Coronavirus
Six cantons romands regrettent des dispositions trop restrictives
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Les gouvernements de six cantons romands (Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Valais, Jura et Berne) regrettent mercredi que des dispositions aussi restrictives soient imposées à des cantons "qui ont pris leurs responsabilités". Ils réagissaient à l'annonce du Conseil fédéral.
Le gouvernement fédéral a mis en consultation dès mardi soir toute une série de mesures visant à lutter contre le coronavirus. Il reprend la main et envisage dès samedi des mesures pour toute la Suisse: fermeture des magasins et restaurants à 19h00, réunions privées limitées à cinq personnes et activités culturelles interdites.
Dans un communiqué commun diffusé mercredi, les six cantons en question expriment leur désaccord sur l'ampleur du dispositif et déplorent la façon avec laquelle il a été élaboré. Ils admettent toutefois que la Confédération puisse reprendre la main et édicter des mesures uniformisées au niveau national.
Assouplissements
Les gouvernements romands demandent des assouplissements, pour que la population puisse, "sous strictes conditions", avoir accès à d'autres activités que celles strictement liées au travail et aux achats. Ils souhaitent par exemple qu'il n'y ait pas de mesures spécifiques supplémentaires pour le dimanche et les jours fériés.
Les six cantons demandent en outre qu'il soit possible de se rencontrer à 10 personnes dans le cercle privé le week-end des 19 et 20 décembre. De nombreuses personnes mobilisées par la crise, dont le personnel soignant, travailleront les 24-25-26 décembre et ne pourront passer Noël en famille, selon eux.
Moyennant des plans de protection stricts, les cantons n'acceptent pas la fermeture des restaurants à 19h00, même si celle des bars peut être "admise". Ils avancent également que les théâtres, cinémas et salles de spectacle puissent accueillir jusqu'à 50 personnes au maximum.
Enfin, les six cantons appellent à l’instauration dès janvier d’un dialogue confédéral pour permettre une meilleure prise en considération de l’avis des cantons en amont, ainsi qu’une meilleure prévisibilité des mesures envisagées. En cas d’éventuelles restrictions supplémentaires décidées par la Confédération, celles-ci devront être compensées par des aides financières fédérales "importantes allouées aux secteurs concernés".
"Devant le fait accompli"
Dans la journée de mercredi, plusieurs représentants cantonaux avaient déjà fait part de leur irritation. "C'est la première fois depuis le début de cette crise que le Conseil fédéral nous met devant le fait accompli. Il va à la presse avant d'avoir consulté les cantons", avait relevé devant le Parlement jurassien le ministre Jacques Gerber.
Le conseiller d'Etat valaisan Christophe Darbellay avait lui écrit sur Facebook: "Le Conseil fédéral a misé sur le fédéralisme. Les Romands ont assumé. Pourquoi les mépriser ce soir?" De son côté, le conseiller d'Etat neuchâtelois Laurent Kurth avait estimé que "la pratique nuit à la crédibilité des institutions".
Les députés vaudois réunis au Grand Conseil ont vivement réagi mercredi. "Le Conseil fédéral est sorti de sa léthargie car les cantons alémaniques n'ont pas fait leur part, alors que les Romands ont fait d'importants sacrifices. Cette punition collective n'est pas acceptable", a déploré Jérôme Christen (Vaud Libre).
Dans le canton de Neuchâtel, le conseiller d'Etat Laurent Kurth a réagi: "Etre informé en 25 minutes mardi soir avant même d'avertir les cantons constitue une première". "Cette pratique nuit à la crédibilité des institutions".
Le canton de Genève ne s'est pas associé au communiqué commun. Lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, la présidente Anne Emery-Torracinta s'est cependant montrée surprise par le timing et la forme des annonces de Berne.
Des annonces qui interviennent après des assouplissements prévus en Suisse romande: en effet, les restaurants doivent rouvrir jeudi. Le conseiller d'Etat Mauro Poggia a lui déploré que le problème soit perçu comme national quand la Suisse alémanique est touchée, mais que local quand c'est la Suisse romande qui est concernée.
Situation extraordinaire
Dans les autres cantons de Suisse, le Tessin prévoit de créer six centres de vaccination. Il compte commencer les vaccinations immédiatement après l'approbation du vaccin par Swissmedic.
Particulièrement touché par la recrudescence d'infections au coronavirus, le canton de St-Gall appelle le Conseil fédéral à déclarer la situation extraordinaire. Il n'introduit pas de nouvelles mesures immédiates. Son gouvernement veut se baser sur les restrictions fédérales attendues pour vendredi.
L'un de ses cantons voisins, Glaris, appliquera le même principe. Il a décidé en outre mercredi de serrer la vis face à un nombre stagnant de nouvelles infections. Le nombre maximal de personnes autorisé lors d'évènements publics ou privés est désormais réduit à 10 en terres glaronnaises.
A Bâle-Campagne, l'exécutif suspend ses nouvelles mesures, communiquées mardi et qui devaient entrer en vigueur vendredi, ce "pour éviter que des décisions contradictoires de la Confédération et des cantons ne désécurise la population". Il estime que le fait que le Conseil fédéral ait exigé de nouvelles mesures de la part des cantons, puis ait annoncé ses propres mesures à la surprise générale est "extrêmement décevant".
Coronavirus
L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid
La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.
"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.
La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.
Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.
Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.
Quarantaine pour Patrick Fischer
La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.
En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins
L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.
Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.
L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.
Fausses informations
Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.
Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.
Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.
Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche
La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.
Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.
Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".
La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.
FBI et CIA
"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.
Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.
Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.
Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.
Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.
Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs
La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.
Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".
Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.
Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.
90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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