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La télévision d'Etat piratée avec une image du guide suprême en feu

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Les manifestations de solidarité avec la contestation en Iran se sont poursuivies durant le week-end dans le monde, comme ici dimanche à Paris. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Un groupe soutenant la contestation en Iran, déclenchée par la mort de Mahsa Amini, a réussi à pirater une chaîne de la télévision d'Etat en diffusant en plein journal une image du guide suprême Ali Khamenei entouré de flammes.

"Le sang de nos jeunes dégouline de tes doigts", indique un message apparu à l'écran lors de la diffusion samedi soir du journal de la télévision d'Etat. Il accompagne une photo manipulée d'Ali Khamenei, le corps entouré de flammes et la tête dans un viseur.

"Il est temps de ranger tes meubles (...) et de te trouver un autre endroit pour y installer ta famille à l'extérieur de l'Iran", peut-on lire sur un autre message accompagnant la photo.

La cyberattaque, qui a duré quelques secondes, a été revendiquée par un groupe se faisant appeler Edalat-e Ali (La justice d'Ali) qui appuie le mouvement de contestation, le plus important en Iran depuis les manifestations contre la hausse des prix de l'essence en 2019.

Crispation

Plusieurs médias en persan basés à l'étranger ont partagé une vidéo montrant la cyberattaque. A la fin de la vidéo, on peut voir le présentateur du journal télévisé l'air crispé, ses yeux fixant la caméra.

En Iran, l'agence de presse Tasnim a confirmé que la télévision d'Etat avait "été piratée pendant quelques instants par des agents anti-révolutionnaires".

L'Iran est secoué par des protestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune femme kurde iranienne de 22 ans, décédée trois jours après son arrestation par la police des moeurs à Téhéran pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, prévoyant notamment le port du voile.

L'ONG Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo a fait état d'au moins 95 morts dans la répression des manifestations depuis le 16 septembre. Selon un dernier bilan iranien donné fin septembre, environ 60 personnes ont été tuées dont une dizaine de policiers.

"Nous nous battrons"

Dimanche, apparaissant pour la première fois en vidéo depuis sa libération sous caution mardi, l'artiste Shervin Hajipour, connu pour sa chanson "Baraye" soutenant le mouvement et ayant fait près de 40 millions de vues sur Instagram, a affirmé qu'il voulait seulement "exprimer sa sympathie" envers les manifestants.

Dans le même temps, des étudiants des universités de Téhéran, d'Amirkabir et de Boushehr (sud) ont organisé dimanche des rassemblements dans leurs universités pour condamner "les actions des émeutiers" ces derniers jours, a rapporté l'agence officielle Irna.

La veille, alors que le mouvement de contestation entrait dans sa quatrième semaine, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes et les rassemblements de solidarité se sont poursuivis à l'étranger.

Selon l'analyste iranien Omid Memarian, une vidéo a montré des protestataires à Téhéran criant "Mort au dictateur".

Ailleurs, des écolières ont scandé "Femme, vie, liberté", le cri de ralliement des manifestants, à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini dans la province du Kurdistan (nord-ouest), et marché en agitant leur foulard au-dessus de leur tête, a indiqué l'ONG de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège.

Selon des images en ligne vérifiées par l'AFP, une grande banderole placée sur un viaduc de l'autoroute traversant le centre de Téhéran affirme "Nous n'avons plus peur. Nous nous battrons".

Deux membres des forces de sécurité ont été tués samedi lors des manifestations, l'un à Téhéran "par une foule armée" et l'autre à Sanandaj, capitale du Kurdistan, selon Irna.

L'agence a confirmé des protestations dans différentes villes, où des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre des mosquées, des centres de Bassidji, milice paramilitaire, et des bureaux d'imams de la prière.

"A Téhéran, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule", a-t-elle indiqué, ajoutant que les manifestants avaient "scandé des slogans et incendié et endommagé des biens publics, notamment un poste de police et des poubelles".

"De mes propres yeux"

Les autorités iraniennes ont affirmé vendredi que Mahsa Amini était décédée des suites d'une maladie et non de "coups".

Mais le père de la jeune femme, Amjad Amini, qui avait affirmé que sa fille était en bonne santé avant son arrestation, a rejeté le rapport médical dans une interview à Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres.

"J'ai vu de mes propres yeux que du sang avait coulé des oreilles et de la nuque de Mahsa", a-t-il dit.

Des militants et des ONG avaient affirmé qu'elle avait subi une blessure à la tête durant sa détention.

L'Iran accuse des pays étrangers d'attiser les manifestations, notamment les Etats-Unis, son ennemi juré.

Le chef de l'armée, Abdolrahim Moussavi, a promis dans un discours devant des commandants militaires que "les forces armées ne permettraient aucune ingérence et aucune agression de la part de puissances étrangères dans les affaires intérieures du pays", selon l'agence Irna.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée

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En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois Viktor Orbán (archives). (© KEYSTONE/AP/Denes Erdos)

La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.

Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.

Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Clarifications" exigées

La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".

Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.

Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.

Orban, cavalier seul

Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.

Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'once d'or poursuit sa dégringolade

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Confrontés à un tarissement des revenus de l'or noir, les producteurs du Golfe puiseraient dans leurs stocks d'or pour maintenir à flot leurs liquidités. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NARONG SANGNAK)

L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.

Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.

Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.

"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).

Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.

Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.

La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé

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L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans (archives). (© KEYSTONE/EPA REUTERS POOL/SARAH MEYSSONNIER / POOL)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.

M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision mortelle

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La collision a fait deux morts et plusieurs blessés dont certains "grièvement" (archives). (© KEYSTONE/AP/Ryan Murphy)

L'aéroport de LaGuardia à New York va rester fermé lundi jusqu'à au moins 19h00 suisses après une collision qui a fait deux morts et plusieurs blessés dont certains "grièvement" dimanche soir entre un avion et un véhicule de pompiers sur une piste d'atterrissage.

Le pilote et le copilote de l'appareil d'Air Canada sont décédés dans l'accident, a dit Kathryn Garcia, directrice générale de l'Autorité aéroportuaire qui gère l'aéroport au cours d'une conférence de presse. "Malheureusement, le décès des deux pilotes est confirmé", a-t-elle dit.

Au total, "41 personnes, dont des passagers, des membres d'équipage et des pompiers, ont été transportées à l'hôpital", a ajouté Me Garcia en précisant que "certains sont grièvement blessés". Selon l'Autorité aéroportuaire, 32 personnes ont pu quitter l'hôpital et neuf personnes restaient hospitalisés lundi matin dont les deux personnes qui se trouvaient dans le véhicule de pompiers. Ces deux personnes sont dans "un état stable" et leur vie n'est pas en danger, a dit Mme Garcia. "Ils ont pu parler et nous informons leur famille", a-t-elle dit.

L'accident s'est produit dimanche vers 23H40 (lundi 04h40 suisses). L'avion, un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d'Air Canada est entré en collision avec un véhicule de secours et de lutte contre les incendies de Port Authority qui intervenait sur un autre incident.

L'agence de sécurité américaine dans les transports (NTSB) a annoncé avoir immédiatement déployé une équipe pour enquêter sur l'accident. Selon la compagnie Jazz Aviation, l'avion s'était posé à New York après avoir décollé de Montréal avec à bord 72 passagers et 4 membres d'équipage.

"Urgence"

Des images de l'AFP montrent un avion siglé Air Canada Express, de nuit, sur une piste d'atterrissage, dont le cockpit et la partie avant sont gravement endommagés. De nombreux engins de secours sont également sur place, d'après ces photos.

L'Autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait annoncé un peu avant le fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte".

Le site internet de suivi des vols FlightRadar24 a indiqué que l'avion était entré en collision avec le véhicule de secours lors de son atterrissage. Il "roulait sur la piste lorsqu'il a percuté" le véhicule qui traversait sa trajectoire, selon FlightRadar24.

Les services des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnel d'urgence" à proximité de ce grand hub de transport situé dans l'arrondissement du Queens, et qui dessert presque uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada. "Empruntez des itinéraires alternatifs", ont-ils recommandé sur X.

Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site web de l'aéroport. LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X.

Les passagers devaient également patienter plus longtemps pour passer les contrôles de sécurité en raison de "répercussions sur les effectifs" causées par l'expiration d'un financement fédéral, avait précisé l'aéroport la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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