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Économie

Bureaux de poste en Valais: entre pragmatisme et jusqu'au-boutisme

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La poste de Vouvry est vouée à fermer au plus tard fin 2028. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme ailleurs en Suisse, la décision de la Poste de fermer des bureaux fait grincer des dents en Valais. Tour d'horizon dans le canton, où 14 des 43 bureaux actuels sont en sursis.

"Depuis l'automne dernier, nous avons rencontré chaque commune et dans quatre cas, nous avons reçu une offre sérieuse pour accueillir une de nos succursales", révèle Stefan Dauner, porte-parole de La Poste, interrogé par Keystone-ATS. Pas de quoi, pour l'instant, lever les incertitudes.

Juste avant Noël, le Conseil général de Sion a soutenu une résolution contre la fermeture de l'office de Sion 2. "La Poste respecte la décision démocratique d'un législatif et en tient compte", précise Stefan Dauner. "Il faut cependant comprendre notre réalité. Nous devons garantir un service universel selon le mandat du Conseil fédéral, avec nos investissements propres."

A Troistorrents, la présidente Corinne Cipolla milite pour un décalage de la mesure préconisée de 8 à 10 ans, aucun commerce ne pouvant être transformé pour l'instant. Sa collègue Véronique Diab-Vuadens parle d'une opposition de principe afin de conserver un bureau de poste à Vouvry. "On se battra jusqu'au bout pour notre population qui ne comprend pas cette situation."

Sentiment d'abandon

A Orsières, "si notre poste ferme, il n'y aura plus d'office offrant un service complet sur Orsières, Liddes, Sembrancher et Bourg-Saint-Pierre", analyse le président Joachim Rausis. "Les citoyens devraient alors se rendre au Châble ou à Martigny. D'où leur sentiment d'abandon."

Cette crainte d'être abandonné prévaut aussi à Evolène où les citoyens seraient contraints de se déplacer jusqu'à Vex, si aucune solution n'est trouvée. "Le nouveau Conseil municipal va réfléchir s'il faut continuer à se battre pour garder un office ou pour trouver une solution en partenariat", confie la présidente Virginie Gaspoz.

A Lens, le président David Bagnoud dit "ne pas croire au miracle. Après Flanthey et Crans, nous allons perdre notre troisième bureau de poste. Un plan B est en cours de réflexion avec une filiale qui pourrait voir le jour dans le commerce de proximité du village."

"En 2017, nous avons déjà perdu notre poste de Basse-Nendaz. Nous allons nous battre pour conserver celle de Haute-Nendaz", précise de son côté le président de la commune, Frédéric Fragnière, rappelant l'importante superficie de sa commune.

Pétition à Chippis

A Saint-Léonard, son homologue Nicolas Pralong regrette la disparition de l'office de poste et d'être mis devant le fait accompli: "Des commerces arrivent et La Poste veut s'en aller." Cette dernière veut y privilégier un partenaire local. "Nous voulons garder un service de proximité", souligne le président.

"Si la municipalité va se battre pour garder son office, un commerce a, lui, contacté La Poste pour accueillir une agence", résume Olivier Perruchoud, le président de Chippis où 1500 signatures ont déjà été récoltées auprès des habitués de l'office.

"A Grimisuat, nous nous opposons à une solution de service à domicile. Par contre, nous sommes prêts à discuter pour un partenariat avec un commerce. Une surface existe", indique son président Raphaël Vuignier.

Dans le Haut-Valais, les postes de Mörel, Munster, Saint-Nicolas et Simplon-Village sont également en sursis.

Loi respectée

Selon la Loi et l'Ordonnance sur la Poste, le 90% de la population d'un canton doit avoir accès à un guichet desservi à maximum 20 minutes de son domicile et à 30 minutes pour un service à domicile. En Valais, ce chiffre atteignait 94% en 2023, selon l'ex-régie fédérale.

Pour mémoire, la direction de La Poste Suisse a annoncé en octobre dernier sa volonté de réduire de 170 le nombre de bureaux de poste dans le pays. Outre les 14 en Valais, 19 fermetures sont prévues dans le canton de Vaud, 11 à Neuchâtel, 9 à Fribourg, 8 dans le Jura, 5 à Genève et 7 dans le Jura bernois et en ville de Bienne.

En novembre, 45 communes ont créé "l'Alliance des communes romandes contre la fermeture des bureaux de poste." Parmi elles figurent les dix communes du Valais romand touchées par cette annonce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Trump rétropédale, la Bourse rebondit

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La Bourse suisse rebondissait vivement lundi midi suite à l'annonce par le président des Etats-Unis d'un moratoire de cinq jours sur toute frappe américaine à l'encontre d'infrastructures énergétiques en Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Économie

Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS décroche une licence pour la gestion de fortune aux USA

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UBS veut développer sa clientèle aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La grande banque UBS a obtenu une pleine licence pour des activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. L'établissement zurichois a confirmé vendredi après-midi une information diffusée peu avant par le Wall Street Journal.

"Cette licence va renforcer notre plateforme bancaire aux USA, améliorer la manière dont nous servons nos clients et les conseillers financiers, tout en nous positionnons pour la prochaine phase de croissance," souligne la banque aux trois clés dans un post Linkedin.

La mesure approuvée par le régulateur doit aider le numéro un bancaire helvétique a développer sa clientèle au pays de l'oncle Sam au-delà des seuls ultrariches, explique de son côté le quotidien économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Mirabaud progresse malgré les taux d'intérêts en 2025

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Les revenus ont reculé, mais le bénéfice a progressé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Mirabaud a dévoilé vendredi ses résultats annuels non audités, marqués par la faiblesse des taux d'intérêts en 2025.

Malgré une baisse des recettes, l'établissement genevois est tout de même parvenu à augmenter son bénéfice net de 10% sur un an à 22,6 millions de francs. Les revenus du groupe ont reculé de 9,7% à 254,7 millions, rapporte un communiqué.

Dans le détail, les revenus des commissions sont passés de 199,3 millions à 183,2 millions. Les opérations de négoce ont par contre engrangé 29,0 millions, contre 23,2 millions un an plus tôt.

La direction explique le recul des recettes par l'arrêt de l'activité de courtage (Mirabaud Securities) et par le repli de la marge d'intérêts à 28,9 millions, après 47,4 millions, "elle-même fortement affectée par la baisse des taux d'intérêt".

Les charges d'exploitation ont été allégées à 218,4 millions, contre 248 millions en 2024, là aussi sous l'effet de la fermeture de Mirabaud Securities.

Fin décembre, les avoirs sous gestion se montaient à 31,7 milliards, après 32,3 milliards. Le total du bilan consolidé s'établissait à 2,2 milliards, contre 1,9 milliard.

Le ratio de fonds propres durs (Tier 1) a progressé à 22,8% (21,5% l'année dernière), tandis que le ratio de liquidité s'est établi à 218% (262%).

Pour 2026, Mirabaud n'a pas détaillé ses prévisions, mais dit vouloir recentrer ses activités sur les marchés cible et mettre à exécution son programme d'investissements dans la technologie et les équipes.

Le rapport financier définitif sera publié fin avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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