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Suisse

Aux cantons de gérer l'offre médicale

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Les cantons devraient gérer l'offre en soins et fixer des plafonds pour l'admission de nouveaux médecins (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les cantons devraient gérer l'admission des médecins remboursés par l'assurance maladie. Le Conseil des Etats a adopté lundi sans opposition un nouveau concept de pilotage du domaine ambulatoire. Mais il l'a épuré des points contestés introduits par le National.

La nouvelle réglementation vise à canaliser l'offre et donc la hausse des coûts. Elle devrait prendre définitivement le relais de l'actuel moratoire, qui vient d'être prolongé jusqu'à fin juin 2021. Le Conseil fédéral réglerait les conditions générales d'admission, la loi définirait certaines exigences à remplir et les cantons limiteraient le nombre de médecins.

Libre choix du médecin

Le National avait revu la copie du Conseil fédéral. Pour éviter toute déconvenue, le Conseil des Etats l'a encore remaniée. Pas question notamment de permettre aux cantons d'assouplir à ce stade l’obligation faite aux assureurs de rembourser les prestations de tous les médecins. "Ce serait une déclaration de guerre", a averti Hans Stöckli (PS/BE) au nom de la commission.

Le libre choix du médecin ne doit pas être remis en question si l’on veut que le projet ait une chance d’être accepté par le peuple. Les sénateurs n'ont pas voulu non plus donner aux assureurs un droit de recours contre les décisions des cantons concernant la fixation et le calcul des nombres maximaux de médecins admis. Les caisses peuvent déjà donner leur avis auparavant dans la procédure.

La Chambre des cantons ne veut en outre rien savoir d'un couplage du projet avec celui de nouveau financement de l'ambulatoire qui prévoit que les cantons mettent également la main au porte-monnaie. Cela pourrait bloquer le dossier pendant des années.

Maîtriser la langue de la région

La loi fixe une série de conditions pour pratiquer à la charge de l'assurance de base. Seuls les médecins participant à un système de dossier électronique du patient pourront être admis.

Autre condition posée notamment face aux médecins étrangers: le praticien devrait avoir travaillé pendant au moins trois ans dans un établissement suisse de formation postgrade, dans le domaine de spécialité concerné, et disposer des compétences linguistiques nécessaires. Le Conseil fédéral s'était opposé à cette formulation pour des raisons de libre circulation avec l'UE.

Par 22 voix contre 17, les sénateurs ont renforcé l'exigence linguistique. Un médecin devrait maîtriser la langue de la région pour être admis à pratiquer. Il devrait passer un test pour le prouver. Les personnes titulaires d’une maturité suisse ou ayant fait leurs études de médecine dans la langue officielle de la région dans laquelle elles exercent seraient exemptées de cette obligation.

La gauche aurait aimé laisser plus de marge de manoeuvre au Conseil fédéral. Le ministre de la santé Alain Berset préférait quant à lui sa proposition initiale, rejetée par 20 voix contre 19: le gouvernement pourrait instaurer une procédure d'examen des connaissances de système de santé suisse, qui aurait lieu dans la langue officielle de la région où l'admission est demandée.

Plafonds

Les cantons pourront limiter dans un ou plusieurs domaines de spécialité ou dans certaines régions le nombre de médecins remboursés. Contrairement au National, le Conseil des Etats ne souhaite pas que ce soit une obligation, au dam de Peter Hegglin (PDC/ZG). Sa proposition de s'en tenir à la proposition de l'autre conseil a été repoussée par 31 voix contre 7.

Les sénateurs n'ont pas voulu non plus forcer la main aux cantons en les empêchant formellement de délivrer une admission dans un domaine de spécialité si les coûts annuels par assuré augmentent davantage que ceux des autres domaines de spécialité dans le canton ou que la moyenne suisse pour ce domaine. Cela doit rester une possibilité.

Pas question non plus d'obliger les cantons à procéder régulièrement à une analyse de l'offre et des besoins en matière de soins. Les critères et les méthodes visant à définir les nombres maximaux devront être fixés par le Conseil fédéral. Celui-ci devra tenir compte en particulier des flux de patients entre les cantons et des régions responsables de la fourniture des soins ainsi que de l’évolution générale du taux d’activité des médecins.

Pas pour les médecins actuels

Les médecins déjà admis et qui ont fourni des soins remboursés ne seront pas concernés par les plafonds. Idem de ceux qui exerçaient dans le domaine ambulatoire d’un hôpital et y poursuivent leur activité.

Avant de fixer des plafonds, le canton devrait entendre les fédérations des fournisseurs de prestations, des assureurs et des assurés et se coordonner avec les autres cantons. Le Département fédéral de l'intérieur, ou un tiers, tiendra un registre des fournisseurs de prestations ambulatoires remboursés par l’assurance de base.

Chaque canton désignera de son côté une autorité de surveillance qui pourra prononcer des avertissements, des amendes jusqu'à 20'000 francs voire le retrait temporaire ou définitif de l'admission.

Le dossier retourne au National.

(KEYSTONE-ATS)

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Vaud

Des bus au lieu des trains ce week-end entre Yverdon et Cossonay

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Le week-end prochain, les voyageurs entre Yverdon-les-Bains et Lausanne devront emprunter des bus (Image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le trafic ferroviaire sera interrompu durant tout le week-end entre Yverdon-les-Bains et Cossonay-Penthalaz. Les trains seront remplacés par des bus. Il faut compter avec une trentaine de minutes de temps de parcours supplémentaire, annoncent les CFF.

Le raccordement de la ligne Orbe-Chavornay au réseau CFF nécessite l'adaptation des infrastructures ferroviaires. Ce sera le cas de la ligne de contact lors du week-end du 28 et 29 mars: quinze nouveaux jougs seront posés sur leurs mâts à l'aide de grues. Pour mener à bien ces travaux, le courant électrique doit être coupé dans toute la gare de Chavornay, annoncent lundi les CFF.

En conséquence, la ligne sera interrompue entre Yverdon-les-Bains et Cossonay-Penthalaz du samedi à 03h50 au lundi à 03h50. Les trains intercity sont remplacés par des bus entre Lausanne et Yverdon-les-Bains. Pour les trains régionaux, les bus circuleront entre Grandson et Cossonay-Penthalaz. Les IR57 sont supprimés.

Les CFF avertissent que d'autres week-ends d'interruption seront nécessaires pour mener à bien l'ensemble des travaux. Ils sont prévus durant l'été: les 4-5 juillet, 11-12 juillet et 22-23 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Trump rétropédale, la Bourse rebondit

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Alerte Info (© )

La Bourse suisse rebondissait vivement lundi midi suite à l'annonce par le président des Etats-Unis d'un moratoire de cinq jours sur toute frappe américaine à l'encontre d'infrastructures énergétiques en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Économie

Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Valais: hausse de la criminalité et stabilité des délis routiers

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Le commandant de la Police cantonale valaisanne Frédéric Gisler et le chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport, Stéphane Ganzer ,ont présenté, lundi à Sion, les chiffres de la criminalité 2025, en Valais. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le nombre total des infractions a augmenté de 2,4% en un an en Valais, a indiqué la Police cantonale valaisanne lundi à Sion. Le nombre des personnes décédées dans un accident de la route a par contre baissé de 20%, selon les statistiques 2025 en matière de criminalité et de sécurité routière.

"Le Valais présente un niveau de sécurité élevé sur lequel on ne peut pas fanfaronner. On doit continuer à investir dans une sécurité globale, en réseau", a résumé lundi Stéphane Ganzer, le chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport, à l'occasion d'une conférence de presse."Près de 90% des délis sont notamment élucidés", s'est-il félicité.

L'élu PLR a rappelé que la délinquance touche de plus en plus l'espace privé, en Valais, avec notamment, une hausse des infractions contre la vie et de la violence domestique. "La question des stupéfiants, elle, n'est plus un sujet périphérique et est souvent devenue transfrontalière."

49 cas par jour

L'an dernier, le nombre d’infractions a atteint 17’819 (49 par jour), soit une hausse de 2,4 % en un an. La majorité de celles-ci concernent le Code pénal (82%) et les adultes (87%).

En 2025, 1171 infractions contre la vie et l’intégrité corporelle ont été enregistrées en Valais, contre 1005 en 2024 (+17%). Celles-ci comprennent les voies de fait, les lésions corporelles, l’omission de prêter secours ou encore la mise en danger de la vie d’autrui. "C'est un constat préoccupant ", a admis le commandant de la Police cantonale, Frédéric Gisler.

Toujours plus de viols dénoncés

L'an dernier, 327 infractions contre l’intégrité sexuelle ont été enregistrées, contre 409 en 2024 (-25%). Cette baisse s’explique, principalement, par la diminution des infractions liées à la pornographie et à l’exhibitionnisme, mais aussi à une baisse des moyens pour effectuer ces contrôles.

Les viols dénoncés poursuivent, par contre, leur progression, passant de 50 cas en 2024 à 56 en 2025. Cette évolution s’explique par l’adaptation des bases légales relatives à la définition du viol entrée en vigueur en 2024 et la libération de la parole.

Un fort attrait pour l'or

Les violences domestiques continuent d'augmenter. En 2025, 1208 infractions ont été enregistrées contre 1060 en 2024 (+14%). Deux homicides ont été commis au sein de la sphère privée durant l’année écoulée.

Les vols par effraction ont grimpé de 25% en 2025. "Cette recrudescence peut, notamment, s’expliquer par l’attrait croissant pour l’or", a souligné Frédéric Gisler. Les brigandages sont, également, en hausse (+21 %). Dans près d’un cas sur cinq, ces infractions sont liées au trafic de stupéfiants.

Stupéfiants: baisse chez les jeunes

Les infractions graves à la loi fédérale sur les stupéfiants ont plus que doublé en cinq ans, passant de 39 cas en 2020 à 81 en 2025. Parallèlement, les infractions liées à la consommation diminuent fortement, passant de 3107 cas à 1695 sur la même période.

Parmi les personnes impliquées, 62% sont des adultes de plus de 24 ans. La proportion des adolescents (15-17 ans) est passée de 17% en 2024, à 12 % en 2025.

Huit décès sur les routes

"L'augmentation sensible de la violence résulte de l'intensification du trafic de stupéfiants. La violence domestique s'installe, elle, dans nos foyers. Elles touchent toutes les couches de la population", a résumé l'ancien procureur. "A l'avenir, la Police cantonale vise à renforcer la proximité et la prévention. Elle souhaite consolider l'action judiciaire et intensifier le travail en réseau."

En 2025, huit personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route en Valais, contre dix en 2024. La moyenne des dix dernières années s’élève à douze. "Par rapport aux années 70, on a divisé ce chiffre par plus de dix", a rappelé Stéphane Ganzer. Pour sa part, le taux de contrôle d'alcoolémie positif a atteint à 4,8%, l'an dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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