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Une centaine de maisons détruites, 5500 personnes évacuées

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Les coulées de lave crachées par le volcan Cumbre Vieja, entré en éruption dimanche sur l'ile de La Palma aux Canaries, ont entraîné l'évacuation de 5500 personnes et détruit une centaine de maisons. (© KEYSTONE/AP/Jonathan Rodriguez)

Les coulées de lave crachées par le volcan Cumbre Vieja, entré en éruption dimanche sur l'île espagnole de La Palma aux Canaries, ont entraîné l'évacuation de 5500 personnes et détruit une centaine de maisons en descendant vers la mer.

Selon le gouvernement régional de l'archipel touristique situé au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, un total de 5.500 personnes ont dû quitter leur domicile depuis le début de l'éruption.

"Nous n'avons aucune perte humaine à déplorer (...) et je crois que c'est la meilleure nouvelle", s'est félicité le président de la région, Angel Victor Torres, lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, arrivé sur place dimanche soir.

Cette éruption, la première depuis 1971 sur cette île peuplée de près de 85.000 habitants, a en revanche provoqué d'importants dégâts.

Lorena Hernandez Labrador, conseillère municipale à Los Llanos de Aridane, l'un des villages touchés par les coulées de lave, a indiqué à l'AFP qu'une "centaine de maisons" avaient été "détruites dans les communes de Los Llanos, El Paso et Tazacorte".

Les images diffusées par les médias ou circulant sur les réseaux sociaux montraient d'impressionnantes coulées de lave, atteignant jusqu'à une dizaine de mètres de haut, incendiant les arbres sur leur passage, recouvrant des routes et s'engouffrant dans des maisons à travers des fenêtres restées ouvertes.

Le Cumbre Vieja crache des colonnes de fumées atteignant plusieurs centaines de mètres de haut et entre 6.000 et 9.000 tonnes de dioxyde de souffre par jour, selon l'Institut volcanologique des Canaries (Involcan). Une fumée qui n'a pas entraîné jusqu'ici de fermeture de l'espace aérien.

Interrogé sur la télévision publique, le président de l'autorité locale de La Palma, Mariano Hernández Zapata, a évoqué un paysage de désolation, laissé par des "langues de lave (...) qui engloutissent tout sur leur passage".

Selon l'Involcan, ces coulées - qui ont fait suite à des jets de lave de plusieurs dizaines de mètres de haut - avancent à une vitesse moyenne de 700 mètres par heure à près de 1.000°C.

Elles devaient atteindre la mer lundi soir, heure locale.

"3 minutes" pour évacuer

Pedro Sanchez, qui devait aller à New York pour l'assemblée générale des Nations Unies, a retardé son voyage pour se rendre dans l'île dimanche soir afin de suivre les opérations d'évacuation mobilisant des centaines de membres de la police et de l'armée.

"La nuit a été longue" et "les jours qui viennent vont être longs" également pour les personnes affectées, a-t-il dit, en leur promettant qu'elles ne "souffriraient pas économiquement" grâce à la "solidarité" de l'ensemble du pays.

Agée de 27 ans, Angie Chaux, qui vit à quelques kilomètres du volcan à Los Llanos de Aridane, a indiqué à l'AFP avoir eu "trois minutes" pour évacuer son domicile, à 04h30 du matin, avec son mari et son enfant de trois ans.

"Nous n'étions pas à la maison" au moment de l'éruption mais "nous avons voulu revenir et la route était fermée. La police nous a laissé passer mais nous a dit 'vous avez 3 minutes'" pour évacuer "avec le sac à dos d'urgence" que les autorités avaient demandé aux habitants de préparer, a-t-elle raconté.

Noelia Garcia, la maire de cette commune, a indiqué ressentir "de l'impuissance et de la rage" face à cette catastrophe.

"C'est la nature" mais "nous sommes inquiets pour les plantations de bananes et d'avocats, qui ont souffert, et pour le futur économique de l'île", a-t-elle expliqué à l'AFP.

"Plusieurs semaines"

Le volcan Cumbre Vieja se trouvait sous haute surveillance depuis une semaine en raison d'un énorme regain d'activité sismique. Selon Angel Victor Torres, il contiendrait entre 17 et 20 millions de mètres cubes de magma.

D'après le coordinateur scientifique de l'Involcan, Nemesio Perez, l'activité du volcan pourrait durer "plusieurs semaines voire quelques mois", en raison de la présence d'une seconde poche de magma située à 20 ou 30 kilomètres de profondeur.

D'origine volcanique, l'archipel des Canaries avait connu sa dernière éruption en 2011, sous-marine cette fois, au niveau de l'île d'El Hierro.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude

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Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Ses opposants la dénoncent comme portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.

Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.

Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.

Carrières séparées

La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.

Deux conseils distincts

Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.

Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.

Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.

Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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