Double Face
Double Face : FORMA ou Priscilla dans tous ses "Formats"
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Chanteuse et humoriste, Priscilla Formaz, alias FORMA, était l'invitée de Double Face. La Valaisanne est actuellement en tournée avec son 1er spectacle : "Formats".
Bien qu'elle n'apprécie guère de parler d'elle-même, FORMA sait que cet exercice est inévitable pour une artiste. C'est avec pudeur et authenticité qu'elle s'est confiée dans l'émission Double Face, dimanche dernier entre 11h00 et midi, animée par Valérie Ogier et Isabelle Bertolini.
Diplômée de la Haute École de Musique de Lausanne en 2017, FORMA, un nom d'artiste qu'elle a choisi elle-même, a su s'imposer progressivement dans le paysage médiatique suisse romand, notamment grâce à l'émission "52 Minutes".
Depuis son enfance, la Valaisanne nourrit le rêve de devenir chanteuse. Un désir qui s'est naturellement épanoui au sein d'une famille d'artistes. Elle se remémore, pour nous, avec précision, sa 1ère performance en public, durant laquelle elle a interprété la chanson du "Chien vert venu de Jupiter" lors d'un passage de son interprète Mannick dans son village. Une expérience qui a renforcé sa passion pour le chant.
Récemment, FORMA a également franchi le pas vers l'humour, un domaine qu'elle a commencé, malgré elle, à explorer dès son plus jeune âge. Victime de harcèlement scolaire, elle a utilisé l'autodérision comme mécanisme de défense, transformant ainsi ses blessures en force créative.
FORMA est actuellement en tournée avec son 1er spectacle intitulé "Formats", créé en collaboration avec Sébastien Corthésy. Ce one woman show explore les différents "formats" dans lesquels elle a dû s'adapter tout au long de sa vie pour plaire aux autres. À travers ce spectacle, elle partage son parcours vers l'acceptation de soi et sa décision de se libérer du regard des autres.
Présenté pour la 1ère fois l'année dernière au Théâtre du Crochetan de Monthey, "Formats" a rassemblé 650 spectateurs, dont sa famille, venue l'encourager. Bien que le stress fût palpable, le soutien indéfectible de ses proches a été une source de réconfort. Des soutiens, dont elle a toujours bénéficier, notamment de ses parents. Des parents mis devant le fait accompli, il y a quelques années, du choix de leur fille d'arrêter ses études à l'Université à Genève, à l'origine en vue de devenir enseignante, afin de suivre les cours de la Haute École de Musique de Lausanne. Un choix déterminé et déterminant dans son parcours artistique.
Artiste hyperactive aux multiples facettes, FORMA s'est intiment livrée dans son spectacle, riche en anecdotes de vie, sur son besoin à être aimée, à tout prix, au point de s'oublier et ne pas s'aimer soi. Des sentiments exprimés sur scène à l'aide son piano qui occupe une place centrale dans "Formats", instrument qui fût autrefois un confident musical quand bien même son 1er instrument découvert fut le violon. Le son du piano, sur scène, qui la fait vibrer tout comme la chaleur et les rires des spectateurs. D'une certaine façon ce spectacle est une forme de thérapie pour FORMA et pour celles et ceux qui viennent l'applaudir également comme elle nous l'a confié dans Double Face.
Selon FORMA, réussir dans la vie passe par la liberté, la possibilité d'être soi, d'être à sa place. C'est exactement ce que l'on ressent lors du 1er spectacle de l'artiste intitulé "Formats", à voir le 9 février au Pavillon Naftule, parmi d'autres dates. À 33 ans, elle se montre enthousiaste à l'idée de s'impliquer dans de nouveaux projets, même si elle n'a pas encore défini lesquels. Elle fait confiance au destin et reste ouverte à toutes sortes de collaborations artistiques, tout en ayant une affection particulière pour l'écriture.
Enfin FORMA a participé, comme chacun de nos invités à la traditionnelle séquence du "Tac-au-tac". Elle nous a dévoilé notamment ne pas être régulièrement sur les réseaux sociaux, bien qu'incontournables avec son activité. Elle apprécie néanmoins recevoir de nombreux messages d'encouragement du public.
FORMA est à retrouver le 9 février à Lausanne-Bellerive au Pavillon Naftule. Plus d'infos sur les autres dates à venir : www.forma-officiel.com
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Laetitia Dosch, actrice authentique
Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.
Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.
Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.
Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.
« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »
Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.
Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!
Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast
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Voir les visages d’une autre manière
Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé.
Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.
S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985.
“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“
La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer.
Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.
Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:
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Bruno Peki: Étoile montante du stand up Suisse Romand
10 ans après ses débuts, Bruno Peki poursuit sa route au point virgule à Paris le 21 mars prochain avec son spectacle “ Nonante neuf”.
Le rire est un art permettant de casser les barrières hiérarchiques, l’humoriste l’a compris très jeune. À 16 ans, il décide donc de commencer des cours de théâtre et tombe amoureux de ce nouveau monde. Réalisateur, acteur, ou humoriste: il ne sait pas encore quel métier choisir mais une chose est sûre, il sera sur scène!
Bruno Peki remplit sa première salle alors qu’il n’est encore qu’au gymnase. En effet, dans le cadre de son travail de maturité, le Genevois propose à ses camarades 1h30 de Stand-up: un concept qui plaît au professeur et lui vaut la note de 6.
“J’aime tout, de l'écriture à la scène mais la cerise sur le gâteau, c’est quand le texte est validé par le public.”
Après quelques années passées dans des petits comedy club, il a l'opportunité de faire la première partie des plus grands humoristes: Thomas Wiesel, Paul Mirabel ou encore Gad Elmaleh. Et sa carrière s’accélère encore quand il devient chroniqueur pour France Inter. Toujours entre Genève et Paris, l’humoriste aime multiplier les défis.
Au fil du temps, Bruno Peki a appris à apprécier l’écriture et les moments de réflexion qu’elle implique. Et s’il propose des spectacles finement travaillés, il ne dit jamais non à une dose de spontanéité sur scène!
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Sous la plume de Léna Furlan
C’est ce qu’on appelle un début réussi pour l’écrivaine vaudoise. Un récit, une nomination en 2025 au Prix du livre de la Ville de Lausanne: tout cela a 25 ans.
Léna Furlan fait ses débuts dans le monde de la littérature alors qu’elle ne sait pas encore écrire. En effet, elle commence par raconter des récits à sa mère, qui les retranscrit à sa place. Née à Lausanne en 2000, la jeune écrivaine étudie à l'Institut littéraire suisse de Bienne, où elle obtient en 2022 son Bachelor.
C’est à la fin de sa première année qu’elle entame la rédaction de son premier roman: “Le Printemps peut-être”. Un roman avec lequel son éditrice l'inscrit par surprise au Prix du livre de la Ville de Lausanne. Léna Furlan devient alors finaliste de la 12e édition du concours, placée sous le parrainage du réalisateur lausannois Lionel Baier.
Si son style n’est pas encore tout à fait défini, l’écrivaine a en revanche à cœur les thèmes des liens sociaux, du consentement et des ambiances. Si certains sujets évoqués dans son roman trouvent leurs racines dans son histoire personnelle, Léna Furlan affirme qu’une grande partie n’est que fiction.
«J’avais envie de pouvoir retrouver une voix sur certaines choses qui m‘étaient arrivées.»
L’histoire du livre “Le Printemps peut-être” publié par la maison d’édition Slatkine, raconte la reconstruction d’une jeune femme marquée par une épreuve de la vie.
Ada, la narratrice, travaille dans une boutique de sacs, un job qu’elle décroche après un Bachelor qui ne lui plaisait pas, en attendant de se réorienter dans d’autres études. Cette pause lui offre l’occasion de se concentrer sur ses projets personnels. On comprend vite que son monde tourne autour de sa sœur Anna, de qui elle est très proche. Sans cesse ramenée dans le passé, Ada ressent le besoin de poser des mots sur un traumatisme vécu.
La variété des thèmes abordés permet à chacun de s'identifier au texte. Ce roman, également très descriptif, permet au lecteur de plonger dans un univers à part entière.
Retrouvez l’interview de Vincent Munier en podcast, ci-dessous:
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