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En Roumanie, des électeurs aux bureaux de vote malgré l'annulation

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Le candidat nationaliste a dénoncé un "coup d'Etat". (© KEYSTONE/AP/Andreea Alexandru)

"Calin Georgescu président", "voleurs!", "ouvrez les bureaux de vote": plus d'une centaine de Roumains se sont déplacés dimanche matin aux urnes aux côtés du candidat d'extrême droite pour protester contre l'annulation du second tour de la présidentielle.

Des millions d'électeurs étaient appelés à voter ce dimanche pour choisir entre M. Georgescu, accusé de sympathies prorusses, et sa rivale pro-européenne Elena Lasconi. Mais vendredi, dans un nouveau rebondissement, la Cour Constitutionnelle a décidé de faire table rase du scrutin et de recommencer de zéro. Une mesure sans précédent dans le pays d'Europe orientale et extrêmement rare en Europe.

En cause, de "multiples irrégularités et violations de la loi électorale ayant faussé" le vote sur fond de suspicions d'interférence russe.

Un "coup d'Etat, selon le candidat nationaliste, qui avait créé la surprise en arrivant en tête du premier tour le 24 novembre et faisait figure de favori dans les sondages.

"Je suis ici au nom de la démocratie (...). C'est juste un symbole, un moment de silence", a-t-il déclaré devant une école de la commune de Mogosoaia, près de Bucarest, où il aurait dû voter. "C'est la journée de la Constitution, mais il n'y rien de constitutionnel en Roumanie", a ajouté le sexagénaire, accusant les autorités d'avoir agi par peur de sa victoire.

"Un patriote"

Il a annoncé avoir contesté l'annulation devant la justice roumaine et devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Vêtu d'un manteau sombre et d'une écharpe bleue, Calin Georgescu a dit ne pas appeler ses partisans à "faire quoi que ce soit", alors qu'ailleurs dans le pays aucun rassemblement de taille n'a été constaté.

Dans la petite foule réunie dans une atmosphère tendue, Adriana Iercau, professeure de 60 ans, s'est indignée de la décision de la justice.

"Rien, rien n'est prouvé", a-t-elle réagi. "Maintenant c'est comme ça, si tu as une opinion qui est contraire à l'opinion des télévisions qui sont asservies, tu es poutiniste". Pour elle, Calin Georgescu est simplement "un patriote, un souverain qui aime son pays et le peuple".

"Tout allait bien jusqu'à ce qu'ils décident de tuer la démocratie instaurée en 1989", à la chute du communisme, a renchéri un autre protestataire, Sorin Scuratovschi, 46 ans, invoquant Dieu et le président élu américain Donald Trump, deux références constantes du candidat.

Habitué des discours nationalistes et mystiques, M. Georgescu a affiché par le passé son admiration pour Vladimir Poutine mais affirme désormais "ne pas être un fan" et nie tout lien avec la Russie. Il est opposé à l'aide à l'Ukraine et prône avant tout la recherche de la "paix".

"Campagne guérilla"

Sa possible victoire suscitait à Bruxelles et Washington les craintes d'une réorientation stratégique dans ce pays de l'UE, devenu un pilier de l'Otan depuis le début de la guerre en Ukraine voisine.

D'après les autorités roumaines, le candidat a bénéficié d'une "campagne guérilla coordonnée" sur la plateforme d'origine chinoise TikTok, qui a démenti les allégations mais a été placée sous surveillance renforcée de l'UE.

Les services secrets ont dressé des parallèles avec de précédents efforts d'ingérence électorale russe en Europe et recensé "25'000 comptes TikTok" directement associés à sa campagne.

Ils font aussi état d'un compte appartenant à Bogdan Peschir, qui a versé des paiements de 381'000 dollars entre le 24 octobre et le 24 novembre aux internautes contribuant à promouvoir M. Georgescu. Anonyme jusqu'à peu, il a comparé son soutien à celui d'Elon Musk pour Donald Trump.

Lié à l'univers des cryptomonnaies, il est au coeur de l'enquête selon les médias et des perquisitions ont été menées samedi dans le centre du pays. M. Georgescu a assuré dimanche ne pas le connaître.

Un autre responsable d'extrême droite, George Simion, qui a également contesté la décision, a appelé à allumer une bougie devant les bureaux de vote - dans l'espoir "de surmonter cet obstacle inédit en 35 ans de démocratie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Emmenée par Springsteen, Minneapolis célèbre sa résistance à Trump

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Bruce Springsteen a participé à la mobilisation "No Kings" samedi à St. Paul, dans le Minnesota. (© KEYSTONE/AP/Tom Baker)

"Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre!": des dizaines de milliers de personnes ont repris en coeur ce cri de résistance contre Donald Trump samedi dans les rues de Minneapolis, ville devenue malgré elle l'emblème de l'opposition au milliardaire républicain.

Immense, la foule qui a marché jusqu'au Capitole de sa cité "jumelle" du Midwest, Saint-Paul, a été galvanisée par Bruce Springsteen en personne.

"Votre courage et votre détermination nous ont montré que ceci est encore l'Amérique, et que ce cauchemar réactionnaire et ces invasions de villes américaines ne passeront pas", a lancé la légende du rock aux manifestants du Minnesota. "Vous nous avez donné l'espoir, vous nous avez donné du courage!"

Depuis la mort de Renee Good et Alex Pretti en janvier, deux Américains tués par des agents chargés de la lutte contre l'immigration - alors qu'ils contestaient pacifiquement leur action -, Minneapolis a été élevée par la gauche américaine au rang de ville martyre et rempart de la démocratie.

Pour sa troisième journée de mobilisation en moins d'un an, le mouvement "No Kings", qui pousse à chaque fois dans la rue des millions d'Américains à travers tous les Etats-Unis, a donc choisi d'en faire l'épicentre de la contestation samedi, avec Bruce Springsteen en tête d'affiche.

L'artiste de 76 ans a interprété sa chanson "Streets of Minneapolis", écrite en hommage à Renee Good et Alex Pretti.

"Traumatisés"

"Leur bravoure, leur sacrifice et leurs noms ne seront pas oubliés", a promis le rockeur, pendant que sa guitare acoustique arrachait des larmes à certains membres de la foule.

"C'est merveilleux de voir toutes ces personnes qui partagent les mêmes idées réunies ici, parce que les habitants du Minnesota ont été très traumatisés par la violence et le manque de respect envers tout le monde", confie à l'AFP Pamela Sinness.

A 73 ans, cette retraitée participe au rassemblement car elle croit "en l'égalité des droits pour tous, y compris les immigrés qui viennent dans notre pays".

Malgré le froid et le vent, l'événement fédère une foule dense et compacte, s'étendant sur plus d'un kilomètre de long, entre le Capitole de Saint-Paul et sa cathédrale. Les organisateurs ont assuré avoir rassemblé 200'000 personnes.

Au milieu de cette marée humaine, certains manifestants brandissent des portraits de Donald Trump, affublé d'une moustache rappelant celle d'Hitler. D'autres portent des pancartes "ICE dehors", les mêmes qu'ils ont agitées pacifiquement pendant des semaines pour obtenir le départ de la police de l'immigration.

Sur les marches du Capitole, deux vastes banderoles résument l'état d'esprit général.

"Nous avions des sifflets, ils avaient des armes à feu", rappelle la première. "La révolution commence au Minnesota", promet la seconde.

"Dictateur en herbe"

A la tribune, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a remercié la population de s'être opposée à un "dictateur en herbe" comme Donald Trump.

"Nous n'accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des États-Unis et l'État de droit chaque jour", a renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle.

Un message acclamé par une foule persuadée que l'alternance politique est proche.

Donald Trump "est incompétent, il n'a aucune idée de ce qu'il fait", peste Gina Bilotta-Racelis. La septuagénaire dénonce la guerre au Moyen-Orient déclenchée par le président, sans l'aval du Congrès.

"Il devrait respecter les règles et les lois comme tout le monde", regrette-t-elle.

Entre ce conflit qui fait exploser le prix de l'essence et la brutalité mise en oeuvre à Minneapolis, cette retraitée estime que l'étroite majorité républicaine au Congrès ne survivra pas lors des élections de mi-mandat en novembre.

"Je pense qu'ils vont perdre", lâche-t-elle. "Si on suit les sondages, on voit que c'est en train d'arriver, jour après jour."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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WTA 1000 de Miami: victoire d'Aryna Sabalenka

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Aryna Sabalenka: un troisième titre en 2026 (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Bélarusse Aryna Sabalenka (WTA 1) a remporté le tournoi WTA 1000 de Miami. Tenante du titre, elle a battu en finale l'Américaine Coco Gauff (WTA 4) en trois sets, 6-2 4-6 6-3, et 2h09.

La numéro 1 mondiale a ainsi fêté un deuxième succès consécutif deux semaines après avoir gagné à Indian Wells. Ce trophée est son troisième de l'année. Sabalenka devient la cinquième joueuse de l'histoire à réaliser le "Sunshine Double" après Steffi Graf (1994, 1996), Kim Clijsters (2005), Victoria Azarenka (2016) et Iga Swiatek (2022).

La Bélarusse de 27 ans n'a perdu qu'un seul de ses 24 matches cette année, la finale de l'Open d'Australie contre la Kazakhe Elena Rybakina. Elle a pris sa revanche contre cette dernière en finale à Indian Wells, puis en demi-finale à Miami.

Sabalenka a été supérieure durant la majorité de la partie samedi, subissant simplement un regain de confiance de Gauff. Celle-ci s'est emparée de la deuxième manche sur l'une des deux balles de break qu'elle a pu s'offrir durant tout le match.

Mais l'Américaine de 22 ans s'est montrée trop inconstante sur sa mise en jeu (7 double fautes, 67% de premiers services) pour inquiéter son adversaire. Gauff va toutefois grimper à la 3e place du classement mondial lundi, devant Iga Swiatek.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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MotoGP: Jorge Martin s'impose et prend la tête du championnat

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Jorge Martin, vainqueur et nouveau leader du championnat MotoGP (© KEYSTONE/EPA/DUSTIN SAFRANEK)

L'Espagnol Jorge Martin (Aprilia) a remporté le sprint MotoGP du Grand Prix des Etats-Unis à Austin. Il est devenu le troisième pilote différent à s'imposer dans ce format en trois courses.

Martin a pris la tête dans le 10e et dernier tour, en effectuant un dépassement musclé sur l'Italien Francesco Bagnaia (Ducati), qui menait depuis le deuxième virage. Le podium a été complété par l'Espagnol Pedro Acosta (KTM).

Martin, champion du monde 2024, n'avait plus gagné de sprint depuis 511 jours! Après son titre, il a subi pas moins de 27 fractures dans plusieurs chutes. Il est d'ailleurs aussi tombé... durant le tour d'honneur.

Leader du championnat après avoir gagné les deux premiers Grands Prix de la saison, l'Italien Marco Bezzecchi (Aprilia) est parti à la faute au 8e des 10 tours. Il perd ainsi sa place en tête au profit de son coéquipier Martin, qui compte un point de plus que lui.

Deux autres des favoris sont allés à terre durant le 1er tour: Marc Marquez (Ducati) a tenté un dépassement kamikaze sur le poleman Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR 46), ruinant ainsi leurs chances. Le champion du monde espagnol pourrait bien être pénalisé pour la course dominicale, car il a semblé responsable de l'accrochage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Reza Pahlavi acclamé à la conférence des conservateurs américains

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Devant la conférence annuelle des conservateurs américains (CPAC), Reza Pahlavi a présenté la guerre menée en Iran comme une occasion historique de renverser le pouvoir des mollah. (© KEYSTONE/AP/Gabriela Passos)

Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran exilé aux Etats-Unis, a suscité samedi l'enthousiasme d'une salle comble de conservateurs américains réunis à l'occasion de la CPAC au Texas. Il a exhorté Washington à intensifier sa campagne militaire contre Téhéran.

Sous un tonnerre d'applaudissements, l'homme de 65 ans a présenté la guerre menée dans son pays d'origine comme une occasion historique de renverser le pouvoir iranien. Il a rêvé d'un futur où l'Iran passerait du statut d'ennemi numéro un à celui d'allié des Etats-Unis.

"Pouvez-vous imaginer l'Iran passer de: 'Mort à l'Amérique' à 'Bénie soit l'Amérique'?", a-t-il demandé au public venu assister à la conférence annuelle des conservateurs américains (CPAC), qui se tient dans la banlieue de Dallas.

"Le président Trump rend à l'Amérique sa grandeur, et j'ai l'intention de rendre à l'Iran sa grandeur", a-t-il ajouté, acclamé par la foule.

Reza Pahlavi, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution de 1979 ayant renversé la monarchie, dirige l'un des nombreux mouvements d'opposition basés à l'étranger et se présente comme une alternative en cas de chute du pouvoir iranien. Mais l'opposition iranienne demeure fragmentée et les groupes issus de minorités ethniques s'opposent depuis longtemps à ses partisans.

Reza Pahlavi est apparu sur le devant de la scène internationale au moment du mouvement de contestation en Iran qui a culminé en janvier et a été réprimé dans le sang, un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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