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Cocaïne saisie en Suisse et à Hong-Kong

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Europol a démantelé un vaste réseau de trafic de cocaïne. Une tonne de cette drogue a été saisie en Suisse et à Honk-Kong (photo symbolique). (©KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Un réseau de trafiquants de cocaïne des Balkans avec des ramifications internationales, y compris en Suisse, a été démantelé. Plus d'une tonne de cocaïne a été saisie: 603 kilos à Bâle et 421 kilos à Hong-Kong. La drogue était transportée dans des jets privés.

L'opération appelée "Familia" a été coordonnée par Europol et la DEA (Etats-Unis) avec l'appui de Frontex, a annoncé Europol jeudi. La police fédérale Fedpol a participé à l'opération, de même que la Gendarmerie nationale française. Contacté par Keystone-ATS, Fedpol renvoie au communiqué d'Europol.

L'enquête a été menée par la police croate, mais a aussi impliqué les autorités de Tchéquie, Serbie et Slovénie. Seize personnes impliquées dans ce trafic de cocaïne de grande ampleur ont été arrêtées, onze en Europe, aussi en Suisse, et cinq en Asie.

Plus d'une tonne de cette drogue a été saisie en mai dernier: 603 kilos à l'aéroport de Bâle-Mulhouse et 421 kilos à Hong-Kong. Deux millions d'euros en coupures et plus d'1 million d'euros de produits de luxe, notamment des montres et des véhicules, ont également été séquestrés, a précisé la gendarmerie française.

L'opération a mobilisé les services d'enquêtes de 14 pays à travers le monde. Ils ont été mis sur la piste de ce vaste réseau par les autorités croates qui fin 2017, début 2018 avaient lancé les premières investigations. Elles soupçonnaient un vaste trafic de cocaïne de l'Amérique du Sud vers l'Europe piloté par une organisation mafieuse des Balkans, selon le communiqué d'Europol.

Avion à Bâle

"En mai 2019, ces investigations permettent d'obtenir des renseignements sur une livraison importante par avion privé depuis l'Uruguay vers l'Europe. L'avion suspecté d'être utilisé pour réaliser la livraison doit faire escale à Nice le 16 mai 2019 avant de se poser à Bâle-Mulhouse. De faux passagers sont embarqués avec les bagages contenant la cocaïne", détaille la gendarmerie française.

Un dispositif de surveillance a alors été mis en place dans les deux aéroports. "Dans la soirée du 16 mai 2019, la police suisse, en étroite collaboration avec la section de recherches de Strasbourg, interpelle à Bâle trois personnes, dont l'une des têtes de l'organisation criminelle, et saisit 603 kg de cocaïne pure à 90%", relate la gendarmerie.

"Nous avons agi dans le cadre d'une livraison surveillée", a expliqué à l'AFP le colonel François Desprès de la Section de recherches de Strasbourg, qui a participé aux opérations.

"Les membres de ce réseau sont essentiellement des ressortissants tchèques, croates et serbes", a-t-il expliqué. Les autres interpellations des membres du réseau ont eu lieu après la saisie, "en République tchèque et dans les Balkans", a-t-il ajouté.

Avec 603 kilos saisis en Suisse, "Il s'agirait de la plus grosse saisie de cocaïne par vecteur aérien en Europe", a-t-il affirmé. "C'est un Air Cocaïne qui a réussi à franchir l'Atlantique", a-t-il poursuivi, en référence à la découverte en mars 2013 de 700 kilos de cocaïne saisis à l'aéroport de Punta Cana (République Dominicaine) dans un avion piloté par deux Français.

(KEYSTONE-ATS)

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Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%.

La réforme entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifie le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, l'organe qui supervise tous les magistrats et est en charge des affectations, mutations et promotions.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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