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Économie

Amazon et Apple souffrent des pénuries à l'approche des fêtes

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Amazon n'a dégagé "que" 3,2 milliards de dollars de bénéfice net au dernier trimestre. Ce chiffre pâtit de la comparaison défavorable avec l'an dernier, quand il avait triplé ses profits sur un an à 6,3 milliards, à la faveur de la crise sanitaire et d'une opération annuelle de soldes (archives). (© KEYSTONE/AP/Michel Spingler)

Amazon et Apple ont récolté des dizaines de milliards de dollars de revenus au dernier trimestre, mais les deux géants voient leur croissance pâtir des mêmes maux que le reste de l'économie: les difficultés de recrutement et la pénurie de semi-conducteurs.

Les résultats des deux groupes américains, publiés jeudi, ont déçu les investisseurs, et leurs titres perdaient chacun plus de 3% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.

Amazon, qui peine à embaucher à hauteur de ses besoins, a réalisé un chiffre d'affaires de 110,8 milliards de dollars (+15%) au troisième trimestre, conforme à ses attentes, mais pas à celles des analystes qui escomptaient plus de 111,6 milliards.

Le leader du commerce en ligne n'a dégagé "que" 3,2 milliards de dollars de bénéfice net, un chiffre qui pâtit de la comparaison défavorable avec l'an dernier, quand il avait triplé ses profits sur un an à 6,3 milliards, à la faveur de la crise sanitaire et d'une opération annuelle de soldes.

Manque d'humains et de puces

Dans son communiqué, le groupe américain met en avant ses nombreux investissements, soulignant qu'il a "quasiment doublé son réseau d'entrepôts depuis le début de la pandémie".

Fin septembre, près d'1,5 million de personnes travaillaient pour Amazon dans le monde, soit 30% de plus qu'il y a un an, et la firme continue d'embaucher à tour de bras pour satisfaire la demande qui ne faiblit pas, malgré la levée des mesures de confinement dans de nombreux pays.

Mais les tensions sur le marché du travail américain la freinent. "Au quatrième trimestre, nous nous attendons à plusieurs milliards de coûts additionnels pour notre activité de vente aux consommateurs", a prévenu Amazon, citant "le manque de main-d'oeuvre, l'augmentation des salaires, les problèmes d'approvisionnement mondiaux et des coûts de transport en hausse".

Le groupe de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) a fait savoir il y a dix jours son intention de recruter 150'000 saisonniers pour la période des fêtes de fin d'année, en plus de 165'000 embauches déjà annoncées en septembre. Il offre de fortes primes à l'embauche.

Ventes d'iPhone en hausse

Le prix du pétrole et la pénurie de composants électroniques pèsent aussi sur ses activités, comme sur celles d'Apple. La firme californienne estime avoir perdu environ six milliards de dollars de revenus de juillet à septembre du fait de "contraintes d'approvisionnement plus importantes que prévu", a déclaré le directeur général, Tim Cook, lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats.

Dans le détail, la marque à la pomme a été frappée par "des pénuries de silicone", élément essentiel dans la fabrication de puces électroniques, qui touchent l'ensemble du secteur des produits électroniques de grande consommation, ainsi que des "perturbations liées au coronavirus" dans les usines sous-traitantes du groupe en Asie du Sud-Est. "Nous vivons encore dans une époque sans précédent", a souligné Tim Cook.

Il s'attend à ce que les pertes de chiffre d'affaires durant le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, soient supérieures à celles enregistrées cet été.

Au total, le chiffre d'affaires est ressorti à 83,3 milliards de dollars, en hausse de 29%, tiré par les ventes de l'iPhone. Les ventes de l'appareil vedette ont bondi de 47% sur un an. Sur l'ensemble de son exercice 2020/21 (d'octobre à septembre), Apple a vendu pour 191,9 milliards de dollars de smartphones, de très loin le record, et près d'un tiers de plus que lors de son dernier exercice avant la pandémie.

Des chiffres qui prouvent que la demande reste forte, a commenté l'analyste Dan Ives de Wedbush, optimiste sur les perspectives d'Apple pour la fin de l'année et au-delà.

Prévisions molles, attentes élevées

Chez Amazon, le directeur financier Brian Olsavsky a indiqué lors de la conférence aux analystes que les coûts et problèmes de recrutement ont coûté environ deux milliars de dollars au groupe cet été, et pourraient représenter le double pendant le trimestre en cours.

Il table quand même sur des ventes comprises entre 130 et 140 milliards de dollars pour le dernier trimestre de l'année (soit une croissance comprise entre 4 et 12% sur un an).

"Ces prévisions molles seraient plus inquiétantes si Amazon n'avait pas l'habitude de réaliser des performances au-delà des attentes pendant les fêtes", a réagi Andrew Lipsman du cabinet eMarketer.

Le leader mondial du cloud (informatique à distance), peut aussi compter sur cette activité rendue fondamentale par la pandémie : sa filiale AWS a vu ses revenus progresser de 39% sur un an au dernier trimestre, dépassant les 16 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Trump rétropédale, la Bourse rebondit

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La Bourse suisse rebondissait vivement lundi midi suite à l'annonce par le président des Etats-Unis d'un moratoire de cinq jours sur toute frappe américaine à l'encontre d'infrastructures énergétiques en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Économie

Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS décroche une licence pour la gestion de fortune aux USA

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UBS veut développer sa clientèle aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La grande banque UBS a obtenu une pleine licence pour des activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. L'établissement zurichois a confirmé vendredi après-midi une information diffusée peu avant par le Wall Street Journal.

"Cette licence va renforcer notre plateforme bancaire aux USA, améliorer la manière dont nous servons nos clients et les conseillers financiers, tout en nous positionnons pour la prochaine phase de croissance," souligne la banque aux trois clés dans un post Linkedin.

La mesure approuvée par le régulateur doit aider le numéro un bancaire helvétique a développer sa clientèle au pays de l'oncle Sam au-delà des seuls ultrariches, explique de son côté le quotidien économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Mirabaud progresse malgré les taux d'intérêts en 2025

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Les revenus ont reculé, mais le bénéfice a progressé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Mirabaud a dévoilé vendredi ses résultats annuels non audités, marqués par la faiblesse des taux d'intérêts en 2025.

Malgré une baisse des recettes, l'établissement genevois est tout de même parvenu à augmenter son bénéfice net de 10% sur un an à 22,6 millions de francs. Les revenus du groupe ont reculé de 9,7% à 254,7 millions, rapporte un communiqué.

Dans le détail, les revenus des commissions sont passés de 199,3 millions à 183,2 millions. Les opérations de négoce ont par contre engrangé 29,0 millions, contre 23,2 millions un an plus tôt.

La direction explique le recul des recettes par l'arrêt de l'activité de courtage (Mirabaud Securities) et par le repli de la marge d'intérêts à 28,9 millions, après 47,4 millions, "elle-même fortement affectée par la baisse des taux d'intérêt".

Les charges d'exploitation ont été allégées à 218,4 millions, contre 248 millions en 2024, là aussi sous l'effet de la fermeture de Mirabaud Securities.

Fin décembre, les avoirs sous gestion se montaient à 31,7 milliards, après 32,3 milliards. Le total du bilan consolidé s'établissait à 2,2 milliards, contre 1,9 milliard.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) a progressé à 22,8% (21,5% l'année dernière), tandis que le ratio de liquidité s'est établi à 218% (262%).

Pour 2026, Mirabaud n'a pas détaillé ses prévisions, mais dit vouloir recentrer ses activités sur les marchés cible et mettre à exécution son programme d'investissements dans la technologie et les équipes.

Le rapport financier définitif sera publié fin avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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