Suisse
Guy Parmelin: une présidence aux allures de dernier tour de piste
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Le conseiller fédéral Guy Parmelin sera une seconde fois président de la Confédération en 2026. Ce mandat a des allures de dernier tour de piste pour le Vaudois de 66 ans. Il couronne aussi plusieurs succès récents, comme l'accord douanier avec Washington.
Les Chambres ont élu mercredi le conseiller fédéral UDC. Le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) deviendra président après avoir été régulièrement sur le devant de la scène ces derniers mois, notamment dans le contexte des droits de douane décidés par le gouvernement américain de Donald Trump.
Ayant pris le relai de la présidente actuelle Karin Keller-Sutter, Guy Parmelin a effectué à la mi-novembre une visite-éclair à Washington pour décrocher une déclaration d'intention juridiquement non contraignante, qui permet de réduire ces droits de douane de 39 à 15% pour la Suisse. Le but est d'obtenir à l'avenir un accord contraignant, mais le processus prend du temps.
Pragmatique et adepte de la politique des petits pas, M. Parmelin a salué cette première étape en conférence de presse. "La priorité du Conseil fédéral était de donner un bol d'air à une partie de l'industrie suisse."
En porte-à-faux avec son parti
Autre gros dossier qui occupera le vigneron de Bursins (VD) durant son année de présidence: les relations bilatérales avec Bruxelles. Le Vaudois devra continuer à défendre la position du gouvernement quant au paquet d'accords avec l'Union européenne, contre son parti. Le mois dernier, il a parlé de "grande joie" en signant l'accord sur les programmes de l'UE, qui associe de nouveau la Suisse à Horizon Europe, entre autres.
Le conseiller fédéral sera également en porte-à-faux avec l'UDC au sujet de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", probablement soumise au vote populaire l'année prochaine. L'adoption de ce texte compromettrait les relations avec l'UE. En 2021, c'est Guy Parmelin déjà, en tant que président, qui avait dû signifier à Bruxelles l'abandon unilatéral des discussions par la Suisse en vue d'un accord-cadre, un moment délicat.
Accords de libre-échange
Hors Union européenne, le conseiller fédéral UDC a toujours encouragé une diversification des partenaires commerciaux. Entré au gouvernement le 1er janvier 2016, le ministre de l'économie a fait de la conclusion et de la modernisation d'accords de libre-échange une priorité de son mandat.
Il peut se targuer d'avoir signé en mars 2024 l'accord de libre-échange de l'AELE avec l'Inde, après seize ans de négociations. Au lendemain de la signature à New Delhi, Guy Parmelin a déclaré: "Je suis fier d'avoir signé cet accord après un processus long et sinueux."
Le Vaudois a aussi défendu avec succès l'accord de libre-échange avec l'Indonésie devant le peuple suisse en mars 2021. Puis, Mercosur, Malaisie, Thaïlande, Chili ou encore Turquie: d'autres accords ont été signés. Des actualisations de traités sont en outre souhaitées, notamment avec la Chine et le Japon.
Ces accords ne sont toutefois pas tous dans la poche. Dans sa politique de diversification commerciale, le ministre doit jongler en Suisse entre plusieurs fronts.
D'un côté, la gauche exige que les accords respectent des critères en matière de durabilité et de droits humains. D'un autre côté, la droite économique demande le moins d'exigences possible pour les entreprises. Enfin, les agriculteurs craignent une concurrence déloyale envers les produits suisses, notamment dans le cadre de l'accord avec le Mercosur.
Dossier agricole
Guy Parmelin doit faire face à ces mêmes préoccupations dans le dossier agricole à l'interne. Alors que la PA30+ est en cours d'élaboration, les débats parlementaires au sujet de la PA22+ étaient vifs.
Le Parlement a finalement adopté la Politique agricole, mais dans une version allégée en matière de mesures environnementales par rapport à ce qui était prévu initialement. Le ministre n'a pas voulu se mettre à dos les agriculteurs et l'industrie agro-alimentaire.
Il doit aussi essuyer les critiques de surcharge administrative, lancées notamment lors des manifestations d'agriculteurs début 2024, en Suisse et dans les pays voisins. "Trop de bureaucratie": le reproche est formulé également au sein des entreprises. Le conseiller fédéral dit comprendre ces critiques.
Confiante bonhomie
Durant sa première année de présidence en 2021, Guy Parmelin s'est révélé, notamment sur la scène internationale, en recevant ses homologues américain Joe Biden et russe Vladimir Poutine à Genève. Sur le perron de la Villa La Grange, à l'aise dans sa fonction, il a montré son savoir-faire en interpellant les deux hommes d'Etat dans leur langue, balayant les moqueries sur ses capacités linguistiques.
Son année de présidence a par ailleurs été marquée par la pandémie de Covid-19. Affichant une attitude de confiante bonhomie, le Vaudois s'est montré ouvert, simple et proche des gens. Malgré son faux-pas lorsqu'il a utilisé l'expression "oreiller de paresse" pour qualifier les soutiens aux entreprises et lors d'hésitations face aux cas de rigueur, le ministre de l'économie a été salué pour sa rapidité de réaction au début de la crise sanitaire.
Sur la vaccination ou le respect des directives du Conseil fédéral, Guy Parmelin a affiché sa confiance tranquille dans la population et fait preuve de plus de collégialité que son collègue de parti Ueli Maurer. Il a aussi condamné sans ambiguïté les violences qui ont émaillé certaines manifestations contre le certificat vaccinal en 2021.
Cette même année, il a également regretté la campagne de votation parfois violente sur les initiatives populaires "phytosanitaires", plaidant l'apaisement. Guy Parmelin a encore manifesté cette même rondeur face à l'éventualité d'une crise énergétique en 2022. "L'Etat n'ira pas vérifier chez les gens si leur chauffage dépasse les 19 degrés", avait-il promis.
Sur d'autres dossiers, le conseiller fédéral se tient plutôt en retrait. Par exemple en ce qui concerne les sanctions contre la Russie ou les questions de logement et de droit du bail.
Rumeurs de démission
Maux de dos, chute dans son bureau, âge de la retraite, doyen de fonction au sein du gouvernement: en poste depuis dix ans, le conseiller fédéral a déjà fait l'objet de rumeurs de démission à plusieurs reprises. A tel point qu'il a pris le temps en 2023 de communiquer sur un réseau social dans le seul but de démentir les bruits qui couraient sur son retrait. Les observateurs ont ensuite tablé sur un départ de Guy Parmelin après sa deuxième présidence, pour terminer en beauté, et avant les élections fédérales de 2027.
Le Vaudois s'est affirmé dans sa fonction de conseiller fédéral au fil des années. Par le passé, il a parfois été dépeint en simple porteur d'eau de son parti, comme lors de son accession en 2019 au Département de l'économie et de la recherche, qui ne semble pas avoir été son premier choix. Il a aussi été souvent mal noté dans les classements de popularité et d'influence.
Elu le 9 décembre 2015 pour succéder à Eveline Widmer-Schlumpf, le ministre UDC a fait ses premières armes au Département de la défense. Il y a hérité de certaines casseroles, comme la disparition de documents liés à l'organisation secrète P-26. Mais il a marqué le terrain en faisant augmenter le budget militaire. Il a aussi relancé la procédure d'achat d'avions de combat après l'échec de son prédécesseur Ueli Maurer avec les Gripen.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
La centrale atomique de Gösgen autorisée à redémarrer
Après plusieurs mois d'arrêt, la Confédération a donné lundi son feu vert au redémarrage de la centrale nucléaire de Gösgen, située à Däniken (SO). L'installation répond aux exigences légales requises, a indiqué l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).
L'IFSN a contrôlé et approuvé les travaux de révision effectués ainsi que les mises à niveau apportées au système d'eau d'alimentation, a précisé l'autorité dans un communiqué diffusé sur le réseau social X.
La centrale atomique a été déconnectée du réseau le 24 mai 2025, comme prévu, pour des travaux de révision annuels. La remise en service a été retardée après l'achèvement des travaux. L'exploitant de la centrale nucléaire a dû fournir des preuves concernant une éventuelle surcharge dans le système de tuyauterie d'eau d'alimentation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Fribourg-Gottéron dans de sales draps
Il est minuit moins dix pour Fribourg-Gottéron ! Battus 2-1 à Rapperswil, Julien Sprunger et ses coéquipiers sont menés 2-0 dans une série qui s’apparentait, sur le papier, à une simple formalité.
Malgré l’ouverture du score de Maximilian Streule à la 12e sur un service en or d’Andrea Glaser, les Fribourgeois ont lâché prise d’une manière presque inexplicable. Rapperswil pouvait renverser le cours du match au deuxième tiers grâce à des réussites de Tyler Moy (24e) et de Gian-Marco Wetter (35e). Melvin Nyffeler s’est, ensuite, occupé du reste avec une performance de choix dans sa cage – 36 arrêts – pour provoquer le désespoir des attaquants adverses.
Roger Rönnberg parviendra-t-il à renverser le cours de cette série ? Sur le plan tactique, l’entraîneur fribourgeois semble désarmer devant son compatriote Johan Lundskog qui parvient à exploiter pleinement le potentiel de son équipe. Un premier élément de réponse tombera mardi dans un acte III que Fribourg-Gottéron ne doit pas perdre. Sinon, cette série tournera au fiasco le plus cinglant de son histoire.
2-0 aussi pour Davos
Victorieux de la saison régulière, le HC Davos mène également 2-0 dans sa série face à Zoug. Après sa victoire improbable dans l’acte I, les Grisons se sont imposés 2-0 à Zoug. Simon Knak a ouvert le score à la 33s. Le 2-0 est tombé à 28’’ de la sirène avec la réussite d’Adam Tambellini dans la cage vide.
Auteur de 24 arrêts pour son quatrième "blanchissage" de la saison, Sandro Aeschlimann a parfaitement soutenu la comparaison avec Leonardo Genoni. Le portier du HC Davos a notamment réussi une parade magnifique devant Tomas Tatar à la 56e.
Dans les rangs zougois, l’absence du topscorer Dominik Kubalik a pesé. Sans son artificier tchèque, Zoug a tout simplement concédé une... dixième défaite de rang en play-off.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Une trop lourde défaite pour le Lausanne-Sport
La fin de saison du Lausanne-Sport s’apparentera-t-elle à un hiver sans fin ? Une semaine après leur défaite 2-0 à domicile devant les Young Boys, les Vaudois ont coulé à Lucerne.
Ils se sont inclinés 4-0 contre une équipe qui, elle aussi, n’a plus rien à jouer dans ce championnat. Les largesses défensives des Lausannois n’ont pas pardonné face à un adversaire qui possédait dans ses rangs deux joueurs, Matteo Di Giusto et Pius Dorn, un ton au-dessus des autres.
Nul au Wankdorf
Au Wankdorf, les débats furent, heureusement, beaucoup plus indécis entre les Young Boys et le FC Lugano. Ce partage des points (1-1) qui a très bien reflété la physionomie de la rencontre, fait l’affaire du FC Bâle et du FC Sion dans la course à l’Europe.
Alvyn Sanches et David von Ballmoos furent les hommes de cette rencontre. Le Vaudois a ouvert le score à la 5e avant de commettre une erreur qui a entraîné le penalty d’Anto Grgic pour l’égalisation de la 65e.
Quant à von Ballmoos, il a réussi deux miracles devant Sanches et Edimilson Fernandes en fin de match pour marquer de son empreinte son grand retour au Wankdorf. L’ancien capitaine des Young Boys qui a été poussé vers la porte de sortie un peu brutalement a tenu à rappeler qu’il demeurait un excellent gardien.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Salon du livre de Genève a accueilli 60'000 personnes
Le Salon du livre de Genève, qui a fermé ses portes dimanche et fêtait ses 40 ans, a attiré 60'00 visiteurs en cinq jours. Les organisateurs se félicitent de cette très belle édition anniversaire, qui a accueilli près de 800 auteurs et quelque 250 exposants.
"Au-delà d'un très beau succès de fréquentation, cet anniversaire confirme la capacité du salon à rassembler et à faire vivre, année après année, un rendez-vous culturel majeur en Suisse romande", ont indiqué dimanche après-midi les organisateurs dans un communiqué. L'édition 2025 avait aussi attiré quelque 60'000 visiteurs.
"Scènes combles, attention palpable et longues files de dédicaces: cette 40e édition a confirmé le lien profond qui unit le public au salon et son désir intact de rencontres incarnées", écrivent-ils.
Les responsables saluent aussi l'approche plurielle de la francophonie du Salon. "D'une maison d'édition indépendante ancrée dans son territoire à des éditeurs venus de France, de Belgique, du Québec ou du continent africain, d’auteurs et autrices confirmés à des voix émergentes, des genres les plus populaires aux écritures les plus audacieuses, cette édition a donné à voir la vitalité et la richesse du monde du livre", soulignent-ils.
Du beau monde
Pour cette édition anniversaire, les quatre invités d'honneur étaient Laure Adler, Patrick Chappatte, Hélène Dorion et Douglas Kennedy. Durant cinq jours, la manifestation gratuite a célébré la littérature comme une expérience culturelle et collective en faisant dialoguer les formes, les genres et les générations.
Pour marquer et lancer symboliquement cette 40e édition, neuf librairies genevoises ont accueilli chacune, le jeudi en fin de journée, une personnalité du cru pour partager son rapport intime aux livres et à la lecture.
Un espace dédié à cet anniversaire a proposé une exposition et des oeuvres immersives. Deux tables rondes sont revenues sur l'histoire du salon tout en se penchant sur son avenir, tandis que des moments musicaux ont ponctué les fins de journées.
Parmi les auteurs et autrices invités ont notamment figuré Laurent Mauvignier, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Laura Vasquez, Mélissa Da Costa, Gaëlle Josse, Nancy Huston, Pascal Bruckner, Nicolas Feuz, Christine Ockrent, Pierre Assouline, Akira Mizubayashi ou encore Mikhaïl Chichkine. La jeunesse n'a pas été en reste avec un focus sur le manga et les 75 ans de Petzi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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