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Genève

Enquêtes à la RTS: Harcèlement confirmé, mais la hiérarchie n'est pas inquiétée

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Des cas de harcèlement sexuel au sein de la RTS confirmés par des enquêtes externes (Archives © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les cas de harcèlement au sein de la RTS commis par deux collaborateurs sont confirmés par les enquêtes externes menées suite aux révélations du Temps. Darius Rochebin, lui, est blanchi. Ebranlés par cette crise, les directeurs généraux de la SSR et de la RTS restent en place.

Gilles Marchand, directeur général de la SSR et qui était à la tête de la RTS à l'époque des faits, a reconnu vendredi lors d'une conférence de presse en ligne qu'"une décision erronée avait été prise en 2014 concernant le périmètre de l'enquête à propos d'un cas de mobbing". Mais cela n'a pas été considéré comme une erreur grave dans l'évaluation de la chaîne de responsabilités, selon la SSR.

Le Conseil d'administration de la SSR lui réitère ainsi sa confiance. Il en fait de même avec le directeur de la RTS Pascal Crittin. Le président du Conseil d'administration de la SSR, Jean-Michel Cina, et les deux directeurs ont réitéré leurs excuses aux collaborateurs touchés. Ils regrettent que les personnes en souffrance n'aient pas été assez entendues. Il s'agit désormais de réinstaurer la confiance.

Fin octobre, Le Temps, suivi par d'autres médias, avait révélé des dysfonctionnements au sein de la RTS en épinglant trois collaborateurs, dont l'ex-présentateur Darius Rochebin. Le quotidien relatait des cas de harcèlement sexuel, de gestes déplacés et d'abus de pouvoir.

Départs

Les enquêtes externes menées suite à ces accusations ont conclu qu'il s'agissait, dans deux cas, d'actes qualifiés de harcèlement. Un des collaborateurs a quitté l'entreprise, l'autre a reçu une sanction formelle.

S'agissant de Darius Rochebin, aucun témoignage recueilli ne permet de conclure à des actes relevant de harcèlement sexuel ou psychologique, d'atteinte à la personnalité ou de quelconque infraction pénale. L'avocat de l'ex-star des écrans romands salue vendredi le sérieux de l'enquête qui permet, selon lui, de clarifier la situation.

Darius Rochebin avait immédiatement rejeté les accusations à son encontre et déposé dans la foulée une plainte pénale pour diffamation contre Le Temps. Il avait rejoint la chaîne française LCI à la rentrée, mais il s'est retiré temporairement de l'antenne après la publication de l'enquête. LCI informera lundi sur un éventuel retour de Darius Rochebin à l'antenne.

Bernard Rappaz, rédacteur en chef de l'actualité TV, avait décidé de se mettre en retrait des tâches opérationnelles pendant l'enquête. Le journaliste quitte finalement l'entreprise. Un retour à son poste s'avérait peu réaliste, selon la RTS. Enfin, le directeur des RH quitte son poste pour laisser la place à une nouvelle équipe qui devra incarner le changement.

Pas de sanction

La ligne externe mise en place pour recueillir les témoignages des collaborateurs sur leur souffrance au travail a été activée par près de 220 personnes. En l'état, la RTS estime qu'il n'est pas nécessaire de lancer de nouvelles enquêtes disciplinaires.

L'enquête mandatée par le Conseil d'administration de la SSR sur la chaîne de responsabilités au sein de la RTS révèle "certaines insuffisances managériales" de la part de deux cadres qui n'ont pas agi de manière adéquate dans l'un des cas de harcèlement examinés. Selon les experts qui ont investigué, il n'y a toutefois pas de faute grave. Aucune sanction ne s'impose, selon la RTS.

Lacunes

Les experts externes ont aussi constaté que les instruments mis en place pour protéger les collaborateurs ont révélé des lacunes. Insistant sur la tolérance zéro en matière de harcèlement, le Conseil d'administration de la SSR veut notamment désigner des personnes de confiance au sein de chaque unité et créer un nouveau poste de médiateur.

Ursula Gut-Winterberger, membre du Conseil d'administration, exige un changement de paradigme au sein de l'entreprise. Tous les cadres devront suivre une formation sur le harcèlement et la façon de le traiter, a-t-elle indiqué. De son côté, la RTS, qui révise son dispositif de protection, annoncera des mesures concrètes d'ici juin.

"Pas réglé"

Le Syndicat des mass médias (SSM) craint que les décisions prises par le Conseil d'administration ne suffisent pas, à elles seules, à restaurer la confiance des employés dans la capacité de l'entreprise à traiter les problèmes de management sans concessions. Et de s'interroger sur les personnes qui devront incarner le changement culturel voulu.

"L'affaire n'est pas réglée", a pointé pour sa part la ministre de la communication Simonetta Sommaruga devant les médias. Un changement de culture est nécessaire et le directeur général doit le mettre en oeuvre, a-t-elle exigé.

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Genève

L'ancre du "Montreux" a pu être repêchée dans la rade genevoise

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Selon un contremaître de la CGN, l'ancre n'a pas été endommagée mais était juste recouverte de vase. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Coincée dans la vase au fond de la rade genevoise, l'ancre du "Montreux" a pu être récupérée lundi. Le bateau Belle Epoque de la CGN avait perdu cette imposante pièce lors d'un accostage raté le 13 mars dernier.

D'importants moyens ont été nécessaires pour renflouer cette ancre de 200 kilos ainsi que les 80 mètres de chaîne qui y était reliée, soit près d'une tonne, selon Vincent Pelissier, le directeur de la Compagnie générale de navigation (CGN). Il a d'abord fallu identifier l'endroit exact où étaient enfouies l'ancre et la chaîne.

Une barge munie d'une grue a été utilisée pour sortir les éléments du fond du lac. "Nous avons d'abord tiré la chaîne à la force des bras autant que nous pouvions, puis, nous avons hissé l'ancre avec la grue", a expliqué le contremaître de la CGN Joseph Di Lizio à Keystone-ATS. Les pièces ainsi renflouées ont été mises dans une caisse en bois qui a ensuite été déposée à quai.

Bien préparée, cette opération menée par une entreprise spécialisée dans les travaux lacustres a duré une vingtaine de minutes. "Tout passé bien mieux que ce qu'on pensait", s'est réjoui Joseph Di Lizio, expliquant qu'il s'agissait d'une opération délicate en raison des nombreuses amarres de bateaux se trouvant dans le secteur.

Intacte

"Visiblement, l'ancre n'a pas été endommagée, il y avait juste beaucoup de vase dessus", a-t-il encore ajouté. L'ancre sera rapatriée au chantier naval de la CGN et remise en temps voulu sur le Montreux.

Le Montreux, plus ancien bateau de la flotte Belle Epoque, en service depuis 1904 et classé monument historique, avait raté sa manoeuvre pour accoster au débarcadère du Mont-Blanc à l'arrivée d'une croisière. Le bateau avait fini sa course contre le quai. Un problème de transmission entre la timonerie et la machine serait en cause.

L'incident n'avait fait aucun blessé, mais des dégâts matériels étaient à déplorer. Des embarcations de plaisance avaient été endommagées ainsi qu'un élément de maçonnerie sur le quai. Le Montreux, qui a subi quelques bosses, est en réparation au chantier naval à Lausanne-Ouchy.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Salon du livre de Genève a accueilli 60'000 personnes

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La 40e édition du Salon du Livre de Genève avait débuté mercredi pour se terminer dimanche. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Salon du livre de Genève, qui a fermé ses portes dimanche et fêtait ses 40 ans, a attiré 60'00 visiteurs en cinq jours. Les organisateurs se félicitent de cette très belle édition anniversaire, qui a accueilli près de 800 auteurs et quelque 250 exposants.

"Au-delà d'un très beau succès de fréquentation, cet anniversaire confirme la capacité du salon à rassembler et à faire vivre, année après année, un rendez-vous culturel majeur en Suisse romande", ont indiqué dimanche après-midi les organisateurs dans un communiqué. L'édition 2025 avait aussi attiré quelque 60'000 visiteurs.

"Scènes combles, attention palpable et longues files de dédicaces: cette 40e édition a confirmé le lien profond qui unit le public au salon et son désir intact de rencontres incarnées", écrivent-ils.

Les responsables saluent aussi l'approche plurielle de la francophonie du Salon. "D'une maison d'édition indépendante ancrée dans son territoire à des éditeurs venus de France, de Belgique, du Québec ou du continent africain, d’auteurs et autrices confirmés à des voix émergentes, des genres les plus populaires aux écritures les plus audacieuses, cette édition a donné à voir la vitalité et la richesse du monde du livre", soulignent-ils.

Du beau monde

Pour cette édition anniversaire, les quatre invités d'honneur étaient Laure Adler, Patrick Chappatte, Hélène Dorion et Douglas Kennedy. Durant cinq jours, la manifestation gratuite a célébré la littérature comme une expérience culturelle et collective en faisant dialoguer les formes, les genres et les générations.

Pour marquer et lancer symboliquement cette 40e édition, neuf librairies genevoises ont accueilli chacune, le jeudi en fin de journée, une personnalité du cru pour partager son rapport intime aux livres et à la lecture.

Un espace dédié à cet anniversaire a proposé une exposition et des oeuvres immersives. Deux tables rondes sont revenues sur l'histoire du salon tout en se penchant sur son avenir, tandis que des moments musicaux ont ponctué les fins de journées.

Parmi les auteurs et autrices invités ont notamment figuré Laurent Mauvignier, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Laura Vasquez, Mélissa Da Costa, Gaëlle Josse, Nancy Huston, Pascal Bruckner, Nicolas Feuz, Christine Ockrent, Pierre Assouline, Akira Mizubayashi ou encore Mikhaïl Chichkine. La jeunesse n'a pas été en reste avec un focus sur le manga et les 75 ans de Petzi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Retour sur une expédition suisse en Arctique à l'UNIGE

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L'Université de Genève propose mardi 31 mars une soirée consacrée à une expédition suisse en Arctique avec la projection d'un documentaire, suivie d'une table ronde (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Université de Genève (UNIGE) et la fondation Pacifique organisent mardi 31 mars une soirée consacrée à l'expédition Arctique 2020-2024. Ce tour de l'océan Arctique en voilier visait à collecter des données scientifiques afin de mieux comprendre le rôle de cette région particulièrement sensible aux changements climatiques.

Le documentaire "Horizons Arctiques. Récit d'une expédition suisse inédite" sera diffusé en avant-première. La projection sera suivie d'une discussion sur les enjeux scientifiques, environnementaux et géopolitiques de l'Arctique, en présence notamment de Daniel McGinnis, professeur associé à l'UNIGE, spécialiste des sciences de l'environnement et de l'eau.

Lancée en 2020, l'expédition avait pour objectif scientifique principal de monitorer en permanence les concentrations de gaz à effet de serre en Arctique. Ce projet s'inscrivait dans le cadre de la Décennie des sciences océaniques pour le développement durable (2021-2030), proclamée par les Nations Unies.

La fondation Pacifique, une organisation genevoise à but non lucratif, accueille des jeunes en réinsertion à bord de ses voiliers. Pour l'expédition Arctique 2020-2024, deux voiliers ont été utilisés par les différents équipages: le Mauritius et le Que Sera.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une exposition pour faire des frontières une zone de rencontres

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L'architecte et artiste genevoise Anna Grichting oeuvre à changer les frontières de zone de surveillance militaire à des territoires écologiques et de rencontres comme entre les deux Corées (archives). (© KEYSTONE/EPA/YONHAP)

Les frontières sont souvent vues comme un facteur de division, mais l'architecte et artiste genevoise Anna Grichting travaille à en faire une zone écologique et de rencontres. Une exposition explore cette approche du 1er au 17 avril à la Fondation WRP à Genève.

La Genevoise a vécu proche de plusieurs frontières, que ce soit entre l'Irlande du Nord et l'Irlande ou entre quartiers de différentes communautés aux Etats-Unis. Dans ses travaux de recherche, elle a ensuite oeuvré sur les possibles changements des frontières comme sites écologiques, que ce soit sur les friches du Mur de Berlin ou dans la ville divisée de Nicosie à Chypre.

Les activités humaines de ces zones ont souvent laissé place à une surveillance militaire. Cette situation permet aussi de régénérer la nature dans certains de ces territoires, fait remarquer l'architecte.

De Berlin à l'Irlande du Nord, de Chypre aux deux Corées, elle oeuvre à des plans de l'aménagement de ces sites et à un design participatif avec des responsables politiques, des biologistes, des écologistes ou des artistes.

Elle-même musicienne, Anna Grichting propose aussi une approche musicale avec son projet "Border meetings". L'exposition rassemble ces composantes en combinant documents, maquettes, vidéos, jeux et une "architecture musicale" avec 24 haut-parleurs. Un atelier pour les enfants est prévu. De même qu'une conférence avec animation musicale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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