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A Taïwan, Nvidia dévoile ses projets liés à l'IA

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Nvidia ACE est un produit d'IA générative qui peut créer des avatars humains réalistes pour des secteurs comme le support client. (EPA/JOHN G. MABANGLO Geo-Information: USA/Santa Clara, CA Quelle: EPA Fotograf: JOHN G. MABANGLO) (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Le géant des puces électroniques Nvidia a dévoilé dimanche à Taïwan de nouveaux projets et produits liés à l'intelligence artificielle (IA), son patron Jensen Huang annonçant à l'ouverture du salon Computex que "la prochaine révolution industrielle (avait) commencé".

A l'heure où l'IA rebat les cartes du secteur, d'autres poids lourds mondiaux comme Qualcomm, AMD et Intel doivent aussi s'exprimer lors de la très attendue édition 2024 de Computex, principale vitrine technologique de l'île où les usines de semi-conducteurs fournissent les composants-clé de nombreux produits, des iPhone aux serveurs qui font fonctionner ChatGPT.

Jensen Huang jouit d'une grande célébrité dans son île natale, où ses fans l'arrêtent pour lui demander autographes et selfies. Son groupe, Nvidia, est devenu le leader mondial incontesté des puces et du matériel spécialisé pour l'IA.

"Les entreprises et les pays s'associent à Nvidia pour déplacer les centres de données traditionnels de milliers de milliards de dollars vers l'informatique accélérée et construire un nouveau type de centre de données - des usines d'IA - pour produire une nouvelle denrée : l'intelligence artificielle", a-t-il expliqué.

Il a annoncé la sortie de Nvidia ACE, produit d'IA générative qui peut créer des avatars humains réalistes pour des secteurs comme le support client.

Le patron emblématique a également expliqué comment certains clients, par exemple le taïwanais Foxconn, premier fabricant mondial d'électronique sous contrat, ou le géant industriel allemand Siemens, utilisent les plateformes de Nvidia pour développer des robots autonomes alimentés par l'IA.

Alors que Nvidia vient juste de sortir sa plateforme Blackwell, son PDG a annoncé des plans pour une version "ultra" en 2025, et a brièvement dévoilé un code d'architecture GPU (cartes graphiques) de nouvelle génération nommé Rubin.

Au cours d'un discours de près de deux heures, plein d'éloges pour l'expertise de sa terre natale, Jensen Huang a plus largement présenté une feuille de route accélérée pour de nouveaux produits.

Dans le futur, "presque chaque interaction que vous avez avec Internet ou avec un ordinateur aura probablement une IA générative fonctionnant dans le +cloud+ quelque part", a-t-il souligné

"Taïwan est le pays de nos précieux partenaires. C'est là que (...) débute tout ce que Nvidia fait, nos partenaires et nous-mêmes l'apportons au monde. Taïwan et notre partenariat ont créé l'infrastructure mondiale de l'IA", a-t-il loué.

La veille, il avait fait donner le coup d'envoi d'un match de baseball à Taipei et avait dîné jeudi avec des leaders de l'industrie technologique de Taïwan, comme le patron de Foxconn, grand fournisseur d'Apple.

Mettre en valeur l'avenir

Les discours de Lisa Su et Cristiano Amon, patrons respectifs d'AMD et Qualcomm, sont aussi attendus au Computex. La première présentera ses plans pour dans l'IA de pointe et le second "ce que les utilisateurs peuvent attendre de leurs PC de nouvelle génération avec une expérience accélérée par l'IA", selon les organisateurs.

Pat Gelsinger, PDG de l'américain Intel, et Rene Haas, du géant britannique Arm, interviendront également. Young Liu, PDG de Foxconn, a lui déjà promis vendredi à ses actionnaires que son groupe représenterait cette année 40% de part du marché mondial des serveurs IA.

Taïwan produit la majeure partie des semi-conducteurs les plus avancés au monde, y compris pour les applications et recherches les plus puissantes en IA, forte d'une position centrale dans la chaîne d'approvisionnement mondiale.

L'île gouvernée de façon autonome est revendiquée comme l'une de ses provinces par la Chine qui n'a jamais exclu le recours à la force pour la placer sous son contrôle.

Ces dernières années, les relations entre Pékin et Taipei se sont détériorées et la Chine a multiplié les manoeuvres militaires et les avertissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.

Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.

Carrières séparées

La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Deux conseils distincts

Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.

Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.

Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.

Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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