International
Les Albanais ont voté pour des législatives test sur l'UE
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Les Albanais ont voté dimanche pour départager le Premier ministre et une opposition aussi large que déterminée à le faire chuter, lors de législatives aux allures de test pour les rêves européens de ce petit pays des Balkans.
Au total, 3,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes. 140 sièges de députés, élus pour quatre ans, sont en jeu et une quarantaine de partis étaient engagés dans ce scrutin proportionnel, qui a été dominé par le duel entre le Premier ministre socialiste Edi Rama et Sali Berisha, du Parti démocrate (droite).
"Le scrutin en général s'est déroulé conformément aux normes et aux standards", a déclaré Ilirjan Celibashi, responsable de la Commission électorale centrale (CEC), lors d'une conférence de presse à Tirana peu après la fermeture officielle des bureaux de vote à 19H00.
"Il faut conserver calme et retenue pendant le dépouillement qui sera un processus transparent et surveillé", a-t-il ajouté, précisant que les premiers résultats "seraient publiés mardi".
Mais sans attendre, M. Berisha a affiché son "optimisme" dimanche soir, prédisant devant la presse "les dernières heures au pouvoir d'Edi Rama".
Ce dernier brigue un quatrième mandat consécutif de Premier ministre, ce qui serait inédit. Dans un communiqué, les socialistes ont appelé à "rester calme" et "éviter les provocations" pour "faire sortir la victoire des urnes où le peuple souverain a déjà scellé sa décision historique".
Scruté de près
Pour éviter les fraudes, de l'encre bleu foncé a notamment été apposée sur l'ongle des votants, et plus de 2000 observateurs étrangers et albanais avaient été déployés.
La communauté internationale scrute de près ces élections, considérées comme un test du bon fonctionnement d'institutions fragiles. Depuis la fin du communisme au début des années 1990, les résultats sont systématiquement contestés par les perdants et donnent lieu à des allégations de fraude.
L'UE veille aussi à la poursuite de la lutte contre le crime organisé et la corruption, condition cruciale pour Bruxelles qui a ouvert en juillet 2022 des négociations pour l'adhésion de ce pays, de loin le plus europhile de la région.
Selon M. Celibashi, la CEC "a dénoncé auprès du parquet spécial contre le crime et la corruption", le SPAK, "cinq cas de crimes électoraux constatés" dimanche.
Un autre défi s'est ajouté au scrutin: le vote pour la première fois de la diaspora, par voie postale. Selon les estimations de la CEC dimanche soir, quelque 192'000 bulletins de la diaspora, sur près de 246'000 inscrits, étaient déjà arrivés.
La participation était de 41,38% à 18H00.
Anisa Bega, 25 ans, était à Tirana parmi les premiers à l'ouverture des bureaux à 07H00, pleine d'espoir d'un "avenir meilleur et plus sûr". Agim Lali, 70 ans, souhaitait lui "construire une meilleure Albanie pour nos enfants, nos petits-enfants", pour "qu'on ne quitte pas l'Albanie".
Le pays, où les salaires sont bas, connaît comme ailleurs dans les Balkans l'exode de ses habitants, vers des pays comme l'Allemagne ou l'Italie.
Crime organisé
Ancien leader étudiant opposé au régime communiste qui domina le pays pendant plus de quatre décennies, ex-maire de Tirana, Edi Rama est devenu chef du gouvernement en 2013. Sa carte majeure: la promesse d'intégrer l'UE "d'ici 2030".
L'opposition l'accuse régulièrement de liens avec le crime organisé. Lui se dit prêt à se "retirer de la vie politique si quiconque arrive à établir des liens avec la corruption ou les milieux criminels".
M. Berisha fut quant à lui le premier président non communiste d'Albanie, et s'est allié avec plus d'une vingtaine d'autres partis contre M. Rama.
Il promet, à l'instar du président américain Donald Trump, la "Great Albania", avec un programme de relance économique, et s'est assuré pour sa campagne les services d'un consultant du Parti républicain américain, Chris LaCivita.
Déclaré "persona non grata" aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en raison de son implication présumée dans le crime organisé et la corruption, M. Berisha est aussi poursuivi en Albanie pour "corruption passive d'un haut fonctionnaire".
Autre nouveauté de ce scrutin: des fonctionnaires et agents publics de la justice étaient déployés pour la première fois aux côtés de la CEC.
La justice albanaise a lancé pléthore d'enquêtes ces derniers mois, qui pourraient peser sur le scrutin. Le SPAK a indiqué avoir ouvert en 2024 des enquêtes contre 33 anciens hauts fonctionnaires.
Le scrutin de dimanche précède de quelques jours le sommet de la Communauté politique européenne (CPE, cercle de 47 pays européens, membres ou non de l'UE), prévu vendredi à Tirana.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Réforme judiciaire en Italie: le oui et le non au coude-à-coude
Le "oui" et le "non" étaient au coude-à-coude lundi après-midi à l'issue du référendum sur la réforme judiciaire voulue par la cheffe du gouvernement italienne Giorgia Meloni. Un texte dénoncé par l'opposition qui y voit une tentative de mainmise sur les magistrats.
Un sondage à la sortie des urnes publié par la télévision publique RAI donne le "non" entre 49% et 53% et le "oui" entre 47% et 51%. Un second sondage réalisé pour le groupe Sky donne le "non" à 51,5% et le "oui" à 48,5%, avec une marge d'erreur de +/-2,2 points de pourcentage.
Un échec du référendum serait un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.
Carrières séparées
La réforme, qui passe par une modification de la Constitution, entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.
Le gouvernement de Mme Meloni juge cette réforme indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées.
Deux conseils distincts
Le volet le plus controversé de la réforme concerne les modifications apportées au CSM, dont les membres étaient jusqu'à présent élus par leurs pairs et par le Parlement. La réforme diviserait le CSM en deux conseils distincts: l'un pour les juges, l'autre pour les procureurs. Une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres serait créée.
Trois membres seraient nommés par le président de la République, trois autres seraient tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf seraient tirés au sort parmi les juges et procureurs.
Le deuxième volet consiste à empêcher les juges ou les procureurs de passer d'une fonction à l'autre, même si seule une infime minorité le fait. Depuis 2022, ils ne sont autorisés à changer de poste qu'une seule fois au cours des dix premières années de leur carrière.
Ce système est considéré par de nombreux magistrats comme un rempart contre les ingérences politiques, mais les partisans de la réforme affirment que des relations trop étroites entre procureurs et juges portent préjudice aux accusés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Données sensibles transmises à Moscou par Budapest: l'UE préoccupée
La Commission européenne s'est dite "très préoccupée" lundi par des informations du Washington Post suggérant que la Hongrie a fait fuiter des données sensibles à Moscou depuis des années.
Selon cet article, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, profite régulièrement de pauses lors de réunions entre responsables de l'UE à Bruxelles pour appeler son homologue russe Sergueï Lavrov et le tenir informé en temps réel des discussions.
Grâce à ces appels, "depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union européenne", assure le média, citant une source anonyme. Ces informations ont suscité une vive levée de boucliers à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés après un sommet jeudi dernier, lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.
"Clarifications" exigées
La Commission attend du gouvernement hongrois "qu'il apporte des clarifications nécessaires", a affirmé une porte-parole de l'exécutif européen, Anitta Hipper. Selon elle, "une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu'entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l'UE".
Ces allégations ont également qualifiées de "très graves" par Berlin. "Les discussions au sein de l'UE, y compris entre les ministres des Affaires étrangères de l'Union, sont confidentielles", a estimé un des porte-parole de la diplomatie allemande.
Le ministre hongrois en question, Peter Szijjarto, a démenti ces informations, les qualifiant de "fake news". En campagne pour sa réélection, le Premier ministre Viktor Orban a lui dénoncé une "attaque grave" contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son ministre.
Orban, cavalier seul
Cette situation complique encore davantage des relations déjà très tendues entre l'UE et Budapest. Voilà plusieurs années que Viktor Orban joue avec les nerfs de nombreux dirigeants, en bloquant l'aide à l'Ukraine ou en se rendant à Moscou pour échanger avec Vladimir Poutine. En privé, comme en public, les responsables européens ne cachent plus leur exaspération vis-à-vis du dirigeant hongrois.
Très remontés à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, ils ont d'une seule voix dénoncé le cavalier seul de Viktor Orban, qui continue à bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Et attendent désormais tous l'issue de l'élection hongroise, prévue le 12 avril.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d'ailleurs estimé que l'article du Washington Post "ne devrait surprendre personne". C'est "l'une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c'est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire", a-t-il déclaré.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'once d'or poursuit sa dégringolade
L'or, valeur refuge par excellence, voyait son cours reculer lundi matin. De gros détenteurs s'en détournent afin de faire face aux effets inflationnistes du conflit au Moyen-Orient.
Vers 08h10, l'once d'or plongeait de 7,74% à 4139,10 dollars et l'once d'argent de 8,70% à 61,58 dollars.
Le métal précieux poursuit ainsi sa chute "pour la quatrième semaine consécutive, alors que la guerre au Moyen-Orient a exacerbé les craintes inflationnistes et que les grandes économies sont contraintes de renforcer leurs liquidités, notamment par la vente d'or, afin de compenser l'effet de la guerre", notent les experts de la plateforme Trading Economics.
"A cela s'ajoutent des informations tout à fait plausibles selon lesquelles les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Oman) vendraient leurs réserves d'or pour accroître leurs liquidités, alors que le conflit pèse sur leurs flux de trésorerie liées à l'énergie", a complété Tony Sycamore d'IG dans un commentaire, après que l'or a clôturé la semaine dernière sur sa huitième semaine de recul (à 4497 dollars, soit une baisse de 3,29%).
Les experts de Trading Economics ne voient pas de signe d'apaisement sur le front, Donald Trump menaçant de bombarder les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et Téhéran brandissant des représailles sur des cibles américaines et israéliennes clés.
Ils ajoutent que la semaine passée déjà, l'or a perdu plus de 10%, quand la flambée des prix du pétrole alimente les craintes d'une reprise du renchérissement. Ce qui pousse de plus en plus les courtiers à parier sur une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine autour de la fin de l'année, dans un contexte de crainte d'inflation persistante. Ses homologues européenne, japonaise et anglaise ont laissé leurs taux inchangés, mais se sont dites prêtes à resserrer leur politique monétaire si la hausse des prix se poursuit.
La Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi choisi le statu quo tout en relevant sa prévision d'inflation pour 2026 à 0,5%, contre 0,3% jusqu'ici, restant dans la cible de 0% à 2%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
International
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP. Il avait été battu par Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995.
M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès à l'élection présidentielle de 2002, où il avait été éliminé au premier tour.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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