Économie
UBS-CS: l'USS réclame le maintien des emplois et un bon plan social
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Après le rachat éclair de Credit Suisse par UBS, l'Union syndicale suisse (USS) exige le maintien des emplois et des mesures de prévention. Ce n'est pas aux employés de payer "pour les fautes des managers de la banque et des autorités", tonne-t-elle.
Dans une conférence de presse commune à Berne, la centrale syndicale a exprimé son soutien mardi à l'Association suisse des employés de banque (Aseb) dans sa lutte pour maintenir les emplois et obtenir un bon plan social.
"Les deux banques ont le devoir d'éviter des coupes brutales. L'enjeu est colossal pour les 17'000 employés de Credit Suisse. Directement ou indirectement, des dizaines de milliers d'emplois sont potentiellement menacés", estiment les syndicats.
L'USS fustige les "risques excessifs des responsables de CS qui ont acculé la banque à la faillite" et accuse la Confédération et la BNS d'avoir "jeté de la poudre aux yeux" à la population en prétendant avoir réduit les problèmes des banques d'importance systémique. "Il convient d'éviter que de tels événements se reproduisent", clame-t-elle.
"Task force"
C'est à la fois "horrible et vrai", constate la faîtière: quinze ans après UBS, c'est au tour de Credit Suisse (CS) de devoir être sauvé par l'Etat. Les grands perdants sont "les employés de CS et la population, alors que les anciens responsables de CS ont quitté le navire depuis longtemps avec leurs millions".
L'Aseb réclame des mesures pour favoriser la reconversion du personnel qui sera touché par les rationalisations et demande d'éviter tout licenciement jusqu'à fin 2023.
Les deux organisations estiment urgente la mise en place d'une "task force" réunissant d'ici la fin du mois les partenaires sociaux - donc aussi UBS - afin de préparer un "parapluie de sauvetage" pour le personnel".
Un tel groupe de travail représente un espace structuré pour mener des négociations, a précisé le président de l'USS Pierre-Yves Maillard.
Protection pour les plus de 55 ans
En cas de licenciements, l'USS demande que les personnes concernées puissent retrouver un travail le plus vite possible. Lors de la fusion, les contrats de travail qui seront transférés doivent être assortis d'une protection contre le licenciement, en particulier pour les plus de 55 ans, exige-t-elle encore.
A l'avenir, il reviendra aux autorités de veiller à ce que les banques disposent d'assez de réserves en liquidités et en fonds propres "pour pouvoir supporter elles-mêmes les pertes dans tous les cas de figure". Des restrictions sur la prise de risques des banques doivent être imposées, "et les bonus qui poussent vers les risques doivent disparaître", exige aussi l'USS.
Mais il ne s'agit pas de supprimer les bonus à tous les employés: pour nombre d'entre eux, ils représentent le 13e salaire, a indiqué le chef économiste de l'USS Daniel Lampart.
La conseillère fédérale en charge des finances Karin Keller-Sutter "va devoir expliquer pourquoi on soutient UBS et CS alors que dans le même temps, on économise sur les rentes AVS et on fait baisser celles du 2e pilier" (...), sans compter que "les primes maladie ne cessent de prendre l'ascenseur", relèvent encore les syndicats.
Selon l'institut de recherches BAK Economics, le rachat de CS menace directement "entre 9500 et 12'000 emplois", soit jusqu'à près d'un tiers des effectifs cumulés des deux banques en Suisse (quelque 40'000 postes à elles deux).
Paquet d'aides
La reprise de CS par Credit Suisse pour 3 milliards de francs, annoncée dimanche suite à une série de déboires de CS touchée notamment par des retraits de fonds extrêmement importants, a été rendue possible par un engagement massif de la Confédération et de la Banque nationale suisse (BNS).
La Confédération a accordé une garantie de 9 milliards de francs à UBS afin de réduire les risques liés à l'opération.
Les deux groupes bancaires peuvent aussi "obtenir (de la BNS) une aide sous forme de liquidités jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs au total, au moyen d'un prêt couvert par un privilège en cas de faillite". Par ailleurs, la BNS peut allouer à Credit Suisse une aide "jusqu'à concurrence de 100 milliards de francs sous la forme d'un prêt couvert par une garantie de la Confédération".
La directrice de l'Aseb Natalia Ferrara a demandé que les milliards de francs de garantie de la Confédération soient liés à des conditions en faveur du personnel. Les employés d'UBS seraient eux aussi dans l'incertitude.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Trump se rendra à Pékin les 14 et 15 mai
La visite de Donald Trump à Pékin se déroulera finalement le 14 et 15 mai, a annoncé mercredi la Maison Blanche, alors que la rencontre du président américain avec Xi Jinping était initialement prévue pour fin mars début avril.
"J'ai le plaisir d'annoncer que la rencontre tant attendue du président Trump avec le président Xi en Chine aura désormais lieu à Pékin le 14 et 15 mai", a déclaré la porte-parole de l'exécutif américain lors d'un point presse.
Donald Trump a ensuite confirmé les dates sur son réseau Truth Social, en prédisant que ce voyage serait un "événement considérable".
Il a ajouté que le président Xi et son épouse seraient à leur tour reçus aux Etats-Unis plus tard cette année, un projet connu de longue date.
La visite a été reportée en raison de la guerre au Moyen-Orient, débutée par des frappes israéliennes et américaines contre l'Iran le 28 février.
Karoline Leavitt a laissé entendre que le conflit pourrait avoir pris fin au moment du voyage en Chine.
"Nous avons toujours estimé environ quatre à six semaines (pour la durée de l'opération militaire, ndlr). Vous pouvez faire le calcul", a-t-elle répondu à un journaliste qui lui demandait si les nouvelles dates de la visite à Pékin signifiaient un arrêt en vue des hostilités.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Vaudoise Assurance relève le dividende après un bon exercice 2025
Vaudoise Assurance a enregistré un bénéfice net de 156,3 millions de francs en 2025, en hausse de 16,7% sur un an et le plus élevé de son histoire. Les actionnaires se voient proposer un dividende plus important, a indiqué mercredi l'assureur dans un communiqué.
Vaudoise a profité d'une croissance de 7,5% des primes brutes dans les activités non-vie, qui ont atteint 1,24 milliard, mais un repli a été essuyé dans les activités vie, qui ont généré des primes brutes de 232,9 millions (-3%). Le chiffre d'affaires total s'est inscrit en hausse de 5,7% à 1,52 milliard de francs.
Dans les affaires non-vie, l'évolution des primes provient aussi bien des primes Choses, Responsabilité civile et Véhicules à moteur que des Assurances de personnes non-vie. La croissance est marquée en Suisse alémanique (+9,5%), mais aussi en Suisse romande (+6,8%) et au Tessin (+3,7%). Le ratio combiné s'inscrit à 96,4%, après 97,9%.
Les frais généraux ont légèrement progressé, à 404,7 millions de francs.
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L'augmentation des fonds propres de 5,8% à 2,66 milliards a été soutenue par le résultat net, ainsi que par l'évolution positive de la réserve de réévaluation et la vente de propres parts de capital, précise le communiqué. Le rendement des fonds propres atteint 6,0%, après 5,5%.
Les détenteurs d'actions de type B se verront proposer un dividende en hausse de 3 francs à 27 francs par titre, tandis que pour les nominatives de type A, un versement de 0,40 franc, après 0,35 franc sera proposé.
Lors de l'Assemblée générale, Philippe Hebeisen sera candidat à sa réélection en qualité d'administrateur et de président du Conseil d'administration. Martin Albers, Hélène Béguin, Nathalie Bourquenoud, Javier Fernandez-Cid, Eftychia Fischer, Cédric Moret et Jean-Philippe Rochat se représentent pour un nouveau mandat tandis que Peter Kofmel, entré en fonction en 1999, ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat.
La croissance du chiffre d'affaires devrait se poursuivre lors de l'exercice en cours, qui sera marqué par le rachat du gestionnaire de fonds immobiliers Procimmo Group.
Conséquences de Crans-Montana
A l'instar d'autres compagnies d'assurance, Vaudoise est exposée aux conséquences de l'incendie qui a ravagé Crans-Montana en début d'année. "Il est encore trop tôt pour donner des chiffres concrets. Mais nous tablons sur des charges d'environ 10 millions de francs pour l'exercice 2026", a déclaré mercredi le CEO Jean-Daniel Laffely lors de la conférence de presse sur le bilan.
La majeure partie des prestations d'assurance concerne l'assurance accidents et les traitements des patients souffrant de brûlures graves, a poursuivi le directeur de Vaudoise. De plus, des charges sont également à prévoir dans l'assurance de biens, comme par exemple pour un sinistre survenu dans un cinéma situé à proximité du bar "Le Constellation", qui a été détruit par le feu.
De nombreuses questions restent encore sans réponse concernant cette catastrophe, notamment en matière de responsabilité et de culpabilité. Le coût final de la catastrophe pour les assureurs reste également inconnu. On sait toutefois qu'Axa Suisse assure la responsabilité civile de base de la commune et la responsabilité civile professionnelle du bar. Ces couvertures sont toutefois assorties de plafonds clairement définis, qui excluent une couverture intégrale de l'ensemble des dommages.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le moral des patrons allemands baisse en mars
Le moral des entrepreneurs en Allemagne a baissé en mars, notamment dans les industries les plus énergivores, selon une enquête publiée mercredi, en pleine guerre au Moyen-Orient, qui fait grimper les coûts de l'énergie et perturbe les chaînes d'approvisionnement.
L'indice du climat des affaires de l'institut Ifo, très suivi par les entreprises, s'est élevé à 86,4 points en mars, soit deux points de moins que le mois précédent.
"L'indice révèle que la reprise économique est bloquée dans le détroit d'Ormuz", résume Sebastian Wanke, économiste de la banque KfW, en référence au blocage depuis le début de la guerre de ce passage maritime stratégique pour les hydrocarbures.
Après deux années consécutives de récession, le PIB de la première économie européenne a légèrement crû en 2025, mais son modèle industriel et exportateur a été profondément remis en question par la hausse des prix de l'énergie depuis la guerre en Ukraine, la concurrence asiatique et un retard dans les nouvelles technologies.
Berlin mise pour l'heure sur une croissance de 1,0% de son PIB en 2026, portée par d'importants investissements publics.
M. Wanke reste confiant dans la croissance du PIB au premier trimestre de cette année. Mais "chaque semaine que dure la guerre en Iran, le moral des entreprises continue de se dégrader et la conjoncture est à nouveau freinée", prévient-il.
Mardi, la ministre allemande de l'Economie, Katherina Reiche a averti que si la guerre continue, elle pourrait mettre en danger la "reprise légère et fragile" de l'économie et causer des pénuries de carburant dans le pays d'ici à la fin avril.
La hausse durable du baril de Brent à 150 dollars, un scénario noir, pourrait coûter à l'Allemagne et son industrie énergivore 80 milliards d'euros sur deux ans, d'après une étude de l'institut IW de Cologne.
Dans le détail, ce sont surtout les attentes des patrons pour les six prochains mois qui se sont dégradées, faisant reculer l'indice global, tandis que l'évaluation de la situation actuelle stagne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Pictet a levé 400 millions d'euros en private equity direct
La banque privée genevoise Pictet a bouclé une levée de fonds de 403 millions d'euros, soit environ 365 millions de francs, pour sa première stratégie de private equity direct. Nommé "Entrepreneur Capital", le nouveau fonds cible des secteurs à fort potentiel de croissance à long terme.
Ce fonds investit dans des petites et moyennes entreprises et dans des entreprises de taille intermédiaire familiales ou détenues par leurs fondateurs dans l'espace germanophone - Autriche, Allemagne et Suisse - et au Royaume-Uni, indique la banque dans un communiqué mercredi. Il cible des secteurs à fort potentiel de croissance à long terme, principalement les services aux entreprises et l'éducation.
Les investisseurs du fonds incluent des fondations, des fonds de pension, des family offices institutionnels et des entrepreneurs, précise la banque.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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