soir à Zurich par l'Office fédéral de la culture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Venoge Festival dévoile le programme de sa 30e édition

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Pour sa 30e édition, plus de 40 artistes se produiront sur les trois scènes de l'open air du Gros-de-Vaud, le Venoge Festival (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Venoge Festival a dévoilé l'affiche de sa prochaine édition, programmée du 12 au 15 août à Penthaz (VD). Outre la venue déjà annoncée de David Guetta, l'open air s'offre aussi PLK, Josman, Lisa Stansfield, Magic System, Damso, Rilès, Suzane, Mosimann ou encore Sabrina et Ophélie Winter pour sa 30e édition.

Ce sont plus de 40 artistes qui se produiront sur les trois scènes de l'open air du Gros-de-Vaud, dont le budget atteint cette année 6,5 millions de francs (contre 5,5 millions l'an dernier), ont annoncé jeudi les organisateurs.

L'été dernier, le Venoge Festival a connu une affluence record. La manifestation a attiré 50'000 personnes grâce notamment à deux soirées à guichets fermés. Elle avait attiré 42'000 spectateurs en 2024.

Guetta aime la Romandie

C'est d'abord un cadeau en or que s'offre le Venoge Festival pour sa 30e édition: la star des DJs David Guetta. Le Français est programmé pour une soirée supplémentaire inédite, le mardi 11 août, en prologue de l'édition 2026. En exclusivité suisse cette année, il se produira sur la grande scène dans le cadre de son "Monolith Tour".

La figure majeure de la scène électro mondiale succédera cette soirée-là à Synapson et Afrojack. Quelques jours auparavant, il se sera produit trois soirs consécutifs au Stade de France à Paris devant 80'000 spectateurs. Pour mémoire, David Guetta a déjà clôturé trois fois le Paléo Festival à Nyon, en 2012, 2015 et 2025.

Le reste de l'affiche 2026 du Venoge Festival n'en est pas moins riche en surprises, fidèle à son identité: "Une programmation populaire, singulière et fédératrice, pensée pour rassembler toutes les générations autour d'expériences musicales fortes", aime à rappeler les organisateurs.

Musiques actuelles et "revival"

Le mercredi fera une nouvelle fois honneur à la scène urbaine. PLK, Josman, L2B, La Mano 1.9, Genezio ou encore Nono La Grinta se produiront ce soir-là sur les deux scènes principales. Vendredi et samedi, Damso, Rilès, Suzane, Yuston XIII, Mosimann, Claudio Capéo, Gaëtan Roussel et Marguerite tiendront le haut de l'affiche.

Jeudi, avec "Made in Venoge", place à la traditionnelle soirée "revival" qui se veut festive et intergénérationnelle. Elle réunira d'abord trois têtes d'affiche, Lisa Stansfield, Magic System et Fatal Bazooka.

Le show "Remeber Me" - imaginé, produit et monté spécialement pour et par le Venoge Festival - rassemblera, lui, Gala, K.Maro, Haddaway, Reel 2 Real, Sabrina, Worlds Apart, Dr. Alban ou encore Ophélie Winter et Helmut Fritz. Le même soir, hommage à la variété française des années 80 avec Jean-Pierre Mader, Patrick Hernandez, Emile (ex-Gold) et Début de Soirée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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