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Culture

Jerry Lee Lewis, grande légende du rock'n'roll, est mort à 87 ans

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Jerry Lee Lewis est associé pour l'éternité à la chanson "Great Balls of Fire". Ici, une photo de 2010. (archives) (© KEYSTONE/EPA/PAUL BUCK)

L'un des derniers grands pionniers du rock and roll, le musicien américain Jerry Lee Lewis, est mort à l'âge de 87 ans, a annoncé vendredi son agent à l'AFP.

Associé pour l'éternité à la chanson "Great Balls of Fire", réputé pour sa forte présence sur scène et son style dynamique au piano, légende du rock originaire de Louisiane (sud), Jerry Lee Lewis est décédé de causes naturelles, a précisé la même source.

"Il est prêt à partir", aurait dit son épouse Judith peu avant sa mort, selon un communiqué.

A la fois ami et rival du King Elvis Presley lui-même, Jerry Lee Lewis avait influencé toute une génération de musiciens, comme Bruce Springsteen qui disait à son propos en 1995: "Il ne joue pas du rock'n roll, il est le rock'n roll."

Il était aussi fameux pour ses tubes que pour les drames et scandales qui ont jalonné son existence.

"Il y avait le rockabilly, il y avait Elvis. Mais le vrai rock'n roll n'existait pas avant que Jerry Lee Lewis n'entre en scène", déclarait l'homme aux boucles blondes qui parlait ainsi de lui-même, à son biographe, avec son fort accent du Sud.

"Quand on pensera à moi, j'aimerais que ce ne soit ni pour mes femmes, même si j'en ai eu quelques unes, ni pour les villas et l'argent que j'ai eu ou dépensé. J'aimerais que l'on se souvienne de moi simplement pour ma musique", disait-il. Pur interprète, il n'écrivait pas ses chansons.

Ferme hypothéquée

Né le 29 septembre 1935 dans une famille pauvre à Ferriday, en Louisiane, il découvre le piano à 9 ans et ses parents hypothèquent la ferme familiale pour payer son instrument.

Elevé dans une famille pentecôtiste, il est envoyé dans un établissement chrétien au Texas pour devenir pasteur mais se fait renvoyer, selon lui "pour avoir joué 'My God Is Real' à la sauce boogie-woogie", qu'il maîtrise déjà avec brio.

En 1956, il part pour Memphis (Tennessee), la Mecque de la nouvelle musique américaine, et est l'un des premiers à signer avec le célèbre label Sun Records. Sa rencontre, cette même année, avec Elvis Presley, Johnny Cash et Carl Perkins accouche d'une séance d'enregistrement mythique connue sous le nom de "Million Dollar Quartet" ("Le quatuor à un million de dollars").

En 1957, son premier titre, "Whole lotta shakin' goin' on", porte déjà la marque de son style échevelé.

Alors que le rock est encore balbutiant, la foule se presse pour le voir marteler férocement le clavier de ses doigts, coudes ou pieds, ses cheveux se balançant furieusement sur le rythme effréné tandis qu'il envoie valser son tabouret dans un pas de danse sauvage.

"Si je vais en enfer, j'irai en jouant du piano", aimait dire cet éternel rebelle, provocateur jusqu'à mettre le feu à son piano à la fin d'un concert, renforçant sa réputation de "bad boy" du rock.

Quelques mois plus tard, "Great Balls of Fire", qui sera aussi le titre d'un docu-drama sur sa vie en 1989, le propulse dans le top des ventes et fait de lui l'une des vedettes les plus adulées du moment.

Scandale et boycott

Il est prêt à conquérir l'Europe quand la presse découvre que sa troisième épouse, Myra Gale Brown, est sa cousine germaine âgée de 13 ans.

La nouvelle provoque un scandale en Grande-Bretagne et les radios américaines décident de boycotter le chanteur, qui connaît une disgrâce pendant une demi-douzaine d'années avant de refaire surface en abandonnant le rock pour la musique country.

Les deux décennies qui suivent sont marquées par son divorce avec Myra, les morts brutales de ses fils de 3 ans (noyade) et 19 ans (accident de voiture) et de ses quatrième (retrouvée morte dans sa piscine en forme de piano) et cinquième (overdose, selon la police) épouses.

Fantasque et parfois violent, l'alcool et les drogues lui ont valu de sérieux ennuis de santé et autant de démêlés avec la police. En 1976, il est arrêté en pleine nuit, ivre et armé, après avoir enfoncé le portail de Graceland, la propriété d'Elvis Presley à Memphis.

Mais la légende ne faiblit pas, au contraire, et il fait partie des premiers musiciens intronisés au "Rock and Roll Hall of Fame" (musée et panthéon du rock, à Cleveland, Ohio), à sa création en 1986.

En 2006, il enregistrait un nouvel album applaudi par la critique, "Last Man Standing", sur lequel figurent les Stones, Keith Richards et Mick Jagger, puis "Mean Old Man" en 2010, avec Eric Clapton et Springsteen.

Il a passé une partie de ses dernières années dans son ranch de Nesbit (Mississippi), avec sa septième épouse, et montait encore sur scène début 2019. Mais, à la suite d'un AVC mineur en mai de cette année, il avait annulé des concerts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Voix de Fête: une 28e édition entre retrouvailles et découvertes

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Oxmo Puccino a marqué la 28e édition de Voix de Fête à Genève. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 28e édition de Voix de Fête à Genève a rassemblé 17’500 spectateurs et plus de 200 professionnels accrédités. Pendant huit jours, le festival a investi 12 salles et multiplié 24 événements pour faire circuler les mots, les styles et les générations.

Cette édition a confirmé la capacité de Voix de Fête à faire dialoguer têtes d’affiche et nouvelles voix. "Voir un projet émerger, grandir, revenir autrement, c’est tout l’art du festival", explique la directrice artistique dans un communiqué dimanche soir. Plusieurs concerts ont affiché complet et le festival a enregistré un taux de remplissage moyen de 80%.

Oxmo Puccino, Vincent Delerm ou GiedRé ont marqué cette édition. "C’est une émotion de retrouver ces artistes qui nous accompagnent depuis des années", souligne un membre de l’organisation. Les Jam Sessions au Chat Noir ont également permis des rencontres et des échanges improvisés entre les artistes et le public.

La French Touch avec Sam Sauvage

La 28e édition a donné une place importante aux révélations de demain. Des artistes tels que Sam Sauvage, Marguerite ou Le Talu ont été mis en avant grâce aux tremplins French Mon Amour et La Lentille. "Ces soirées découvertes sont essentielles pour que de nouvelles voix trouvent leur public", assure la directrice.

Bars en Fête, le OFF du festival, a prolongé l’élan au-delà des salles, dans des lieux atypiques de Genève, à prix libre. Les Pass-Itinéraires ont guidé le public vers des concerts inattendus.

Le festival a également accueilli les professionnels francophones des musiques actuelles pour des ateliers, conférences et échanges. "Ces rencontres sont indispensables pour la circulation des idées et des artistes dans l’espace francophone", ajoute un responsable du festival.

Enfin, Voix de Fête a réaffirmé son ancrage dans le tissu culturel local, grâce au soutien des partenaires, lieux et bénévoles. "Sans ce réseau fidèle, rien de tout cela ne serait possible", conclut la directrice, déjà impatiente de retrouver le public pour la 29e édition, du 15 au 21 mars 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Salon du livre de Genève a accueilli 60'000 personnes

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La 40e édition du Salon du Livre de Genève avait débuté mercredi pour se terminer dimanche. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Salon du livre de Genève, qui a fermé ses portes dimanche et fêtait ses 40 ans, a attiré 60'00 visiteurs en cinq jours. Les organisateurs se félicitent de cette très belle édition anniversaire, qui a accueilli près de 800 auteurs et quelque 250 exposants.

"Au-delà d'un très beau succès de fréquentation, cet anniversaire confirme la capacité du salon à rassembler et à faire vivre, année après année, un rendez-vous culturel majeur en Suisse romande", ont indiqué dimanche après-midi les organisateurs dans un communiqué. L'édition 2025 avait aussi attiré quelque 60'000 visiteurs.

"Scènes combles, attention palpable et longues files de dédicaces: cette 40e édition a confirmé le lien profond qui unit le public au salon et son désir intact de rencontres incarnées", écrivent-ils.

Les responsables saluent aussi l'approche plurielle de la francophonie du Salon. "D'une maison d'édition indépendante ancrée dans son territoire à des éditeurs venus de France, de Belgique, du Québec ou du continent africain, d’auteurs et autrices confirmés à des voix émergentes, des genres les plus populaires aux écritures les plus audacieuses, cette édition a donné à voir la vitalité et la richesse du monde du livre", soulignent-ils.

Du beau monde

Pour cette édition anniversaire, les quatre invités d'honneur étaient Laure Adler, Patrick Chappatte, Hélène Dorion et Douglas Kennedy. Durant cinq jours, la manifestation gratuite a célébré la littérature comme une expérience culturelle et collective en faisant dialoguer les formes, les genres et les générations.

Pour marquer et lancer symboliquement cette 40e édition, neuf librairies genevoises ont accueilli chacune, le jeudi en fin de journée, une personnalité du cru pour partager son rapport intime aux livres et à la lecture.

Un espace dédié à cet anniversaire a proposé une exposition et des oeuvres immersives. Deux tables rondes sont revenues sur l'histoire du salon tout en se penchant sur son avenir, tandis que des moments musicaux ont ponctué les fins de journées.

Parmi les auteurs et autrices invités ont notamment figuré Laurent Mauvignier, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Laura Vasquez, Mélissa Da Costa, Gaëlle Josse, Nancy Huston, Pascal Bruckner, Nicolas Feuz, Christine Ockrent, Pierre Assouline, Akira Mizubayashi ou encore Mikhaïl Chichkine. La jeunesse n'a pas été en reste avec un focus sur le manga et les 75 ans de Petzi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Paris: le Centre culturel suisse rouvre après quatre ans de travaux

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L’exposition de Thomas Hirschhorn "Swiss Swiss Democracy" (2004) à Paris avait suscité la controverse en raison de son attaque contre le conseiller fédéral Christoph Blocher - dont l’affiche apparaît au premier plan - ainsi que contre le système suisse de démocratie directe (archives). (© Keystone/AP/JACQUES BRINON)

Après quatre ans de rénovation, le Centre culturel suisse (CCS) rouvre ses portes le 26 mars dans le Marais à Paris. Créé en 1985 pour promouvoir la création helvétique, ce lieu emblématique a aussi été marqué par des débats politiques.

Installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s’est imposé comme une vitrine de l’art contemporain helvétique à Paris.

Cette rénovation "était une nécessité pour moderniser les installations techniques et rendre le bâtiment accessible à tous", explique Jean-Marc Diébold, le directeur du Centre culturel suisse, à Keystone-ATS. Le CCS est la première antenne ouverte à l’étranger par Pro Helvetia et il n’avait jamais été rénové.

Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables. "Nous voulions un outil capable d’accueillir toutes les disciplines artistiques, de la musique au spectacle vivant, en passant par les arts visuels et la littérature", précise le directeur. Selon lui, ces espaces restent "petits mais performants", à l’image de la Suisse.

Une vitrine suisse à Paris

Sous la direction de Jean-Marc Diébold en poste depuis 2019, le centre avait déjà amorcé une transformation avant sa fermeture, notamment dans le développement de partenariats tous azimuts pour le faire sortir du Marais. Durant les années de rénovation, l’institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe.

Le CCS, sur un marché "ultra-concurrentiel" avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu’il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise. " Si on ajoute le réseau constitué lors du On Tour et des initiatives comme la Sélection suisse à Avignon (théâtre), les artistes disposent de belles vitrines et de bons outils", estime le Franco-Suisse.

Cette mission s’étend aux arts visuels, à la musique et à la littérature. "Exister à l’international est une nécessité vitale pour les artistes suisses. Le marché et le réseau suisse sont trop petits. La Suisse doit se doter d’une politique culturelle internationale ambitieuse avec les moyens appropriés", estime-Jean-Marc Diébold.

Un lieu marqué par les débats

Depuis sa création, le centre n’a pas échappé aux controverses et aux provocations artistiques, qui accompagnent parfois l’art contemporain.

L'une des plus célèbres remonte à 2004 avec l’exposition "Swiss-Swiss Democracy" de Thomas Hirschhorn, qui critiquait l’élection au Conseil fédéral du leader de l’UDC Christoph Blocher. "A l’époque, Blocher avait publiquement critiqué l’exposition. Cela a montré combien il est important de préserver la liberté artistique face aux pressions politiques", souligne Jean-Marc Diébold.

Le Parlement avait même décidé, dans la foulée du scandale, de réduire le budget de la fondation d’un million de francs pour l’année suivante.

Pour Jean-Marc Diébold, l'indépendance artistique du Centre culturel suisse est garantie par Pro Helvetia. "Nous ne dépendons pas du Département fédéral des Affaires étrangères. Cela nous assure une liberté de programmation et nous protège des influences politiques ou de stratégies de diplomatie culturelle", ajoute-t-il.

Faire bouger les lignes

"Et puis n’est-ce pas le rôle de l’art de bouger les lignes. La liberté de création est un principe fondamental pour moi", affirme le directeur.

Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que "le CCS se veut un lieu d’art comme de vie au c½ur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une exposition pour faire des frontières une zone de rencontres

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L'architecte et artiste genevoise Anna Grichting oeuvre à changer les frontières de zone de surveillance militaire à des territoires écologiques et de rencontres comme entre les deux Corées (archives). (© KEYSTONE/EPA/YONHAP)

Les frontières sont souvent vues comme un facteur de division, mais l'architecte et artiste genevoise Anna Grichting travaille à en faire une zone écologique et de rencontres. Une exposition explore cette approche du 1er au 17 avril à la Fondation WRP à Genève.

La Genevoise a vécu proche de plusieurs frontières, que ce soit entre l'Irlande du Nord et l'Irlande ou entre quartiers de différentes communautés aux Etats-Unis. Dans ses travaux de recherche, elle a ensuite oeuvré sur les possibles changements des frontières comme sites écologiques, que ce soit sur les friches du Mur de Berlin ou dans la ville divisée de Nicosie à Chypre.

Les activités humaines de ces zones ont souvent laissé place à une surveillance militaire. Cette situation permet aussi de régénérer la nature dans certains de ces territoires, fait remarquer l'architecte.

De Berlin à l'Irlande du Nord, de Chypre aux deux Corées, elle oeuvre à des plans de l'aménagement de ces sites et à un design participatif avec des responsables politiques, des biologistes, des écologistes ou des artistes.

Elle-même musicienne, Anna Grichting propose aussi une approche musicale avec son projet "Border meetings". L'exposition rassemble ces composantes en combinant documents, maquettes, vidéos, jeux et une "architecture musicale" avec 24 haut-parleurs. Un atelier pour les enfants est prévu. De même qu'une conférence avec animation musicale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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