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Les exportations mondiales d'armes s'envolent, selon le SIPRI

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Plus de 460 avions de combat américain F-35 sont en attente de livraison (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Les flux mondiaux d'armes ont augmenté de près de 10% au cours des cinq dernières années, selon un rapport de l'institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) publié lundi. Rien qu'en Europe, les importations ont plus que triplé.

La forte augmentation observée dans les pays européens s'explique largement par l'achat d'armes pour l'Ukraine mais également par le renforcement de leurs capacités militaires face à la menace perçue de la Russie, selon ce rapport.

Le volume des flux mondiaux d'armes a augmenté de 9,2% entre 2021 et 2025 par rapport aux cinq années précédentes, selon le SIPRI. L'organisation compare les tendances sur cinq ans, car des livraisons dans le cadre de contrats importants peuvent fausser les chiffres annuels.

Si les importations d'armes en Europe n'ont pas encore atteint les niveaux observés pendant la guerre froide, "l'Europe est aujourd'hui le plus grand destinataire d'armes", a déclaré à l'AFP Mathew George, directeur du programme sur les transferts d'armes du SIPRI.

"Les livraisons à l'Ukraine depuis 2022 sont le facteur le plus évident, mais la plupart des autres États européens ont également commencé à importer beaucoup plus d'armes afin de renforcer leurs capacités militaires face à la menace croissante perçue de la Russie", a-t-il précisé dans un communiqué.

Armes américaines avant tout

Les pays européens ont représenté 33% des importations mondiales d'armes, augmentant leurs importations de 210% par rapport à la période quinquennale précédente.

Près de la moitié des armes importées (48%) en Europe, provenaient des États-Unis. Les États-Unis ont dominé les exportations d'armes, représentant 42% de tous les transferts internationaux d'armes au cours de cette période, contre 36% précédemment.

En dépit de la volonté affichée de l'Europe de devenir plus autonome, les transferts entre pays européens ne représentent qu'un cinquième des flux dans la région, note le spécialiste. "Les fournisseurs européens continuent de se fournir principalement en dehors de l'Europe plutôt qu'en son sein", a déclaré M. George.

L'Allemagne a dépassé la Chine pour devenir le quatrième exportateur d'armes en 2021-2025, avec 5,7% des exportations mondiales d'armes. Près d'un quart des exportations allemandes ont été destinées à l'Ukraine sous forme d'aide et seulement 17% à d'autres États européens, ce qui signifie que plus de la moitié a quitté le continent.

La domination des États-Unis dans l'approvisionnement de l'Europe devrait se poursuivre dans un avenir prévisible, a déclaré M. George, soulignant que plus de 460 avions de combat F-35 étaient en attente de livraison.

Moyen-Orient

Les importations d'armes au Moyen-Orient ont diminué de 13% entre 2016-2020 et 2021-2025. Mais trois des principaux importateurs mondiaux provenaient toujours de cette région, qui a reçu plus de la moitié de ses importations (54%) des États-Unis.

L'Arabie saoudite représentait 6,8% des importations mondiales, tandis que le Qatar et le Koweït représentaient respectivement 6,4% et 4,8%.

"À l'avenir, nous voyons une liste de livraisons en attente pour le Moyen-Orient" et une fois ces livraisons effectuées, "nous pourrions donc voir ces chiffres augmenter", dit M. George à l'AFP.

En matière d'exportations, les États-Unis sont loin devant le deuxième exportateur, la France, qui a vu ses exportations augmenter de 21%, mais ne représentait que 9,8% des exportations mondiales d'armes en 2021-2025. La Russie, troisième exportateur mondial, est le seul des dix premiers pays à avoir vu ses exportations baisser.

Ses ventes d'armes ont chuté de 64% en volume en 2021-2025 par rapport aux cinq années précédentes, réduisant sa part mondiale des exportations de 21% en 2016-2020 à 6,8% en 2021-2025.

Production nationale

La baisse des exportations russes s'explique par le fait que Moscou utilise davantage ses équipements pour la guerre en Ukraine, mais aussi parce que les États-Unis et l'Europe ont poussé les pays tiers à ne pas acheter d'armes russes, a déclaré M. George.

De plus, les deux principaux importateurs d'armes russes, la Chine et l'Inde, "s'intéressent au développement et à la production sur leur sol de technologies de défense", a ajouté M. George. Dans le cas de l'Inde, le pays a également "cherché à diversifier ses sources d'approvisionnement".

La décision de la Chine de développer sa production et de réduire ses importations russes a entraîné une baisse de 72% de ses importations globales.

Selon le SIPRI, le pays est sorti du top 10 des importateurs pour la première fois depuis le début des années 1990.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Disneyland Paris ouvre son extension, un projet de 2 milliards

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La montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle. (© KEYSTONE/EPA/Thibault Camus / POOL)

De nouvelles attractions, un lac artificiel et surtout le village de la "Reine des Neiges": au terme de plusieurs années de travaux, Disneyland Paris, en Seine-et-Marne, ouvre dimanche au grand public sa nouvelle expansion, un projet de 2 milliards d'euros.

Le président Emmanuel Macron s'est rendu vendredi sur le site, où il a été accueilli par le PDG de Disney Josh d'Amaro. Il a remercié le "collectif qui rend tout ça possible", à savoir l'entreprise, les élus et les services de l'État.

Au c½ur de cette nouvelle zone, un lac de trois hectares conçu pour un spectacle nocturne, avec jets d'eau, effets pyrotechniques et des centaines de drones aériens et aquatiques.

Tout au fond, la montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres de hauteur, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle et ses maisons pointues distribuées autour d'une fontaine givrée, qui semblent tout droit sortis du film de 2013.

"Frozen ever after", l'attraction phare, emmène les visiteurs dans le monde glacé d'Anna et d'Elsa, un périple en barque et en musique, avec descentes de rivière et rencontres des personnages principaux du classique.

Renforcer l'attrait

La zone thématique de la Reine des Neiges doit venir renforcer l'attrait du parc Walt Disney Studios, le 2e parc de Disneyland Paris - qui sera rebaptisé pour l'occasion Disney Adventure World. Ouvert en 2002, l'espace n'avait pas réussi à atteindre la popularité du parc classique fondé en 1992.

Mais l'extension propose aussi un accès à d'autres univers de Disney: le film "Raiponce" a notamment inspiré une attraction de barques tournoyantes. Et les travaux ne sont pas encore achevés: le parc accueillera dans les années à venir une attraction aux couleurs d'un autre grand succès de la compagnie, "Le Roi Lion".

L'extension avait été annoncée en 2018 par the Walt Disney Company sur le site de Marne-la-Vallée, avec à la clef un plan de développement pluriannuel doté de 2 milliards d'euros.

Disneyland Paris, qui emploie environ 19'000 salariés, reste très discrète sur ses chiffres de fréquentation ou les revenus générés. Mais ses nouvelles attractions devraient drainer davantage de clients, et aussi les faire rester un peu plus, avec davantage de nuitées dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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OMC: le facilitateur sur la réforme "raisonnablement optimiste"

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Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'OMC. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le facilitateur des discussions préparatoires sur la réforme de l'OMC se dit "raisonnablement optimiste" pour une feuille de route sur cette question au terme de la ministérielle de Yaoundé. D'autres sources font état de peu d'avancées.

"Les discussions depuis hier sont plutôt bonnes" dans les petits groupes restreints, a affirmé vendredi à Keystone-ATS et à l'AFP l'ambassadeur norvégien auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève Peter Ollberg. Mais certains pays ont déjà entamé le traditionnel jeu du marchandage qui permet d'aboutir à des accords dans les ministérielles.

D'autres sources déplorent le manque d'interactions. De nombreuses délégations lisent des déclarations plutôt que de dialoguer, à la grande frustration des Etats-Unis. Jeudi soir, une source diplomatique avait affirmé à Keystone-ATS ne pas avoir observé d'avancée, ni de changement de position.

L'UE, la Chine ou une coalition d'une dizaine d'Etats, dont la Suisse, souhaitent une feuille de route ambitieuse pour aboutir à des réformes concrètes d'ici 2028. Les Etats-Unis avaient affirmé avant la ministérielle ne pas pouvoir accepter le texte sur la table. Et l'Inde ne veut pas de davantage de flexibilité pour davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC.

Les Etats se divisent aussi sur les critères et les avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Les Etats-Unis ciblent la Chine qui a pourtant elle annoncé il y a quelques mois qu'elle n'appliquerait plus les bienfaits de ce statut.

Pékin est également attaqué sur la question de l'équité. Les Etats-Unis et l'UE, dont le marché est inondé d'exportations chinoises, lui reprochent un manque de "réciprocité". Le marché chinois reste largement fermé.

Mais les discussions n'empêchent pas également des moments moins tendus à la ministérielle. "Cela cabotine dans les négociations", explique une source au courant des discussions. Des chansons d'anniversaires ont été entendues dans une salle. Une première réunion plénière sur la réforme était prévue pour vendredi soir, avant que les délégations ne discutent d'autres questions dès samedi entre elles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Volkswagen "en contact" avec le secteur de la défense

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Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires, a annoncé son patron vendredi.

Dans la défense, "nous n'avons pas été actifs pendant des décennies et nous avons un important retard à rattraper, c'est pourquoi cela pourrait constituer une solution pour Osnabrück (ouest)", a estimé Oliver Blume, président du directoire du groupe, lors d'un congrès à Francfort.

Le groupe de Wolfsburg discute avec des entreprises "par exemple dans la défense antimissile", a ajouté M. Blume, sans préciser lesquelles.

Fin 2024, Volkswagen avait annoncé que le site situé en Basse-Saxe, qui emploie 2.300 personnes, ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027 en vue d'un autre usage de l'usine, dans le cadre d'un plan massif d'économies en milliards d'euros pour restaurer la rentabilité de la marque.

Pas de décision définitive

"La situation géopolitique a changé" et "il faut agir", a estimé M. Blume, raison pour laquelle le groupe est en contact avec "avec diverses entreprises de l'armement".

L'usine d'Osnabrück ne produirait toutefois "pas de systèmes d'armes", a précisé le patron de Volkswagen, mais plutôt des équipements de "transport militaire" car "c'est là que se trouve notre compétence clé".

"Ce genre d'activités pourrait être en adéquation avec nos valeurs", a-t-il souligné.

Selon un article du Financial Times publié mardi, Volkswagen serait en discussion avec la société Rafael Advanced Defence Systems, qui a conçu le Dôme de fer israélien, pour produire divers composants, comme les camions qui transportent les missiles du système ou des générateurs électriques.

Interrogé mercredi par l'AFP sur ces éventuelles discussions, un porte-parole s'est borné à affirmer "qu'à ce jour, aucune décision ni conclusion définitive n'avait été prise concernant l'avenir du site".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'UE et les pays du PTPGP inquiets de la Chine et des Etats-Unis

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Le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/Rick Rycroft)

L'UE et les pays du Partenariat transpacifique (PTPGP) se sont réunis en marge de la ministérielle de l'OMC à Yaoundé. Dans une déclaration commune vendredi, ils s'en sont pris sans les nommer aux Etats-Unis et à la Chine.

Les deux parties se sont rapprochées il y a quelques mois. Si elles venaient à aboutir à un accord à l'avenir, elles pèseraient ensemble plus de 40% du commerce mondial. La rencontre de vendredi était la première depuis le discours remarqué à Davos (GR) du Premier ministre canadien Mark Carney sur l'importance des puissances moyennes face à Washington, Moscou et Pékin.

Un rapport d'étape sur la collaboration possible entre les Vingt-Sept et les Etats du PTPGP, dont l'Australie, le Canada et le Japon, sera rendu à leur prochain dialogue.

L'UE est à l'offensive ces derniers mois. Elle vient de conclure un accord commercial avec l'Australie. Et le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine dont les exportations inondent les pays européens. Alors même que le marché chinois reste largement fermé.

Certains observateurs font remarquer que l'UE souhaite mettre la pression sur Pékin en se rapprochant du PTPGP. Dans leur déclaration de vendredi, ces acteurs se disent "inquiets des pratiques de distorsion des marchés qui perturbent les flux du commerce et de l'investissement" et provoquent "une surcapacité". Un message clair pour la Chine contre laquelle le PTPGP avait été pensé.

Trump ciblé sans être nommé

De même, l'UE et le PTPGP "sont préoccupés par la coercition économique qui cherche à exploiter les vulnérabilités économiques et les dépendances", une réprobation à peine voilée de la politique de l'administration de Donald Trump.

Plus largement, ils sont favorables à des recommandations concrètes pour la réforme de l'OMC d'ici la ministérielle de 2028. Jeudi, au premier jour de la réunion camerounaise, les discussions en petits groupes secrets n'avaient pas permis de faire changer les fronts, a affirmé à Keystone-ATS une source diplomatique.

Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a lui menacé d'avancer avec d'autres pays en dehors du cadre de l'OMC sur des formats facilités de plurilatérales. Et il considère déjà que l'organisation n'est pas capable de répondre à la surproduction chinoise. "Ce travail sera mené ailleurs", avait-il ajouté dans son message vidéo, diffusé comme tous ceux des différents ministres, au début de la ministérielle camerounaise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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