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Une vingtaine de pays cesseront de financer les énergies fossiles

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De grands pays impliqués dans le secteur du charbon - Australie, Chine, Inde, Etats-Unis, Japon ou Russie - ne figurent pas parmi les signataires de l'initiative sur ce combustible très polluant. (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

La COP26 a enregistré jeudi des engagements sur les énergies fossiles, principales causes du réchauffement. Mais avec de grands absents alors même qu'une étude avertissait que les émissions de CO2 étaient quasiment revenues à leurs niveaux records d'avant Covid.

Une vingtaine de pays, dont la Suisse, de grands investisseurs comme les Etats-Unis et le Canada ainsi que des institutions financières se sont engagés à mettre un terme d'ici fin 2022 au financement à l'étranger de projets d'énergies fossiles sans techniques de capture de carbone.

"Investir dans des projets d'énergie fossile laissés tels quels comporte de plus en plus de risques sociaux et économiques", écrivent les signataires dans une déclaration.

Gaz et pétrole inclus

Les nations du G20 s'étaient accordées la semaine dernière pour cesser de soutenir les projets de centrales au charbon à l'étranger. Mais ce nouveau plan inclut pour la première fois gaz et pétrole et contient la promesse de réorienter cet argent vers des énergies renouvelables.

Si cet engagement est tenu, plus de 15 milliards de dollars devraient bénéficier aux énergies propres, estiment des experts.

Charbon: grands acteurs absents

Dans une autre initiative, promue par le gouvernement britannique, plus de quarante nations se sont engagées sur une "déclaration de transition du charbon vers l'énergie propre". Y figurent notamment des pays dans le "top 10" des utilisateurs de charbon pour la production d'électricité, Corée du Sud, Indonésie ou Pologne.

Cette dernière avait toutefois déjà pris des engagements de sortie du charbon. Et de grands acteurs du secteur -Australie, Chine, Inde, Etats-Unis, Japon ou Russie - ne figurent pas parmi les signataires.

Les organisateurs de la COP ont cité en exemple l'accord annoncé plus tôt par lequel l'Allemagne, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'UE se sont engagés à financer une "transition énergétique juste", à hauteur de 8,5 milliards de dollars, pour aider l'Afrique du Sud à sortir de sa dépendance énergétique au charbon. Ce pays n'est cependant pas signataire de l'accord sur ce combustible.

Loin du compte

Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), pour préserver l'objectif idéal de l'accord de Paris d'un réchauffement contenu à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, le monde doit abandonner dès aujourd'hui tout nouveau projet dans les énergies fossiles.

Or selon l'ONG Oil Change International, entre 2018 et 2020, les seules nations du G20 en ont financé à hauteur de 188 milliards de dollars, principalement via des banques multilatérales de développement.

Et 95% des producteurs de pétrole et de gaz explorent ou prévoient d'exploiter de nouvelles réserves d'hydrocarbures, selon un rapport rendu public jeudi par un groupe international d'ONG.

Thunberg: "festival de greenwashing"

Après des engagements sur la réduction de 30% des émissions de méthane en début de semaine, nombre d'observateurs ont toutefois estimé que les annonces de jeudi représentaient un nouveau "pas dans la bonne direction", comme Tasneem Essop, la directrice du Climate Action Network International.

"Le Giec est parfaitement clair: pour éviter un désastre climatique, il faut mettre un terme à notre dépendance aux énergies fossiles et l'élimination du financement est un pas en avant essentiel", a résumé Jennifer Layke, du World Resources Institute, faisant référence aux experts climat de l'ONU.

Un optimisme loin d'être partagé par la jeune égérie du climat Greta Thunberg, qui a fustigé sur Twitter les restrictions d'accès à cette COP, que dénoncent aussi les ONG. "Ce n'est plus une conférence sur le climat. C'est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration du 'business as usual' et du blabla", a-t-elle lâché.

Emissions en hausse

Soulignant l'urgence de la situation, une étude scientifique, diffusée à l'occasion de la COP, a rappelé la froide réalité des chiffres: malgré le trou d'air de la pandémie de Covid-19, qui avait fait fortement reculer les émissions de CO2 en 2020, le mouvement est déjà reparti à la hausse.

D'après le Global carbon project, ces émissions auront rebondi en 2021 à moins d'1% au-dessous de leur niveau record de 2019, laissant de moins en moins de temps pour remplir l'objectif de +1,5°C. Et la source très majoritaire de production de CO2, principal gaz à effet de serre, est justement la combustion des énergies fossiles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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New York: "incident" entre un avion et un véhicule à LaGuardia

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L'incident entre un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/FR172090 AP/ADAM GRAY)

Un "incident" impliquant un avion et un véhicule s'est produit sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de LaGuardia à New York, ont annoncé lundi les pompiers. La nature précise de l'incident n'a pas été explicitée.

Les services d'incendie de New York sont intervenus à la suite d'un incident sur la piste numéro 4, a déclaré un porte-parole dans un e-mail. L'autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait auparavant annoncé la fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte".

Les services officiels d'alerte des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnels d'urgence" à proximité de ce grand site de transport situé dans l'arrondissement du Queens. Il dessert uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada. "Empruntez des itinéraires alternatifs", ont-ils recommandé sur le réseau social X.

Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site en ligne de l'aéroport.

LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une attaque de drones touche un port russe près de la Finlande

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Les autorités russes affirment avoir détruit plus de 50 drones au-dessus de la région de Leningrad (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Un incendie s'est déclaré dans le port russe de Primorsk après une attaque de drones sur la région de Leningrad, près de la frontière finlandaise, ont annoncé les autorités russes tôt lundi. "Plus de 50 drones" ont été détruits dans la nuit au-dessus de cette région.

"Un réservoir de carburant a été endommagé dans le port de Primorsk, provoquant un incendie", a indiqué sur le réseau social Telegram le gouverneur de la région Aleksandr Drozdenko, précisant que le personnel a été évacué.

Ce port de la mer Baltique se situe entre la frontière finlandaise et la grande ville de Saint-Pétersbourg.

Des attaques ukrainiennes ont déjà été recensées dans cette région de Leningrad, mais elle n'est pas un front majeur du conflit opposant la Russie et l'Ukraine depuis février 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: pire crise possible de l'énergie depuis des décennies (AIE)

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Le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre et le transit de marchandises s'est effondré de 95% (archives). (© KEYSTONE/EPA/DIVYAKANT SOLANKI)

La guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la crise mondiale de l'énergie la plus grave de ces dernières décennies, a prévenu lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La crise se cristallise autour du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum à l'Iran, qui le bloque quasi intégralement, menaçant d'"anéantir" les centrales électriques iraniennes, si Téhéran ne le rouvre pas d'ici à la nuit prochaine - 00h44 (mardi en Suisse) selon l'heure de son message sur le réseau social Truth Social.

En réponse, Téhéran a menacé de fermer complètement le détroit et cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars.

La crise de l'énergie a fait réagir le directeur de l'AIE, Fatih Birol, en visite en Australie. Selon lui, "à ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies" des années 1970.

"Menace majeure"

Dans les faits, le détroit d'Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre, le transit de marchandises s'y étant effondré de 95%, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20% de la production mondiale d'hydrocarbures y transite.

"Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie. Il est donc nécessaire de mener une action à l'échelle mondiale", a lancé M. Birol, évoquant une "menace majeure" pour l'économie de la planète.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les Etats-Unis ont même autorisé vendredi pour un mois la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

Outre le blocage du détroit et le fait que Téhéran vise des navires croisant le golfe Persique, nombre de sites énergétiques des pays de la région sont sous le feu de l'Iran. D'après le chef de l'AIE, au moins 40 infrastructures énergétiques sont "gravement ou très gravement endommagées" dans neuf pays du fait de la guerre lancée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran.

Nouvelles attaques à Téhéran

Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener "une large vague d'attaques" à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégage toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Bandar Abbas, dans le sud du pays, l'attaque d'un transmetteur radio "par l'armée terroriste américano-sioniste" a par ailleurs fait un mort et un blessé, a rapporté dans la nuit la radio-télévision publique iranienne Irib.

La nuit a aussi été le théâtre d'attaques dans plusieurs pays du golfe Persique. Le ministère de la défense des Emirats arabes unis a dit répondre à une attaque de missiles et de drones en provenance d'Iran. Deux missiles et un drone ont aussi visé l'Arabie saoudite, selon le gouvernement, tandis que le Bahreïn a fait sonner l'alerte, d'après son ministère de l'intérieur.

Encore "plusieurs semaines"

Si Washington entretient le flou sur la fin de ses opérations militaires, entrées dans leur quatrième semaine, Israël a indiqué dimanche se préparer à "encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah" pro-iranien au Liban.

L'armée israélienne compte "intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes" au Liban pour repousser le Hezbollah "loin de la frontière", a indiqué son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

Dimanche, elle avait détruit un pont stratégique dans le sud du Liban, utilisé, selon elle, par le Hezbollah. Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.

Le président libanais Joseph Aoun a estimé qu'il s'agissait d'un "prélude à une invasion terrestre" et dénoncé "une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban", où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Moscou reprend les lancements de Baïkonour

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Le vaisseau cargo de type Progress, le MS-33 a été envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. (© KEYSTONE/AP)

La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, qui avait été endommagé en novembre. Le site est le seul pour la Russie pour envoyer des équipages vers la station spatiale internationale (ISS).

L'agence spatiale russe Roscosmos a diffusé dimanche en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l'espace à l'aide d'une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, des vivres et du matériel, atteigne mardi le segment russe de l'ISS.

Sur le réseau social X, l'agence spatiale américaine NASA a indiqué qu'une des antennes du cargo utilisée pour son amarrage automatique à la station ne s'était pas déployée comme prévu, mais que "tous les autres systèmes" fonctionnaient.

Dégâts importants

Selon la NASA, si cette antenne ne se déploie pas, un cosmonaute russe à bord de l'ISS devra piloter et amarrer manuellement le vaisseau.

Il s'agit du premier lancement depuis le pas de tir N°31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l'ISS d'une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain.

Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d'Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu'en 2050.

Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l'URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l'Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine.

Le secteur spatial russe souffre depuis des années d'un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d'échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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