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Camille Rast allie talent et régularité

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Camille Rast est un modèle de régualrité cette saison (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En tête de la Coupe du monde de slalom, Camille Rast a le droit de rêver à une médaille samedi aux Mondiaux de Saalbach. Mais avant cela, la Valaisanne de 25 ans va se frotter au géant dès jeudi.

Comme les Minions sur son casque de slalom, Camille Rast a la "banana". La Vétrozaine a enfin réussi à débloquer son fantastique potentiel. Il y a un peu plus d'une année à Kranjska Gora, la championne du monde juniors de slalom en 2017 prenait la quatrième place du slalom.

Sur les douze slaloms qui ont suivi, la Valaisanne n'a manqué le top 10 qu'à une reprise (à Äre l'hiver dernier). Cette saison, c'est le top 5 qu'elle a refusé de quitter avec deux 5e places, deux 4e places, une 3e place et deux succès à Killington et Flachau, ses premiers en Coupe du monde.

Avec pareille régularité, pas étonnant que Camille Rast arbore le dossard rouge de leader de la discipline. Comme sa grande copine Mélanie Meillard, elle profite de l'expertise de Denis Wicki pour progresser.

"On a mis les deux les choses en place pour que ça fonctionne sur la neige avec Denis, raconte-t-elle. On peut parler en français et je dirais qu'on se comprend même sans se parler et cela rend les choses tellement plus faciles. Denis est un perfectionniste et c'est une chance pour nous de travailler avec lui. Il nous pousse toujours plus loin. Il ne nous met pas l'une contre l'autre, il nous met l'une avec l'autre pour aller encore plus vite et je pense que c'est la bonne recette."

Appuyer sur le bon bouton

Amatrice de pentes raides et verglacées, la Valaisanne a appris à jouer devant sur tous les terrains. Un switch au niveau mental qui fait toute la différence. "J'ai fait de gros progrès sur les plats cette année et je me pose moins de questions sur le profil de la piste, précise-t-elle. On a vu que je savais aussi négocier les trous. Je peux m'adapter et je dois juste appuyer sur le bon bouton pour que ça aille."

A 0''23 du podium en combiné par équipe avec Corinne Suter, Camille Rast a pu prendre ses marques avec la piste Ulli Maier. Et se rendre compte qu'en étant meilleure sur la première partie, elle aurait pu viser une médaille. "Hmmm j'ai vu mieux, mais j'ai vu bien pire, on en reparlera l'année prochaine aux JO, estime la Valaisanne au moment de parler du terrain de jeu de ces Mondiaux. On a appris que ce ne sera pas sur la piste de slalom, mais sur la piste de vitesse donc on peut sortir le niveau à bulles."

La régularité chevillée au corps

Fière de sa régularité cette saison, Camille Rast ne voit pas ces Mondiaux comme le sommet de sa saison: "Tout peut arriver. Cela reste une journée de course comme une autre. Je vais faire la même routine et donner tout ce que j'ai. Si tout se passe bien, ce ne sera pas une petite coupe, mais une médaille que je pourrai ramener à la maison. Si elle est là, tant mieux et sinon vous me reposerez la question à Crans-Montana dans deux ans."

A la question de savoir si elle préfère une médaille en géant ou en slalom, la Vétrozaine ne se défile pas: "L'histoire serait plus belle en slalom après mon titre chez les juniors (réd: à Äre en 2017)." Avec Mélanie Meillard à ses côtés: "C'est notre objectif commun d'être ensemble sur le podium."

Mais comme une joueuse d'échecs, la fan de VTT a deux coups d'avance et se projette déjà sur les prochaines courses. "A l'entraînement, on parlait avec Denis et dans ma tête je pensais déjà aux épreuves de Coupe du monde à Sestrières et Äre, alors qu'il y a une semaine de Championnats du monde entre deux. Pour moi ça ne s'arrête jamais et j'ai vraiment envie de continuer sur cette bonne dynamique en Coupe du monde."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%.

La réforme entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifie le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, l'organe qui supervise tous les magistrats et est en charge des affectations, mutations et promotions.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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