Vaud
Le Conseil de la magistrature continue de faire d'intenses débats
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La création d'un Conseil de la magistrature, nouvel organe de surveillance de la justice vaudoise, continue de faire débat. Sa composition, son rôle, la perte de contrôle du Grand Conseil ont nourri mardi une matinée d'intenses discussions au Parlement. Il faudra un troisième débat pour mettre cette nouveauté sous toit, déjà en vigueur dans les autres cantons romands.
Le premier débat il y a deux semaines avait déjà été long et animé, le deuxième, mardi matin, a duré plus de deux heures. Plusieurs amendements ont été déposés pour modifier le projet du Conseil d'Etat, lui-même déjà revu et corrigé en commission du Grand Conseil puis en premier débat. Rappelons aussi qu'il avait d'emblée été critiqué par l'UDC, la gauche radicale et les Libres.
Cette fois-ci, les attaques les plus frontales ont été menées par deux élus PLR frondeurs, Philippe Vuillemin et Pierrette Roulet-Grin. Ils se sont notamment inquiétés d'une perte de surveillance et de compétences de la part du Grand Conseil.
Place aussi à d'anciens magistrats
Le premier a âprement défendu le fait que le Parlement "reste constamment le maître du jeu" dans l'élection des membres du Conseil de la magistrature. Il a proposé un amendement visant à éviter que le Grand Conseil ne fasse que ratifier une liste de membres proposée par les autorités judiciaires, avant de le retirer.
Plusieurs députés l'ont en effet convaincu que son amendement était superflu, vu que la loi prévoit que si un membre ne plaît pas au Grand Conseil, ce dernier peut l'écarter grâce à l'élection à un tour de scrutin et à la majorité absolue. La Commission thématique des affaires juridiques du Parlement peut ensuite présenter un autre candidat.
La composition de ce nouvel organe de surveillance administrative et disciplinaire de la justice cantonale a aussi de nouveau été débattue. Le député de la gauche radicale Hadrien Buclin a proposé un amendement afin de donner une impulsion pour nommer au Conseil une personne spécialisée dans les droits humains. Il a été refusé à une voix près.
M. Vuillemin a, lui, proposé un amendement afin de donner la possibilité à d'anciens magistrats, à la retraite, de pouvoir accéder à ce Conseil, invoquant en gros leur temps libre, leur distanciation et donc une certaine sagesse. Sa proposition a été acceptée par 67 oui, 54 non et 7 abstentions.
"Eviter une confusion des rôles"
M. Vuillemin et Mme Roulet-Grin ont ensuite voulu défendre des visites de surveillance "à titre exceptionnel" d'offices judiciaires par la Commission thématique des affaires juridiques. L'idée a été très largement balayée par le plénum, des députés critiquant une "recomplexification" du système qui "viderait la nouvelle loi et structure de sa substance".
La conseillère d'Etat en charge du dossier, Christelle Luisier, a, elle aussi, mis en garde contre une "confusion des rôles". L'idée du projet est de simplifier le système actuel et non pas de redonner les mêmes compétences de ce Conseil de la magistrature au Grand Conseil, a-t-elle dit en substance. "On ne peut pas avoir un système hybride", a-t-elle affirmé.
Fruit d'un long processus démarré en 2015, le nouvel organe "totalement indépendant" est censé garantir la séparation des pouvoirs en évitant au maximum l'intrusion de la politique dans la surveillance de la justice, selon le gouvernement. Les futurs neuf membres du Conseil donneront aussi un préavis au Parlement lors de l'élection de juges cantonaux, du procureur général et de ses adjoints.
Au peuple de trancher
Le nouvel organe sera composé de deux membres du Tribunal cantonal, d'un magistrat de première instance, de deux membres du Ministère public, d'un ancien bâtonnier des avocats vaudois, d'un avocat et de deux membres, au lieu de trois, de la "société civile" proposés par le Grand Conseil. Ils seront tous élus pour cinq ans par ce dernier et rééligible une fois, parmi les candidats proposés par les autorités ou institutions concernées.
Vu que quelques amendements ont été acceptés, un troisième et dernier débat est nécessaire. Le projet devrait, sauf surprise, passer la rampe. S'il est accepté par les députés, il devra ensuite passer en votation populaire, sans doute en septembre 2022, car il implique une modification de la Constitution vaudoise. L'entrée en vigueur pourrait ainsi intervenir en janvier 2023.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Région lausannoise: une nouvelle directrice pour le tl
Les Transports publics de la région lausannoise (tl) ont désigné leur nouvelle directrice générale. Il s'agira de Delphine Morlier. Membre de la direction de l'entreprise depuis 2024, elle prendra ses fonctions au 1er juillet prochain. Elle succède à Patricia Solioz Mathys qui a annoncé son départ en février dernier, après plus de cinq ans et demi à la tête des tl.
Le Conseil d'administration des tl a choisi Mme Morlier parmi de nombreuses candidatures de grande qualité, au terme d'un processus de recrutement entamé à la mi-février, indiquent mercredi les tl dans un communiqué. "Agée de 51 ans, elle est au bénéfice d'une large expérience dans la mobilité, l'énergie et le transport public. Elle connaît déjà très bien les tl, qu'elle a rejoints en février 2024, comme directrice Route et Immobilier", écrivent-ils.
Diplômée en urbanisme et aménagement du territoire, ainsi qu’en Ingénierie en Génie Civil et Urbanisme, Mme Morlier a occupé différents postes à responsabilités dans un bureau privé de Conseil en ingénierie, ainsi qu'au sein de CarPostal Suisse. Elle a rejoint l'Office fédéral de l'énergie en 2020, où elle a dirigé la section Mobilité jusqu’à son arrivée aux tl, poursuit le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Une commission épingle les vérités alternatives de Mme Dittli
La Commission de gestion (COGES) du Grand Conseil a dévoilé mercredi son habituel rapport annuel sur le fonctionnement de l'Etat de Vaud. Il contient 26 observations, dont plusieurs portent sur un manque de coordination et de transparence entre les différentes entités étatiques. La COGES épingle aussi Valérie Dittli, regrettant ses "vérités alternatives".
Le passage en revue assez rapide des sept départements cantonaux a cédé la place à une multitude de questions. Et notamment sur la conseillère d'Etat centriste, après que la présidente de la COGES, Oriane Sarrasin, a parlé de "tentatives d'ingérence" de Mme Dittli sur le rapport annuel et les remarques de la commission.
"Ces tentatives d'ingérence concernent une volonté de modifier certains faits ou remarques, de s'y opposer en évoquant des justifications ou des preuves qui ne nous parviennent finalement jamais, bref d'imposer un narratif", a expliqué Mme Sarrasin. "Cette pratique n'existe pas avec les autres membres du gouvernement. C'est la seule ministre qui agit ainsi".
Si la présidente de la COGES n'a pas souhaité reprendre le terme de "mensonges" utilisé vendredi dernier par le Conseil d'Etat à la suite du rapport Meylan, elle a néanmoins admis que la commission avait fait face à "des versions contradictoires, des informations lacunaires ou vagues". Elle a plutôt pointé du doigt des "vérités alternatives".
Année 2025 très mouvementée
Plus globalement, Mme Sarrasin a relevé à quel point "l'année 2025 avait été très particulière et mouvementée, et c'est un euphémisme". Affaire Dittli, rapport Studer, bouclier fiscal, rapport Paychère, dysfonctionnements, Délégation des commissions de surveillance (DELSURV), tensions budgétaires et démission de Rebecca Ruiz: les institutions ont subi de "fortes turbulences".
Et pour résumer, la COGES souligne "la nécessité de renforcer l'agilité de l'Etat pour faire face aux changements, retrouver la stabilité et assurer les prestations à la population". "Davantage de coordination et de transparence entre les entités étatiques et en leur sein sont indispensables".
La réorganisation départementale en cours de législature - "nécessaire" selon la COGES - a mis en exergue une problématique structurelle récurrente relevée par la commission depuis plusieurs années: l'Etat fonctionne trop en silo. Par exemple, des dossiers pourtant déjà bien avancés ont "généré des surcroîts de travail et subi des retards lors de leur transmission entre départements".
"Dans certains cas, cela freine même des projets de décrets ou de lois. C'est une perte d'énergie, de temps et d'argent", a affirmé Mme Sarrasin. La commission a aussi jugé trop courts les délais de démission (trois mois) des hauts cadres de l'administration, afin d'assurer la meilleure transition possible à ces postes-clés.
Inquiétudes au CHUV
Le passage en revue des sept départements de l'Etat de Vaud a donné lieu à 26 observations. Deux ont particulièrement attiré l'attention.
La COGES demande une clarification et un renforcement de plusieurs processus étatiques. Elle relève par exemple que les procédures de nomination des médecins-chefs au CHUV ne garantissent pas pleinement l'égalité des chances entre candidats. Pour éviter "l'opacité, un manque d'impartialité, du copinage ou des conflits d'intérêts", elle demande la révision de ces procédures et leur application rigoureuse. Elle s'inquiète aussi du climat de travail au CHUV.
La COGES appelle également à renforcer ou repenser le travail en réseau dans les politiques publiques impliquant plusieurs intervenants. Exemple: la prise en charge des mineurs entre les écoles, la protection de la jeunesse, la santé, la justice, voire la police, "nécessite davantage de coordination, de communication et une clarification des rôles".
Toutes les observations de la COGES sont contraignantes et le gouvernement devra répondre à chacune d'entre elles d'ici la fin mai. Ses réponses seront ensuite discutées et votées par le Parlement avant la fin juin 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Yverdon-les-Bains, la Maison d'Ailleurs célèbre son demi-siècle
La Maison d'Ailleurs, musée yverdonnois de la science-fiction, célèbre ce week-end son demi-siècle d'existence. Pour marquer cette étape, une chasse au trésor, des ateliers de bricolage, des contes fantastiques, un ciné-concert et des visites guidées en compagnie du comédien Bertrand Tappy se succéderont samedi et dimanche.
L'histoire de la Maison d'Ailleurs commence en 1976, année où l'écrivain français Pierre Versins lègue à la ville son imposante collection de documents de science-fiction. "Maison" fait alors référence à l'appartement de la rue du Four mis à disposition du donateur pour sa collection, et "Ailleurs" au fanzine français consacré à la science-fiction qu'il a contribué à lancer en 1957.
La Maison d'Ailleurs devient véritablement un musée lorsqu'elle investit en 1991 ses locaux actuels, les anciennes prisons de la ville. Plusieurs directeurs se succéderont à sa tête, dont Patrick Gyger (1999-2010), Marc Atallah (2011-2024) puis Frédéric Jaccaud.
A l'occasion de cet anniversaire, le musée ouvre gratuitement ses portes. Et durant tout le week-end, l'Espace Jules Verne accueille une brocante où seront vendus à prix réduit d'anciennes affiches, livres et objets de la Maison d'Ailleurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
La PLR Regula Zellweger quitte sa fonction de députée
La députée PLR Regula Zellweger a annoncé mardi au Grand Conseil vaudois qu'elle quittait ses fonctions de parlementaire à la fin du moi d'avril. Elle a expliqué qu'elle voulait donner la priorité à sa fonction de syndique de Givrins, sur la Côte, ainsi qu'à ses activités professionnelles et privées.
Mme Zellweger est entrée en 2022 au Grand Conseil à la suite des élections cantonales, a rappelé son président actuel Stéphane Montangero, lisant sa lettre de démission. Cette experte en sécurité aérienne a notamment été membre de la Commission thématique des systèmes d'information et de celle des affaires extérieures. Elle s'est aussi particulièrement engagée pour l'accueil de jour et la formation professionnelle.
La députée sera remplacée par un autre élu PLR, toujours du district de Nyon, Stéphane Jayet. Le syndic de Tartegnin prêtera serment devant le plénum la semaine prochaine, selon les services du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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