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Économie

La BCE sonne l'heure de la pause sur ses hausses de taux

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La présidente de la BCE Christine Lagarde avait laissé entendre ces dernières semaines que la trajectoire de hausse des taux touchait à sa fin (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux inchangés jeudi, après dix hausses d'affilée, une pause nécessaire et attendue le temps d'évaluer l'impact du resserrement monétaire au moment où l'inflation ralentit en zone euro.

Le principal taux directeur rémunérant les dépôts, référence pour le crédit en zone euro, a ainsi été maintenu à son niveau historiquement haut de 4,00%, qu'il avait atteint en septembre. Depuis la dernière réunion de la BCE en septembre, achevée sur une décision à l'arraché de relever encore les taux, l'inflation a accentué son repli, tandis que la conjoncture économique s'assombrit en zone euro.

"L'inflation s'est inscrite en net recul en septembre", ont noté les gardiens de l'euro à l'issue de leur réunion tenue hors-les-murs à Athènes. Mais "elle devrait toujours rester trop forte pendant une trop longue période" au regard de l'objectif d'une inflation à 2%, ont-ils ajouté.

Pour la BCE, il semble donc urgent d'attendre et de voir comment les taux vont continuer à peser sur l'économie et sur les prix. La pause dans le resserrement monétaire devrait également permettre de mieux évaluer l'effet des tensions géopolitiques liées à la guerre entre Israël et le Hamas, qui font craindre une flambée du coût du pétrole et de l'énergie.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait laissé entendre ces dernières semaines que la trajectoire de hausse des taux sans précédent, amorcée en juillet 2022, touchait à sa fin et que l'institution de Francfort allait entrer dans une phase de stabilisation.

Tensions sur les taux

Les données économiques publiées ces dernières semaines ont aussi plaidé pour laisser les taux inchangés, avec une activité faible qui pointe vers une contraction du produit intérieur brut de la zone euro au troisième trimestre.

L'inflation a, de son côté, surpris à la baisse, passant de 5,2% en août à 4,3% en septembre, en glissement annuel, pour revenir à son niveau d'octobre 2021. La progression de l'indice a été divisée par plus de deux depuis le record de 10,6% sur un an en octobre 2022, quand les effets de la guerre en Ukraine sur les prix du gaz et du pétrole se faisaient sentir à plein.

La croissance des crédits accordés au secteur privé en zone euro a de nouveau fortement ralenti en septembre, preuve que les hausses de taux, qui renchérissent le coût du crédit pour les ménages et les entreprises, continuent de produire leur effet.

Cependant, "les risques de regain d'inflation demeurent et ont augmenté" en raison de la crise au Proche-Orient qui pousse déjà les prix du pétrole et du gaz à la hausse, souligne Fritzi Köhler-Geib, cheffe économiste à la KfW.

Parmi les raisons de ne pas en rajouter sur les taux figure la forte hausse des rendements obligataires qui participe au durcissement des conditions financières pour l'économie.

Lors de la conférence de presse, qui devait commencer à 12H45 GMT, Mme Lagarde pourrait exhorter les Etats à adopter une politique budgétaire plus stricte, afin d'aider à la baisse des taux d'intérêt et alléger les tensions sur les rendements des obligations souveraines, notamment sur l'emprunt italien.

De la pause au plateau

La pause décidée jeudi "ne préjuge en rien de la suite", estime Franck Dixmier, analyste d'Allianz Global Investors.

Cela signifie que Mme Lagarde devrait laisser "ouverte l'option de futures nouvelles hausses de taux", selon Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.

"Il est trop tôt pour baisser les taux d'intérêt", abonde Clemens Fuest de l'institut IFO. "Pour cela, l'inflation doit continuer à baisser. En raison notamment des accords salariaux élevés et des risques liés aux prix de l'énergie, il n'est pas garanti que cela se produise."

En décembre, l'institution monétaire pourra décider en fonction des derniers chiffres d'inflation et d'un nouveau jeu de projections économiques à l'horizon 2026.

Si l'inflation poursuit lentement son recul, la "pause" pourrait alors se transformer en "plateau", selon l'expression qui commence à être employée par des économistes, avec une première baisse des taux attendue au plus tôt dans la seconde moitié de 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Territoire vaudois: le Conseil d'Etat veut accélérer les procédures

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La conseillère d'Etat Christelle Luisier a dévoilé jeudi l'avant-projet du gouvernement vaudois sur la révision de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil d'Etat vaudois a dévoilé son projet de révision de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC). Son objectif notamment: accélérer les procédures et garantir la sécurité juridique des plans d'affectation déjà validés.

Le territoire vaudois se trouve "sous tension" avec une pénurie de logements, mais aussi en raison des défis liés à l'agriculture, l'environnement ou aux activités économiques, a rappelé jeudi la conseillère d'Etat Christelle Luisier, devant la presse à Lausanne. Pour répondre à ces enjeux "complexes mais essentiels", la loi actuelle manque d'agilité et engendre des procédures trop longues, a-t-elle reconnu.

Pour faciliter et accélérer les procédures de planification et de délivrance des permis de construire, le Conseil d'Etat propose plusieurs modifications. A commencer pour les plans directeurs communaux, ces documents stratégiques qui "lient" le canton et une commune. Sauf exceptions, ces plans ne seraient plus obligatoires. Et s'ils devaient exister, leur adoption reviendrait à la Municipalité et non plus au Conseil communal, a expliqué Alain Turatti, directeur de la Direction générale du territoire et du logement.

La procédure concernant les plans d'affectation - qui règlent, eux, l'usage au sol et "lient" le canton, la commune et les propriétaires - ne change pas. A savoir qu'ils devront toujours être adoptés par le Conseil communal, puis susceptibles d'être l'objet de recours ou d'un référendum.

Sécuriser les plans d'affectation

En revanche, ce que le Conseil d'Etat veut modifier, c'est l'instauration d'un délai de carence de 10 ans après l'entrée en vigueur d'un plan d'affectation. Il souhaite ainsi empêcher que, durant ce délai, une initiative populaire vienne tout remettre en cause.

C'est notamment ce qui s'est passé ces dernières années au Mont-sur-Lausanne ou à Montreux: des plans de quartier ont franchi toutes les étapes légales, mais une initiative lancée après coup l'a emporté dans les urnes et fait capoter ces projets.

Avec la révision de la LATC, le processus démocratique ne serait pas remis en cause, mais la loi assurerait "une stabilité" à ces plans d'affectation, a souligné Christelle Luisier. Elle a relevé que "le simple risque" qu'une initiative puisse être lancée peu après l'adoption du plan rendait "frileuses" les communes et les personnes qui seraient prêtes à investir pour des logements.

La révision de la LATC vise aussi à introduire de nouveaux délais légaux pour accélérer les différents processus. La numérisation de l'ensemble du système doit également permettre de gagner du temps.

Le but de la future LATC vise encore à tenir compte des enjeux climatiques. Les plans d'affectation devront, par exemple, inclure des mesures en lien avec la protection du climat et de la biodiversité, a expliqué Alain Turatti.

L'avant-projet du Conseil d'Etat se trouve désormais en consultation publique jusqu'à la fin juin. Il sera ensuite éventuellement adapté et soumis au Grand Conseil, a priori pour la fin de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Aucune détente en vue sur le marché de l'immobilier (UBS)

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Seules quelques rares régions pourraient ressentir un soulagement, notamment les cantons de Genève, d'Aarau et de St-Gall. A l'inverse, dans les cantons de Zurich, de Zoug et des Grisons, déjà frappés par une pénurie de logements, la situation pourrait stagner, voire se péjorer. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les logements à prix abordables restent une rareté. Les experts d'UBS n'entrevoient aucune détente sur le marché immobilier cette année, même si davantage d'habitations ont été construites.

Quelque 2000 nouveaux logements devraient être mis sur le marché en 2026, selon une étude publiée jeudi par la grande banque. Une goutte d'eau dans l'océan, relèvent ses auteurs.

Seules quelques rares régions pourraient ressentir un soulagement, notamment les cantons de Genève, d'Aarau et de St-Gall. A l'inverse, dans les cantons de Zurich, de Zoug et des Grisons, déjà frappés par une pénurie de logements, la situation pourrait stagner, voire se péjorer.

En parallèle, les rénovations et transformations ont connu "un vrai essor", soulignent les économistes de l'établissement aux trois clés. Au cours des cinq dernières années, le volume d'investissement dans ces projets a pratiquement doublé.

Dans les grandes agglomérations, ces biens rénovés sont désormais proposés à des prix élevés, conduisant à une suroffre de logements coûteux, ce qui met les loyers sous pression dans les grandes villes. Dans la catégorie des logements abordables, l'offre reste toutefois limitée.

Le taux de vacance devrait ainsi une nouvelle fois reculer, selon les estimations d'UBS. Par conséquent, les loyers devraient augmenter de 2% et les prix à l'achat de 3%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

France: le réseau CB reprend des parts de marché en 2025

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Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d'intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6% contre 61,4% au premier semestre, d'après un index établi par la fintech Yavin. (© KEYSTONE/AP/Jochen Krause)

Le réseau français Cartes bancaires (CB) a repris des parts de marché en 2025, après avoir cédé du terrain en France ces quatre dernières années face aux concurrents américains Visa et Mastercard, selon un index publié jeudi.

Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d'intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6% contre 61,4% au premier semestre, d'après un index établi par la fintech Yavin.

De 2021 jusqu'à début 2025, le réseau CB a perdu des parts de marché face aux réseaux des géants américains Visa et Mastercard, archi-dominants dans le monde, passant de 89,6% au deuxième semestre 2021 à seulement 63,6% en 2025, soit un recul de 26 points.

Ces réseaux permettent à l'argent de transiter du compte de l'acheteur à celui du vendeur lors d'une transaction par carte.

La plupart des banques commercialisent des cartes dites "cobadgées", Visa+CB ou Mastercard+CB, permettant le paiement par l'un ou l'autre des canaux, au choix du commerçant et du détenteur.

Le retour des cartes cobadgées chez BPCE et l'intégration du réseau CB au système de paiement Apple Pay peuvent expliquer le rebond en 2025, estime Yavin, alors que le paiement mobile s'installe de plus en plus dans les habitudes des Français.

Selon la Banque de France, il y a eu 2,4 milliards d'opérations payées par mobile en 2024, soit +53,6% en un an.

Le groupe BPCE (Banques populaires et Caisses d'épargne) et Boursobank ont privilégié un temps l'émission de cartes exclusivement Visa ou Mastercard, ce qui avait pénalisé le réseau CB. Les banques en ligne comme Revolut, N26 ou Qonto favorisent elles aussi les réseaux internationaux, souligne Yavin.

L'index est élaboré à partir de "plus de 3 milliards d'euros de transactions", sur les terminaux de paiement des clients répartis sur tout le territoire français, a précisé l'entreprise.

Créé en 1984, le réseau national CB revendiquait 77 millions de cartes en circulation en France en 2024 et 14,5 milliards de transactions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Trump se rendra à Pékin les 14 et 15 mai

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Le président américain Donald Trump se rendra en Chine les 14 et 15 mai (archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

La visite de Donald Trump à Pékin se déroulera finalement le 14 et 15 mai, a annoncé mercredi la Maison Blanche, alors que la rencontre du président américain avec Xi Jinping était initialement prévue pour fin mars début avril.

"J'ai le plaisir d'annoncer que la rencontre tant attendue du président Trump avec le président Xi en Chine aura désormais lieu à Pékin le 14 et 15 mai", a déclaré la porte-parole de l'exécutif américain lors d'un point presse.

Donald Trump a ensuite confirmé les dates sur son réseau Truth Social, en prédisant que ce voyage serait un "événement considérable".

Il a ajouté que le président Xi et son épouse seraient à leur tour reçus aux Etats-Unis plus tard cette année, un projet connu de longue date.

La visite a été reportée en raison de la guerre au Moyen-Orient, débutée par des frappes israéliennes et américaines contre l'Iran le 28 février.

Karoline Leavitt a laissé entendre que le conflit pourrait avoir pris fin au moment du voyage en Chine.

"Nous avons toujours estimé environ quatre à six semaines (pour la durée de l'opération militaire, ndlr). Vous pouvez faire le calcul", a-t-elle répondu à un journaliste qui lui demandait si les nouvelles dates de la visite à Pékin signifiaient un arrêt en vue des hostilités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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