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Vaud

Affaire "La Région" : rupture de collégialité à Yverdon

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Crise politique à Yverdon-les-Bains. Les trois municipaux de gauche ont rompu la collégialité ce mardi après l’affaire du journal « La Région », qui a mené au départ de la rédactrice en chef. La minorité de l’exécutif dit ne pas cautionner la lettre envoyée au titre de presse par le syndic, au nom de la Municipalité.

24Heures a révélé la teneur de ce courrier jeudi dernier. La Ville y fait part de sa « déception » s’agissant de la couverture de l’actualité locale. S’y ajoute l’annonce de la suppression d’une publication d’information communale dans les pages de « La Région ». Un manque à gagner de 3'800 francs par mois. Cette conséquence, les élus de gauche affirment qu’ils l’ignoraient, d’où leur volonté de rompre la collégialité. Le municipal socialiste Pierre Dessemontet :

Pierre DessemontetMunicipal socialiste, Yverdon

Deux heures après l'annonce de la rupture de collégialité par les municipaux de gauche d'Yverdon, la majorité de droite de la Municipalité a maintenu sa ligne et récuse le terme de pression.

Interrogé sur la rupture de collégialité, le syndic Jean-Daniel Carrard prend acte et regrette. Toutefois, il dément que ses collègues de gauche n'étaient pas informés de la suspension de la publication communale dans les pages du journal :

Jean-Daniel CarrardSyndic, Yverdon

Pressions politiques ?

Peu après la lettre de la Municipalité, la rédactrice en chef était convoquée par le conseil d'administration du groupe éditant le journal. Selon les versions de l'avocat de la rédactrice ou de l'avocat du groupe, on parle d'un licenciement abusif ou d'un départ volontaire.

À gauche, les élus ont répété ce mardi leur attachement à la liberté de la presse. Reste qu'ils n'étaient pas contre l'envoi d'une missive soulignant l'insatisfaction de l'exécutif à propos de la couverture rédactionnelle du titre.

Pierre DessemontetMunicipal socialiste, Yverdon

De son côté, la majorité de droite estime que la Municipalité a agi comme n'importe quel client. Le syndic n'a toutefois pas souvenir d'un courrier similaire envoyé par le passé à "La Région" ou à un autre titre de presse. Il reconnaît qu'avec du recul, l'affaire aurait dû se dérouler autrement :

Jean-Daniel CarrardSyndic, Yverdon

Le travail se poursuit

Malgré cette rupture de collégialité, pas question pour les élus minoritaires de démissionner, comme l'appelle de ses voeux l'UDC yverdonnoise. Pierre Dessemontet estime que, malgré ce climat, l'exécutif peut poursuivre le travail sereinement :

Pierre DessemontetMunicipal socialiste, Yverdon

Pas de catastrophisme non plus du côté du syndic, Jean-Daniel Carrard :

Jean-Daniel CarrardSyndic, Yverdon
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Sport

Les Nyonnaises conservent leur titre de championnes de Suisse

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Frida Formann (à droite) a mené Nyon vers un deuxième titre national consécutif. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nyon Basket Féminin a remporté un deuxième titre consécutif en SB League. Les joueuses Loan Morand ont battu Elfic Fribourg une troisième fois en trois matches mercredi devant leur public (89-82).

Un an après avoir détrôné les Fribourgeoises de leur piédestal, les Nyonnaises ont confirmé leur nouveau statut en décrochant leur cinquième titre de leur histoire après ceux de 1973, 1979, 1984 et 2025. Ce nouveau sacre a été acquis au terme d'une finale rondement menée.

Après avoir remporté les deux premiers actes à l'extérieur (82-70, 93-81), Nyon a toutefois dû cravacher après un début de match en faveur des Elfes. Menées de neuf points à l'issue du premier quart-temps, les Vaudoises ont petit à petit refait leur retard avant de définitivement prendre les commandes dans la quatrième période. Avec 37 points, 10 rebonds et 5 assists, la Danoise Frida Formann aura été la grande dame de ce troisième acte décisif.

Les Nyonnaises prennent également leur revanche après leurs défaites en finale de la SBL Cup et en demi-finale de la Coupe de Suisse cette saison, à chaque fois contre Elfic.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les studios d'animation Ghibli s'invitent au mudac de Lausanne

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Au mudac à Lausanne, la rétrospective consacrée au Japonais Isao Takahata (1935-2018), cofondateur du célèbre studio d'animation Ghibli avec Hayaho Miyazaki, revient notamment sur la célèbre série en dessin animé "Heidi" (1974). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée cantonal de design et d'arts appliqués (mudac) à Lausanne consacre une rétrospective au Japonais Isao Takahata (1935-2018), cofondateur du célèbre studio d'animation Ghibli avec Hayaho Miyazaki. Unique en Suisse, l'expo est à découvrir jusqu'au 27 septembre.

Intitulée "Isao Takahata. Pionnier du dessin animé contemporain, de l'après-guerre au Studio Ghibli", elle retrace le parcours du scénariste et réalisateur, de la série "Heidi" (1974) aux films d'animation "Le Tombeau des lucioles" (1988) et "Le Conte de la princesse Kaguya" (2013). Le public peut se plonger dans son univers à travers des esquisses et dessins originaux, des story-boards et image-boards, des extraits de films et documents audiovisuels.

Elle met aussi en lumière un aspect inédit: les liens privilégiés qu'Isao Takahata a tissés avec l'Occident, en particulier francophone, tout au long de sa vie. De sa formation intellectuelle à son rôle de passeur entre les cultures, en passant par la justesse de ses représentations du monde européen et même helvétique avec "Heidi".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Sport et activités socioculturelles à la Valencienne

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La pétanque fera partie des activités proposées à la Valencienne (image prétexte). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

La Faîtière associative socioculturelle et sportive de la Valencienne (FASSV) s'est vu confier la coordination du site de la Valencienne pour les saisons 2026 et 2027. Elle continuera à proposer des activités socioculturelles au succès éprouvé depuis des années. En parallèle, elle augmentera l'offre sportive destinée aux enfants et aux familles.

Le projet retenu met l'accent sur le renforcement des activités sportives de proximité, explique mercredi la ville dans un communiqué. Deux faitières avaient soumis un projet à la municipalité. Les associations dont le projet n'a pas été choisi conserveront la possibilité de proposer des activités.

La programmation de la FASSV prévoit des activités comme la pétanque, du sport destiné aux femmes, des animations pour les enfants et les jeunes ainsi que des cours de yoga et de fitness. Une attention particulière sera portée à l'ouverture vers de nouveaux publics. Le programme et la diversité des activités ont particulièrement séduit la municipalité, précise le communiqué.

La saison d'ouverture de la Valencienne, lieu de rencontre du quartier de Prélaz-Valency, va d'avril à octobre. Les activités ont débuté à la signature de la convention, le 20 avril dernier. Une inauguration officielle est prévue le 21 mai pour célébrer l'entrée en fonction de la FASSV.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une crèche vaudoise a exclu à tort un enfant mordu

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Les parents peuvent contester une décision d'une crèche auprès d'un Tribunal administratif dans le canton de Vaud (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L’exclusion un enfant d’une crèche est une décision contre laquelle on peut interjeter recours, et ce même si la crèche est une structure extérieure à l'administration. Une crèche vaudoise a ainsi exclu à tort un bambin, a constaté le Tribunal fédéral.

Cette décision de principe, publiée mercredi, ne vaut toutefois que pour le canton de Vaud.

Les parents d'un petit Vaudois étaient en litige avec leur crèche, leur reprochant de ne pas prendre des mesures alors que le bambin s'était fait à plusieurs reprises mordre par d'autres enfants de la crèche.

Suite à ce litige, la crèche a pris la décision d'exclure l'enfant mordu, et ce avec effet immédiat. Les parents, qui désiraient que leur enfant soit toujours pris en charge par la crèche, ont contesté l'exclusion.

Contrat de droit privé ?

La Cour constitutionnelle vaudoise leur a donné raison, mais l'affaire ne s'est pas arrêtée là, car la crèche a interjeté recours devant la Haute Cour, par le biais de l'association d'accueil à la petite enfance dont elle est membre.

Son argumentation: l'exclusion n'est pas une décision au sens du droit administratif, mais une résiliation de contrat relevant du droit privé et les juges administratifs n'étaient pas compétents pour traiter de l'affaire.

Le Tribunal fédéral a dans un premier temps examiné la question de la nature de l'exclusion. Ils en sont venus à la conclusion que l'acte relevait bel et bien du droit administratif, et ce même si la crèche est une entité extérieure à l'administration.

Une loi vaudoise le prévoit

En effet, ils ont examiné les bases légales cantonales et en sont venus à la conclusion que l'accueil préscolaire constituait bel et bien une tâche publique dans le canton de Vaud, et que, par conséquent, le droit administratif s'applique.

En effet pour qu'une personne juridique extérieure à l'administration puisse être habilitée à rendre des décisions, il faut une base légale qui le prévoit. Or, la Constitution vaudoise indique qu'"en collaboration avec les partenaires privés, l'Etat et les communes organisent un accueil préscolaire et parascolaire des enfants".

Cette disposition a été concrétisée par une loi cantonale: la Cour constitutionnelle vaudoise en avait conclu que cette loi confiait aux réseaux d'accueil de jour l'exercice d'une tâche publique, ce qu'a confirmé le Tribunal fédéral. Par conséquent, ce réseau d'accueil pouvait rendre une décision et c'est à bon droit que les parents ont contesté cette décision devant la juridiction administrative.

Seulement pour Vaud

Cela ne s'applique toutefois qu'au canton de Vaud car le Tribunal fédéral s'est déjà prononcé sur une affaire similaire concernant le canton de Genève. Il avait conclu que, faute de base légale similaire à la loi cantonale vaudoise, l'accueil d'un enfant dans une structure ne constituait pas une tâche publique à Genève, ce qui excluait l'application du droit administratif.

Dans un deuxième temps, les juges de Mon Repos ont tranché sur le fond et annulé la décision d'exclusion. Selon eux, celle-ci n'était pas assez proportionnée. En d'autres termes, la crèche aurait pu prendre d'autres mesures pour régler la situation avant d'en arriver à exclure le bambin.

(arrêt 2C_189/2025 du 22 avril 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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