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International

Une vague de chaleur exceptionnelle se déploie sur la France

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La France est fortement touchée par la vague de chaleur (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/ARMIN WEIGEL)

Une vague de chaleur exceptionnelle et précoce a commencé à s'abattre mardi sur la France et durera jusqu'au week-end, un nouveau signe du changement climatique aux conséquences humaines et économiques de plus en plus coûteuses.

Avec l'arrivée d'air chaud venu du Maghreb en passant par l'Espagne qui suffoque déjà, le Sud-Ouest a été touché en premier mardi avec des températures qui sont montées jusqu'à 34°C à Bordeaux et 37°C à Toulouse.

Le mercure va s'affoler, encore une fois, de jeudi à samedi dans la moitié sud, avec 38°C à 40°C attendus par exemple vendredi dans le Sud-Ouest, et des pointes au-delà de 40°C localement, selon Météo-France. Et avec entre 30°C et 35°C dans la moitié Nord vendredi et samedi.

Signe sans équivoque du réchauffement de la planète, les vagues de chaleur se multiplient et s'intensifient un peu partout dans le monde.

En Espagne, la température a atteint jusqu'à 42,3°C à Villarobledo et Talavera de la Reina (centre).

D'après l'agence météorologique espagnole Aemet, les températures sont supérieures "de 7 à 12 degrés" aux normales saisonnières et cette vague de chaleur devrait se prolonger jusqu'à samedi au moins.

"Cette vague de chaleur si précoce" avec des températures battant "des records et qui s'ajoute à une autre vague de chaleur il y a un moins d'un mois" est un fait "extrêmement préoccupant", a déclaré la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera.

Risque "extrême" d'incendies

Conséquence, le risque d'incendies est "extrême" sur une grande partie de l'Espagne, selon Aemet.

Même chose en France, où le porte-parole de la Fédération des sapeurs-pompiers Eric Brocardi a mis en garde contre un "été de tous les dangers".

Lundi, plusieurs départs de feu importants ont eu lieu dans une région du sud-est de l'Hexagone, brûlant notamment 60 bungalows dans l'un des plus grands campings d'Europe.

Assurant être "pleinement mobilisée", la Première ministre française Elisabeth Borne a réuni mardi préfets et agences régionales de santé pour s'assurer "que tous les dispositifs sont en place".

A Bordeaux, on se prépare: "nous avons acheté des brumisateurs (...) que nous allons installer dans des espaces publics, à la fois dans des places de la ville qui sont des fours, ou des espaces comme les dortoirs de maternelles et des salles de résidences seniors", explique Sylvie Justome, adjointe à la Santé et aux Seniors.

La France métropolitaine a déjà connu des températures plus exceptionnelles en juin. Le record absolu date de juin 2019, avec 46°C à l'ombre à Vérargues (sud-est) mais c'était à la toute fin du mois (28 juin).

Cette vague est la plus précoce. Une précocité qui pèse sur les organismes avec des journées plus longues et des nuits plus courtes en juin qu'en juillet ou en août.

Face au changement climatique, le gouvernement français a annoncé la création d'un fonds de 500 millions d'euros pour la "renaturation des villes".

Sécheresse

La vague de chaleur qui intervient après un printemps particulièrement chaud et sec va encore aggraver la sécheresse des sols, notamment agricoles.

Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, a fait état auprès de l'AFP de niveaux d'humidité des sols "dignes d'une fin juillet".

Quant aux nappes phréatiques, que les précipitations ponctuelles d'été, même fortes, ne peuvent pas recharger, elles sont en baisse, avec une situation "préoccupante" dans certaines régions, selon le Bureau de recherches géologiques et minières.

Dans ce contexte, 36 départements, soit plus du tiers du pays, ont mis en place des restrictions d'utilisation de l'eau.

Les fortes chaleurs sont particulièrement risquées pour les personnes âgées et vulnérables, les nourrissons et les travailleurs en extérieur.

Comme sur ce chantier de construction du tram dans la région de Bordeaux. "Cette semaine on va au moins attaquer à 7 heures. Peut-être 6 heures", explique Aurélien Theillaud, directeur de travaux. Et "le minimum syndical, c'est trois litres d'eau par salarié et par jour".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

New York: "incident" entre un avion et un véhicule à LaGuardia

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L'incident entre un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/FR172090 AP/ADAM GRAY)

Un "incident" impliquant un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York, ont annoncé lundi les pompiers. La nature précise de l'incident n'a pas été explicitée.

Les services d'incendie de New York sont intervenus à la suite d'un incident sur la piste numéro 4, a déclaré un porte-parole dans un e-mail. L'autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait auparavant annoncé la fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte".

Les services officiels d'alerte des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnels d'urgence" à proximité de ce grand site de transport situé dans l'arrondissement du Queens. Il dessert uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada. "Empruntez des itinéraires alternatifs", ont-ils recommandé sur le réseau social X.

Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site en ligne de l'aéroport.

LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une attaque de drones touche un port russe près de la Finlande

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Les autorités russes affirment avoir détruit plus de 50 drones au-dessus de la région de Leningrad (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Un incendie s'est déclaré dans le port russe de Primorsk après une attaque de drones sur la région de Leningrad, près de la frontière finlandaise, ont annoncé les autorités russes tôt lundi. "Plus de 50 drones" ont été détruits dans la nuit au-dessus de cette région.

"Un réservoir de carburant a été endommagé dans le port de Primorsk, provoquant un incendie", a indiqué sur le réseau social Telegram le gouverneur de la région Aleksandr Drozdenko, précisant que le personnel a été évacué.

Ce port de la mer Baltique se situe entre la frontière finlandaise et la grande ville de Saint-Pétersbourg.

Des attaques ukrainiennes ont déjà été recensées dans cette région de Leningrad, mais elle n'est pas un front majeur du conflit opposant la Russie et l'Ukraine depuis février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: pire crise possible de l'énergie depuis des décennies (AIE)

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Le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre et le transit de marchandises s'est effondré de 95% (archives). (© KEYSTONE/EPA/DIVYAKANT SOLANKI)

La guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la crise mondiale de l'énergie la plus grave de ces dernières décennies, a prévenu lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement, menaçant d'"anéantir" les centrales électriques iraniennes, si Téhéran ne le rouvre pas d'ici à la nuit prochaine - 00h44 (mardi en Suisse) selon l'heure de son message sur le réseau social Truth Social.

En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars.

La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, en visite en Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970.

"Menace majeure"

Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite.

"Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les Etats-Unis ont même autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le golfe Persique, nombre de sites énergétiques des pays de la région sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran.

Nouvelles attaques à Téhéran

Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib.

La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du golfe Persique. Le ministère de la défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'intérieur.

Encore "plusieurs semaines"

Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban.

L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé, selon elle, par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Moscou reprend les lancements de Baïkonour

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Le vaisseau cargo de type Progress, le MS-33 a été envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. (© KEYSTONE/AP)

La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, qui avait été endommagé en novembre. Le site est le seul pour la Russie pour envoyer des équipages vers la station spatiale internationale (ISS).

L'agence spatiale russe Roscosmos a diffusé dimanche en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, des vivres et du matériel, atteigne mardi le segment russe de l'ISS.

Sur le réseau social X, l'agence spatiale américaine NASA a indiqué qu'une des antennes du cargo utilisée pour son amarrage automatique à la station ne s'était pas déployée comme prévu, mais que "tous les autres systèmes" fonctionnaient.

Dégâts importants

Selon la NASA, si cette antenne ne se déploie pas, un cosmonaute russe à bord de l'ISS devra piloter et amarrer manuellement le vaisseau.

Il s'agit du premier lancement depuis le pas de tir N°31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l'ISS d'une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain.

Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d'Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu'en 2050.

Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l'URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l'Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine.

Le secteur spatial russe souffre depuis des années d'un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d'échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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