Économie
Le rabibochage de Paris et Berlin scellé avec un accord énergétique
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Olaf Scholz et Élisabeth Borne ont scellé vendredi le réchauffement des relations franco-allemandes, après des semaines de dissonances, avec un accord énergétique censé "garantir" leur approvisionnement.
"Plus les temps sont difficiles, plus la coopération entre l'Allemagne et la France est importante", a fait valoir le chancelier allemand lors d'une conférence de presse commune avec la Première ministre française.
Mme Borne, pour sa première visite à Berlin en tant que cheffe du gouvernement, a de son côté prôné une "unité qu'il faut maintenir" face aux crises multiples auxquelles est confronté le couple franco-allemand.
Ces déclarations sont venues conclure un intense ballet ministériel ces toutes dernières semaines de part et d'autre du Rhin, après des tensions qui avaient entraîné en octobre le report du Conseil des ministres franco-allemands.
"Adversité"
Le réchauffement s'est concrétisé vendredi par la signature devant les objectifs par les deux dirigeants d'un "accord de solidarité" énergétique entre Paris et Berlin.
Concrètement, l'accord prévoit que la France aide l'Allemagne via des livraisons de gaz. Cette dernière en échange soutiendra sa voisine pour "sécuriser son approvisionnement en électricité", selon la déclaration commune. L'accord sur l'électricité "sécurise" la France sur décembre et janvier, a indiqué une source gouvernementale française.
"Des amis se soutiennent dans l'adversité", a résumé M. Scholz, Mme Borne saluant un texte "important qui aura des conséquences concrètes et qui protégera les citoyens des deux pays".
La France livre déjà depuis la mi-octobre du gaz à l'Allemagne qui, à son tour, pourrait avancer à novembre (au lieu de janvier) l'augmentation de ses capacités d'échange d'électricité, ce qui permettra à la France d'en recevoir davantage.
En raison de l'arrêt de nombreux réacteurs nucléaires, c'est la première fois depuis 42 ans que la France est importatrice nette d'électricité. Pour l'Allemagne aussi, le tournant est historique car le pays importait habituellement son gaz de Russie.
Pour autant, les deux pays restent divisés sur l'idée de plafonner les prix du gaz. Et le plan d'aide de l'Allemagne de 200 milliards d'euros aux particuliers et aux entreprises face à l'envolée des prix fait craindre à ses voisins une distorsion de concurrence.
Soutien à l'Ukraine réitéré
Paris et Berlin ont aussi cherché à afficher un front commun face à Moscou. Les deux pays "soutiendront l'Ukraine jusqu'au bout" du conflit, a en outre répété Mme Borne, au nom des deux pays régulièrement critiqués pour la timidité supposée de leur soutien à Kiev.
La Première ministre a aussi dans la foulée rencontré Robert Habeck, vice-chancelier écologiste chargé de l'Economie et du climat, déjà reçu mardi à Paris de manière assez inédite par le président français, qui s'est aussi entretenu avec la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.
"On a bien fait de repousser le Conseil des ministres franco-allemand pour avoir des éléments consistants en janvier", résume-t-on de source diplomatique française. Ce Conseil des ministres devrait finalement se tenir autour du 22 janvier, qui marquera le 60e anniversaire de l'accord de l'Elysée entre les deux pays.
Sortie de l'impasse
Paris et Berlin se sont aussi montrés désireux d'"accélérer" les projets industriels européens face au plan massif d'investissements des Etats-Unis (Inflation Reduction Act, IRA), susceptible de fausser la concurrence et sur lequel Mme Borne et M. Scholz souhaitent une réponse européenne commune.
Ces crispations ont cependant sorti certains projets de l'impasse, comme l'accord politique trouvé entre les industriels Dassault et Airbus sur le projet d'avion de combat européen (SCAF), même si aucune signature de contrats n'était prévue vendredi. M. Scholz s'est dit "confiant" vendredi au sujet de la concrétisation de ce projet.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Trump rétropédale, la Bourse rebondit
La Bourse suisse rebondissait vivement lundi midi suite à l'annonce par le président des Etats-Unis d'un moratoire de cinq jours sur toute frappe américaine à l'encontre d'infrastructures énergétiques en Iran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats
Économie
Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026
Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.
Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.
Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.
Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.
Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.
Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.
S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.
Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.
L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
UBS décroche une licence pour la gestion de fortune aux USA
La grande banque UBS a obtenu une pleine licence pour des activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. L'établissement zurichois a confirmé vendredi après-midi une information diffusée peu avant par le Wall Street Journal.
"Cette licence va renforcer notre plateforme bancaire aux USA, améliorer la manière dont nous servons nos clients et les conseillers financiers, tout en nous positionnons pour la prochaine phase de croissance," souligne la banque aux trois clés dans un post Linkedin.
La mesure approuvée par le régulateur doit aider le numéro un bancaire helvétique a développer sa clientèle au pays de l'oncle Sam au-delà des seuls ultrariches, explique de son côté le quotidien économique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Mirabaud progresse malgré les taux d'intérêts en 2025
Le groupe bancaire Mirabaud a dévoilé vendredi ses résultats annuels non audités, marqués par la faiblesse des taux d'intérêts en 2025.
Malgré une baisse des recettes, l'établissement genevois est tout de même parvenu à augmenter son bénéfice net de 10% sur un an à 22,6 millions de francs. Les revenus du groupe ont reculé de 9,7% à 254,7 millions, rapporte un communiqué.
Dans le détail, les revenus des commissions sont passés de 199,3 millions à 183,2 millions. Les opérations de négoce ont par contre engrangé 29,0 millions, contre 23,2 millions un an plus tôt.
La direction explique le recul des recettes par l'arrêt de l'activité de courtage (Mirabaud Securities) et par le repli de la marge d'intérêts à 28,9 millions, après 47,4 millions, "elle-même fortement affectée par la baisse des taux d'intérêt".
Les charges d'exploitation ont été allégées à 218,4 millions, contre 248 millions en 2024, là aussi sous l'effet de la fermeture de Mirabaud Securities.
Fin décembre, les avoirs sous gestion se montaient à 31,7 milliards, après 32,3 milliards. Le total du bilan consolidé s'établissait à 2,2 milliards, contre 1,9 milliard.
Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) a progressé à 22,8% (21,5% l'année dernière), tandis que le ratio de liquidité s'est établi à 218% (262%).
Pour 2026, Mirabaud n'a pas détaillé ses prévisions, mais dit vouloir recentrer ses activités sur les marchés cible et mettre à exécution son programme d'investissements dans la technologie et les équipes.
Le rapport financier définitif sera publié fin avril.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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