Rejoignez-nous

International

De vastes frappes russes font une trentaine de morts

Publié

,

le

Des habitants quittent samedi le site d'un immeuble résidentiel endommagé par des tirs d'obus russes à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. Une vingtaine de personnes sont mortes et près de 130 ont été blessées dans une vague de frappes aériennes à travers le pays. (© KEYSTONE/EPA/MYKOLA TYS)

La Russie a mené vendredi une vaste série de frappes sur plusieurs villes d'Ukraine, dont la capitale Kiev, avec "un nombre record de missiles", qui ont fait, selon les autorités ukrainiennes, au moins 30 morts et plus de 160 blessés.

La Pologne, pays membre de l'Otan, a affirmé qu'un des missiles russes tirés sur l'Ukraine est brièvement passé dans son espace aérien, près de la frontière, dans la matinée.

"La Russie a utilisé presque tous les types d'armes de son arsenal", a déclaré le président Volodymyr Zelensky, sur le réseau social X.

Selon l'état-major ukrainien, la Russie a tiré près de 160 engins dont des missiles de croisière et des drones explosifs Shahed. La défense antiaérienne est parvenue à abattre 88 missiles et 27 drones.

"Il s'agit de l'attaque de missiles la plus massive", à l'exclusion des premiers jours de la guerre, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée de l'air Iouri Ignat.

Les frappes ont touché des infrastructures essentielles, des installation industrielles, militaires et civiles, a précisé l'état-major dans un rapport.

Appel à l'aide

"Le monde doit voir que nous avons besoin de plus d'aide et de moyens pour arrêter cette terreur", a plaidé sur Telegram Andriï Iermak, le chef de cabinet de M. Zelensky.

Un propos repris par le président américain Joe Biden, qui a appelé le Congrès, qui refuse pour l'heure d'allouer plus d'argent à Kiev, à "agir sans plus attendre" après ces "bombardements massifs".

"A moins que le Congrès ne prenne des mesures urgentes au cours de la nouvelle année, nous ne serons pas en mesure de continuer à envoyer les armes et les systèmes de défense anti-aérienne, indispensables à l'Ukraine pour protéger son peuple", a-t-il averti.

Le premier ministre britannique Rishi Sunak, dont le pays a annoncé vendredi l'envoi à l'Ukraine d'environ 200 missiles anti-aériens pour renforcer ses défenses, a estimé que ces frappes démontraient que Vladimir Poutine "ne reculera devant rien". La France a condamné une "stratégie de terreur".

"Frappes lâches"

Dénonçant des "frappes lâches", le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a promis que l'UE "se tiendra aux côtés de l'Ukraine, aussi longtemps qu'il le faudra".

Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, a appelé Moscou à "mettre fin immédiatement à ces attaques" et "à respecter les lois internationales régissant les conflits".

Les tirs russes ont fait au moins 30 morts et plus de 160 blessés, selon la police ukrainienne, et des personnes peuvent encore se trouver sous les décombres.

La Russie s'est limitée à indiquer dans son briefing quotidien que "toutes les cibles ont été atteintes".

Elle a affirmé avoir visé lors de plus de 50 frappes, dont une "d'envergure" en Ukraine entre le 23 et 29 décembre, des infrastructures militaires, dépôts de munitions et lieux de déploiement des soldats ukrainiens.

A Kiev, un hangar de 3000 m2 a été la proie des flammes dans le quartier de Podil. Une station de métro utilisée comme abri anti-aérien a été endommagée, ainsi que plusieurs immeubles d'habitation et des hangars.

Une maternité de Dnipro a aussi été "gravement endommagée", mais sans victimes, selon le ministère de la Santé.

Missile en Pologne

La Pologne a rapporté de son côté qu'un de ses radars avait repéré dans la matinée qu'un missile russe "a pénétré dans l'espace aérien polonais" avant de le quitter aussitôt en direction de l'Ukraine.

En novembre 2022, un missile ukrainien était tombé sur le village polonais de Przewodow, près de l'Ukraine, tuant deux civils et suscitant brièvement les craintes d'une extension du conflit.

"L'OTAN est solidaire de notre précieux allié (Pologne), elle suit la situation. Nous resterons en contact au fur et à mesure que les faits seront établis. L'OTAN reste vigilante", a déclaré sur X (ancien Twitter) M. Stoltenberg.

Zelensky au front

Dans la soirée, le président Zelensky a lui annoncé s'être rendu à Avdiïvka, cité industrielle de l'Est que les troupes russes tentent d'encercler depuis des mois. Il y a remis des décorations à des soldats et évoqué leurs besoins pour continuer à défendre la ville.

La vague de frappes russes vient clore une année difficile pour l'Ukraine, marquée par l'échec de sa contre-offensive estivale et une reprise d'initiative des forces de Moscou, qui ont revendiqué cette semaine la prise de la ville de Marinka sur le front est.

Elles interviennent aussi dans un contexte d'essoufflement de l'aide occidentale à Kiev, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, menaçant le pays de manquer de munitions et de fonds.

L'ambassadrice américaine Bridget Brink a estimé jeudi que les besoins financiers de l'Ukraine étaient "critiques et urgents".

Volodymyr Zelensky a exhorté une nouvelle fois jeudi les Etats-Unis à maintenir leur assistance "essentielle", après le déblocage d'une nouvelle tranche de 250 millions de dollars (225 M EUR), la dernière sans un nouveau vote au Congrès américain, qui refuse pour l'instant d'allouer davantage.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban a lui mis son veto à une nouvelle enveloppe d'aide de l'UE, un problème que les Européens espèrent régler lors d'un sommet début février 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

New York: collision entre un avion et un véhicule à LaGuardia

Publié

le

La collision a fait au moins quatre blessés (archives). (© KEYSTONE/AP/Ryan Murphy)

Un "incident" impliquant un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York, ont annoncé lundi les pompiers. L'aéroport est fermé jusqu'à nouvel ordre.

Aucun bilan officiel n'a été donné à ce stade concernant d'éventuelles victimes. Selon la chaîne d'information NBC, il y aurait quatre blessés, dont le pilote et le copilote, et deux passagers.

L'avion, un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d'Air Canada "est entré en collision avec un véhicule de secours et de lutte contre les incendies de Port Authority qui intervenait sur un autre incident", selon cette agence publique qui gère l'aéroport.

"Les protocoles d'intervention d'urgence ont été immédiatement activés" et "l'aéroport est actuellement fermé afin de faciliter l'intervention et de permettre une enquête approfondie", poursuit Port Authority.

Selon la compagnie Jazz Aviation, l'avion s'était posé à New York après avoir décollé de Montréal avec à bord 72 passagers et 4 membres d'équipage, "bien que cela reste à confirmer", précise-t-elle.

Mauvaises conditions

Des images de l'AFP montrent un avion siglé Air Canada Express, de nuit, sur une piste d'atterrissage, dont le cockpit et la partie avant sont gravement endommagés. De nombreux engins de secours sont également sur place, d'après ces photos.

L'Autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait annoncé un peu avant le fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte".

Le site internet de suivi des vols FlightRadar24 a indiqué que l'avion était entré en collision avec le véhicule de secours lors de son atterrissage. Il "roulait sur la piste lorsqu'il a percuté" le véhicule qui traversait sa trajectoire, selon FlightRadar24.

Les services des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnel d'urgence" à proximité de ce grand hub de transport situé dans l'arrondissement du Queens, et qui dessert presque uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada.

Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site web de l'aéroport. LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Une attaque de drones touche un port russe près de la Finlande

Publié

le

Les autorités russes affirment avoir détruit plus de 50 drones au-dessus de la région de Leningrad (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Un incendie s'est déclaré dans le port russe de Primorsk après une attaque de drones sur la région de Leningrad, près de la frontière finlandaise, ont annoncé les autorités russes tôt lundi. "Plus de 50 drones" ont été détruits dans la nuit au-dessus de cette région.

"Un réservoir de carburant a été endommagé dans le port de Primorsk, provoquant un incendie", a indiqué sur le réseau social Telegram le gouverneur de la région Aleksandr Drozdenko, précisant que le personnel a été évacué.

Ce port de la mer Baltique se situe entre la frontière finlandaise et la grande ville de Saint-Pétersbourg.

Des attaques ukrainiennes ont déjà été recensées dans cette région de Leningrad, mais elle n'est pas un front majeur du conflit opposant la Russie et l'Ukraine depuis février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Iran: pire crise possible de l'énergie depuis des décennies (AIE)

Publié

le

Le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre et le transit de marchandises s'est effondré de 95% (archives). (© KEYSTONE/EPA/DIVYAKANT SOLANKI)

La guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la crise mondiale de l'énergie la plus grave de ces dernières décennies, a prévenu lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement, menaçant d'"anéantir" les centrales électriques iraniennes, si Téhéran ne le rouvre pas d'ici à la nuit prochaine - 00h44 (mardi en Suisse) selon l'heure de son message sur le réseau social Truth Social.

En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars.

La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, en visite en Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970.

"Menace majeure"

Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite.

"Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les Etats-Unis ont même autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le golfe Persique, nombre de sites énergétiques des pays de la région sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran.

Nouvelles attaques à Téhéran

Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib.

La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du golfe Persique. Le ministère de la défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'intérieur.

Encore "plusieurs semaines"

Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban.

L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé, selon elle, par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Moscou reprend les lancements de Baïkonour

Publié

le

Le vaisseau cargo de type Progress, le MS-33 a été envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. (© KEYSTONE/AP)

La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, qui avait été endommagé en novembre. Le site est le seul pour la Russie pour envoyer des équipages vers la station spatiale internationale (ISS).

L'agence spatiale russe Roscosmos a diffusé dimanche en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, des vivres et du matériel, atteigne mardi le segment russe de l'ISS.

Sur le réseau social X, l'agence spatiale américaine NASA a indiqué qu'une des antennes du cargo utilisée pour son amarrage automatique à la station ne s'était pas déployée comme prévu, mais que "tous les autres systèmes" fonctionnaient.

Dégâts importants

Selon la NASA, si cette antenne ne se déploie pas, un cosmonaute russe à bord de l'ISS devra piloter et amarrer manuellement le vaisseau.

Il s'agit du premier lancement depuis le pas de tir N°31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l'ISS d'une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain.

Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d'Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu'en 2050.

Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l'URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l'Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine.

Le secteur spatial russe souffre depuis des années d'un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d'échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Ce lundi, appuyez-vous sur votre diplomatie naturelle pour naviguer entre les exigences, pas forcément accessibles, des uns et des autres !

Les Sujets à la Une