International
Début des six jours de funérailles nationales pour Jimmy Carter
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L'hommage des Etats-Unis à l'ancien président Jimmy Carter, mort le 29 décembre à l'âge de 100 ans, a débuté samedi dans son Etat natal de Géorgie, ouvrant un ballet de cérémonies jusqu'au jour de deuil national le 9 janvier.
Président démocrate de 1977 à 1981, Jimmy Carter laisse à l'international l'image d'un pacificateur dont l'engagement humanitaire après son unique mandat fut couronné par un prix Nobel de la paix en 2002. A l'annonce de sa mort, les hommages avaient afflué du monde entier.
Le coup d'envoi de ces six jours de cérémonie a été donné à 10h15 samedi (16h15 en Suisse), lorsque des agents du Secret Service, chargés de la protection des personnalités politiques, ont porté son cercueil.
Le convoi a d'abord sillonné Plains, sa petite ville natale à laquelle il était si attaché.
Ils étaient nombreux à s'amasser le long des rues, agitant des petits drapeaux américains, pour rendre un dernier hommage à l'enfant du pays.
Alan Bowers, un enseignant de 48 ans, explique être venu rendre hommage à Jimmy Carter pour tous ses accomplissements après son mandat, qui sont "sans pareil avec tout autre président dans l'histoire des Etats-Unis".
Devant la ferme familiale où il a grandi, la cloche a sonné 39 fois, en hommage au 39e président des Etats-Unis.
"Special Air Mission 39"
Direction ensuite Atlanta, capitale de la Géorgie, avec un moment de recueillement devant le Capitole de cet Etat du sud-est, où il fut un sénateur local avant de devenir gouverneur.
Dans l'après-midi, le corbillard est arrivé au Carter Center, la fondation créée en 1982 par l'ancien président et son épouse Rosalynn Carter, décédée en 2023 à 96 ans.
Son engagement au sein de cette fondation, spécialisée dans la prévention des conflits, la défense de la démocratie et les questions de santé publique dans le monde, lui a valu un hommage appuyé du patron de l'Organisation mondiale de la santé.
De 19h00 samedi à 06h00 mardi, les Américains sont invités à se recueillir devant la dépouille de l'ancien président.
Dans la matinée de mardi, sa famille accompagnera feu Jimmy Carter à bord de l'avion officiel baptisé "Special Air Mission 39", direction Washington.
Un convoi l'emmènera au mémorial de l'US Navy, la marine américaine. Diplômé de l'académie navale en 1946, Jimmy Carter fut ensuite sous-marinier.
Il sera le 13e ancien président à être exposé au Capitole. Abraham Lincoln, assassiné en 1865, fut le premier.
Trump et Biden aux funérailles
Le président sortant, Joe Biden, 82 ans, prononcera l'éloge funèbre de celui dont il a célébré "la droiture". Son successeur, le républicain Donald Trump, 78 ans, bien loin d'avoir les faveurs de Jimmy Carter, a annoncé sa présence.
En hommage, les drapeaux américains ont été mis en berne pour 30 jours, y compris le 20 janvier, suscitant la colère du président élu, qui a affirmé vendredi que "personne ne voulait voir" cela pendant sa cérémonie d'investiture.
Les anciens présidents encore en vie, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama devraient également être présents.
Le cercueil embarquera ensuite à bord du même "Special Air Mission 39" pour l'ultime voyage du défunt vers la Géorgie.
Des funérailles privées se tiendront dans une église baptiste de Plains, à 15h45.
Le public est invité à assister au passage du convoi à travers sa ville natale d'environ 600 âmes.
Peu après l'arrivée à la résidence des Carter, des avions de la marine américaine survoleront sa ville bien aimée en hommage à cet ancien sous-marinier, devenu - en tant que président - commandant en chef des forces armées.
Il sera inhumé à 17h20, en privé, aux côtés de celle qui fut sa femme pendant 77 ans.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude
Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.
Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.
Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.
Carrières séparées
La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.
Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.
Deux conseils distincts
Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.
Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.
Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.
Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée
La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.
Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.
Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.
"Clarifications" exigées
La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".
Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.
Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.
Orban, cavalier seul
Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.
Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'once d'or poursuit sa dégringolade
L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.
Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.
Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.
"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).
Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.
Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.
La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
International
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.
M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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