Genève
Les candidats à la succession de Didier Burkhalter veulent séduire la population
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Les candidats en lice au Conseil fédéral jouent leurs dernières cartes pour séduire le grand public.
Par Jérôme Favre
Les candidats au Conseil fédéral se lancent dans une étrange opération de séduction… A Zoug lundi soir, à Bâle mercredi et à Fribourg vendredi, Ignazio Cassis, Isabelle Moret et Pierre Maudet tenteront de convaincre la population à l’invitation des sections cantonales du PLR. Mais les prétendants au siège que laissera vaquant Didier Burkhalter n’ont rien à y gagner, puisque ce sont les parlementaires fédéraux qui décideront, et non les militants du parti ou les citoyens. Ce «roadshow», ou cette «tournée», en trois étapes n’a pourtant rien d’inopportun pour Karine Barras, porte-parole romande du Parti libéral-radical suisse…
Le groupe parlementaire libéral-radical dira le 1er septembre qui seront ses candidats. L’Assemblée fédérale élira le nouveau membre du gouvernement le mercredi 20 septembre.
Genève
Jean-Marc Guinchard désigné à la présidence du Centre genevois
Le député Jean-Marc Guinchard a été désigné à la présidence du Centre à Genève pour deux ans. "C'est un défi important", estime le chef du groupe au Grand Conseil qui souhaite que le parti obtienne un second siège au Conseil national en 2027 et conserve celui au Conseil d'Etat en 2028.
Le Centre s'est divisé autour de la candidature de l'UDC Lionel Dugerdil au gouvernement genevois l'année dernière. "Je veux calmer le jeu", affirme M. Guinchard dans un entretien publié vendredi par le quotidien Le Temps.
Il a notamment pris dans son entourage deux élus d'exécutifs communaux pour renforcer le lien avec les militants. Il veut poursuivre la réorganisation du secrétariat général.
Pour les prochains scrutins, il souhaite laisser toutes les options ouvertes sur une possible alliance élargie avec l'UDC. Il parle de convergences sur la fiscalité, les finances publiques ou la défense des entrepreneurs. Mais une approbation de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions" rendrait "difficile" un rapprochement, selon le président.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le MAH à Genève met à l'honneur le premier égyptologue suisse
Le Musée d'art et d'histoire (MAH) de Genève met à l'honneur le premier égyptologue Edouard Naville, pour les 100 ans de son décès. Une exposition revient sur ses recherches, de même que celles de son épouse Marguerite.
Dès samedi et jusqu'au 27 novembre, elle met en avant le travail de celui qui a contribué à faire de Genève un centre pour l'étude de l'Egypte antique. Des objets pharaoniques du musée viennent de ses fouilles menées en collaboration avec son épouse. Leurs archives dévoilent une période importante de l'archéologie égyptienne, indique le MAH.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
GIAP: avancées mais insuffisantes selon les syndicats
Les négociations à Genève entre les dirigeants du Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) et le personnel ont abouti à quelques avancées. Mais rien encore sur la classe salariale, ont déploré vendredi les syndicats.
Après plusieurs journées de grève, des pourparlers ont été lancés fin mai. Mardi soir, le personnel a approuvé en Assemblée générale les propositions du comité du GIAP sur le taux d'encadrement et sur l'accompagnement des enfants qui ont des besoins différenciés.
Sur la première question, le Syndicat interprofessionnel de travailleurs et de travailleurs (SIT) dénonce depuis des années l'approche de 10 enfants par éducateur calculée de manière hebdomadaire. Les variations peuvent aboutir à une affluence plus importante certains jours, rendant plus difficile de garantir la sécurité et la qualité des prestations, dit-il.
"Le GIAP a finalement lâché", explique encore le SIT. Une proposition sera soumise aux communes genevoises pour calculer ce dispositif de manière journalière. Des équipes seront renforcées.
Pour les enfants qui ont des besoins différenciés, le comité va embaucher 30 éducateurs. Des discussions vont avoir lieu avec le Département des institutions et du numérique (DIN) pour obtenir des assistants en intégration scolaire additionnels au GIAP.
Mais les mouvements de protestation vont se poursuivre à la rentrée. Le GIAP refuse de discuter d'une augmentation immédiate de la classe salariale, explique le SIT. Ni de celle du temps de travail et de l'amélioration des conditions de travail du personnel non permanent, dont le salaire horaire approche du salaire minimum et la protection est moins importante.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
La colère des altermondialistes de 2003 a muté mais reste intacte
G8 à Evian en 2003, G7 en 2026: en 23 ans, ce sommet suscite toujours autant d'indignation. Mais la colère des altermondialistes de 2003 se décline désormais en d'autres formes et se focalise sur d'autres thématiques, souvent plus individuelles.
A 83 ans, Olivier de Marcellus, altermondialiste et cofondateur du collectif Breakfree, est un adepte de la désobéissance civile non violente. En 2003, il était en première ligne des manifestations contre le G8. La contestation était alors principalement structurée autour de l'opposition au libre-échange.
De grande ampleur, les rassemblements à travers le monde s'en prenaient à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et aux institutions financières, comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. "On était alors au sommet du cycle altermondialiste", se souvient le militant.
La préparation de la manifestation à Genève contre le G8 en 2003 rassemblait des centaines de personnes "dans des salles bondées", se souvient M. de Marcellus. "Les militants étaient non-violents mais très déterminés", rappelle celui qui dénonce inlassablement "les investissements climaticides". Quelques années plus tard, l'altermondialisme est tombé en désuétude.
Marqueurs générationnels
Ce mouvement social qui était très fort au niveau international a laissé place à d'autres luttes, souligne Teo Frei, jeune militant de 28 ans, membre de SolidaritéS et de la coalition NoG7. Cette réactualisation du mouvement social a permis d'amener de nouvelles personnes dans la contestation, selon lui.
Dans les années 2010, le mouvement climat et le mouvement féministe dans la foulée de #MeToo étaient au coeur des conversations, souligne Teo Frei, qui s'est politisé à ce moment. Il considère ces deux thématiques comme "des marqueurs pour sa génération".
"L'actualité internationale n'était alors pas au premier plan de nos préoccupations", ajoute-t-il. En 2018, galvanisé par la grève pour le climat de Greta Thunberg, "on avait vraiment l'impression que le mouvement climat pouvait changer le système de manière radicale".
Mais la pandémie a mis un coup de frein à cet élan. Et c'est finalement le contexte international avec la guerre d'Israël contre Gaza qui a relancé le mouvement contestataire chez les jeunes. "Le génocide à Gaza" a été un déclencheur pour une vaste mobilisation d'abord estudiantine et ensuite beaucoup plus large dans la société, selon Teo Frei.
Choix personnels
Marco Giugni, professeur au Département de science politique et relations internationales de l'Université de Genève (UNIGE) constate aussi que l'altermondialisme, axé sur la justice globale, a perdu en intensité. Les questions qui touchent au quotidien des gens ont pris le dessus, relève-t-il en ajoutant qu'"on reste dans une phase potentiellement de forte mobilisation".
Ce spécialiste des mouvements sociaux, qui faisait partie de la commission d'enquête extraparlementaire appelée à faire la lumière sur les dérives de la manifestation de 2003, insiste sur la transformation des modalités de participation. La contestation passe davantage par des choix personnels pour essayer de résoudre une situation.
Cette tendance est importante, selon M. Giugni. Mais est-ce que cela va enlever des forces aux mobilisations dans la rue? C'est une hypothèse, analyse-t-il, mais il se peut aussi que les formes d'opposition soient complémentaires.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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