Double Face
Double Face : Stéphane Décotterd, un parcours semé d'étoiles
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Stéphane Décotterd a publié son 1er livre de cuisine intitulé : "Gastronomie entre lac et montagnes" aux éditions Favre. Un ouvrage dans lequel il présente soixante recettes réalisées avec des produits locaux. Isabelle Bertolini et Valérie Ogier ont saisi l'opportunité de le rencontrer pour Double Face.
"Gastronomie entre lac et montagnes" est le titre d'un livre récemment publié, signé par le talentueux chef étoilé Stéphane Décotterd. Ancré dans sa région, il incarne une démarche écoresponsable à la tête de la maison Décotterd, où il met en avant les richesses culinaires de son terroir.
Dimanche dernier, entre 11h et midi, il était notre invité, partageant avec nous sa passion pour la cuisine. Fils d'un papa boucher et d'une maman au foyer, il a grandi dans un environnement où la cuisine et les bons petits plats étaient au cœur des moments de partage en famille. Ces souvenirs d'enfance ont nourri son amour pour la gastronomie.
Dès l'âge de 13 ou 14 ans, Stéphane Décotterd a commencé à développer cette passion comme il nous l'a confié. Un parcours qui l'a conduit notamment à devenir le meilleur apprenti du canton de Vaud en 1994.
Stéphane Décotterd a su tracer son chemin dans le monde de la gastronomie en s'engageant dans l'aventure prestigieuse du Bocuse d'Or. Cette compétition, reconnue internationalement, lui a offert l'opportunité d'acquérir une expérience gastronomique unique, marquant un tournant décisif dans sa carrière. À une époque où le métier de chef n'était pas aussi médiatisé qu'aujourd'hui, de part de l'essor des émissions de cuisine à la télévision, il a su se démarquer par son talent et sa passion.
Il nous rappelle avec justesse que derrière le glamour et le faste des concours télévisés se cache une réalité bien plus complexe. Les coulisses de la gastronomie sont souvent méconnues, et il est essentiel de comprendre le travail acharné et la détermination qui animent les coulisses de cette profession. Lors de notre échange, nous avons également voulu savoir quel type de chef il était. Pour lui, un bon chef doit avant tout être à l'écoute et favoriser le partage. Il souligne que le temps des chefs aux envolées lyriques en cuisine est révolu, et que l'humilité et la collaboration sont désormais au cœur de cette profession.
Stéphane Décotterd, âgé de 48 ans, a décidé de se lancer dans un projet pérenne qui marque un tournant dans sa carrière culinaire. Contrairement aux plats éphémères qu'il crée avec passion au sein de l'ancien Hôtel Bellevue de Glion, il a choisi de partager son savoir-faire et son amour pour la gastronomie à travers un ouvrage culinaire. Ce livre, intitulé "Gastronomie entre lac et montagnes", est une véritable ode à la richesse des saveurs locales.
Dans cet ouvrage, Stéphane présente soixante recettes. Certaines sont élaborées, mettant en avant des techniques raffinées et des ingrédients de choix, tandis que d'autres sont plus accessibles, permettant à chacun de s'initier à la cuisine locale.
Ce projet représente pour lui une manière de pérenniser son héritage culinaire tout en invitant les lecteurs à découvrir et à apprécier la gastronomie. Un livre qui promet d'être une source d'inspiration pour les amateurs de cuisine, qu'ils soient novices ou confirmés.
Un livre dédié à son épouse Stéphanie, sommelière. Une aventure possible en équipe. Stéphane Décotterd se confie sur sa rencontre avec sa femme, son duo réussi avec cette dernière au sein de l'établissement Décotterd. Une collaboration naturelle entre les 2 époux selon le chef étoilé sous le regard de sa moitié, présente lors de l'interview. Stéphane Décotterd qui a d'abord fait ses armes, pour rappel, au Petit à Saint Légier, avant d'exercer durant 11 ans au Pont de Brent, succédant au chef français Gérard Rabaey. Une expérience sur laquelle il revient avec émotion.
Une interview qui s'est achevée avec la séquence dit du "tac au tac". Une salve de question qui nous a permis de découvrir son plat préféré, de saison : le pot-au-feu, ou encore que ses ingrédients indispensables en cuisine ne sont ni plus ni moins que les herbes sauvages. Il nous a confié également ne pas avoir de plat signature au sein de son établissement afin de ne pas être dans la routine d'une part et d'être en phase avec les saisons d'autre part. Entres autres questions, il nous a confié également ne pas avoir de rêve particulier au-delà de son ouvrage réalisé, toujours disponible aux éditions Favre, avant de terminer par des remerciements à destination de ses fournisseurs qui lui mettent à disposition la matière première de ses créations étoilées.
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Petra Volpe: quand l'engagement rencontre le cinéma
En première ligne, film déjà récompensé à l'international et qui dénonce le rythme de travail effréné de systèmes hospitaliers en sous-effectif, continue sa moisson de récompenses en Suisse.
Scénariste et réalisatrice suisse, Petra Volpe a su toucher toutes les générations. En effet, si elle fait la fierté de son pays, elle est aussi reconnue dans le monde entier. Son parcours s'est dessiné notamment en Allemagne, où elle a étudié pendant de nombreuses années, mais aussi aux États-Unis, où la cinéaste a collaboré avec 20th Century Studios (Disney).
En 2021, encore marquée par le manque de personnel et de compassion dans le milieu hospitalier lors du Covid-19, la réalisatrice décide d’en faire un film. C’est ainsi qu’en 2025, En première ligne sort en salle : un projet dénonçant les sous-effectifs dans les hopitaux. On y suit Fiona, une infirmière dépassée, qui manque de commettre de lourdes erreurs causées par une surcharge de travail.
« La colère est toujours une bonne motivation pour faire un film. »
Le long-métrage est un véritable succès international, marqué par de prestigieuses distinctions, dont une nomination aux Oscars. Au-delà de cette reconnaissance américaine, il a été sacré lors de plusieurs cérémonies européennes, remportant notamment un German Film Award et s’est illustré dans de nombreux festivals, comme celui de Séville.
Retour gagnant aux racines, en Suisse, pour En première ligne. Le film a littéralement dominé les Quartz en raflant quatre distinctions majeures. Si les prix du Meilleur long métrage, du Meilleur scénario et du Meilleur son confirment l'excellence technique de l'œuvre, c’est l'obtention du tout premier Box Office Quartz qui marque les esprits. Ce nouveau prix de l'Académie du cinéma suisse, distinguant le plus grand nombre d'entrées de l'année, vient couronner un succès populaire exceptionnel.
Petra Volpe poursuit son épopée internationale avec un premier long-métrage en anglais, attendu dans les salles suisses en octobre 2026. Son prochain projet explorera la réalité des personnes âgées en milieu carcéral: une nouvelle manière pour la cinéaste de dénoncer les injustices frappant les minorités invisibles.
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Laetitia Dosch, actrice authentique
Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.
Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.
Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.
Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.
« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »
Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.
Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!
Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast
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Voir les visages d’une autre manière
Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé.
Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.
S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985.
“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“
La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer.
Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.
Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:
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Bruno Peki: Étoile montante du stand up Suisse Romand
10 ans après ses débuts, Bruno Peki poursuit sa route au point virgule à Paris le 21 mars prochain avec son spectacle “ Nonante neuf”.
Le rire est un art permettant de casser les barrières hiérarchiques, l’humoriste l’a compris très jeune. À 16 ans, il décide donc de commencer des cours de théâtre et tombe amoureux de ce nouveau monde. Réalisateur, acteur, ou humoriste: il ne sait pas encore quel métier choisir mais une chose est sûre, il sera sur scène!
Bruno Peki remplit sa première salle alors qu’il n’est encore qu’au gymnase. En effet, dans le cadre de son travail de maturité, le Genevois propose à ses camarades 1h30 de Stand-up: un concept qui plaît au professeur et lui vaut la note de 6.
“J’aime tout, de l'écriture à la scène mais la cerise sur le gâteau, c’est quand le texte est validé par le public.”
Après quelques années passées dans des petits comedy club, il a l'opportunité de faire la première partie des plus grands humoristes: Thomas Wiesel, Paul Mirabel ou encore Gad Elmaleh. Et sa carrière s’accélère encore quand il devient chroniqueur pour France Inter. Toujours entre Genève et Paris, l’humoriste aime multiplier les défis.
Au fil du temps, Bruno Peki a appris à apprécier l’écriture et les moments de réflexion qu’elle implique. Et s’il propose des spectacles finement travaillés, il ne dit jamais non à une dose de spontanéité sur scène!
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