Double Face
Double Face : Vincent Perez ou la passion du cinéma
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Fondateur des "Rencontres du 7ème art" en 2018, Vincent Perez était l'invité de Double Face afin d'évoquer notamment cet événement qui aura lieu à Lausanne du 7 au 16 mars.
Acteur, réalisateur, scénariste, photographe, et résidant sur Paris, il est de passage sur "ses terres", comme il l'a dit au micro de Valérie Ogier et d'Isabelle Bertolini, pour la 8ème édition des "Rencontres du 7ème art", avec pour objectif de transmettre sa passion qu'est le cinéma.
Né en 1964 à Lausanne d'un père espagnol et d'une mère allemande, le Vaudois a passé une partie de son enfance à Penthaz, Cheseaux et non loin de Moudon avant d'avoir eu le parcours artistique qu'on lui connaît. Enfant, il s'imaginait plutôt peintre et a suivi jusqu'à ses 18 ans des cours de dessins avant de se tourner, en grandissant, vers la photographie et la comédie. Un univers créatif qui lui a permis de s'échapper du réel. Un quotidien d'enfant rêveur, cabotin, très solitaire, durant lequel il se rappelle s'être beaucoup ennuyé. Des instants précieux, propices à la création. Durant cette période, il rencontra notamment le peintre suisse Pierre Guisling. Egalement présentateur à la Télévision Suisse Romande (TSR) dans différentes émissions culture, il invita Vincent Perez à participer à quelques-unes d'entres elles, renforçant ainsi son lien avec le monde artistique.
Certains mentors jouent un rôle crucial dans le développement des artistes. Pierre Guisling a été l'un de ces figures marquantes pour Vincent Perez, agissant comme un second père, appuyant sa démarche de vouloir monter à Paris pour devenir comédien auprès de son père biologique. Un chemin professionnel qui l'a ainsi amené au Conservatoire de Paris après avoir intégré le Conservatoire de Genève avec l'envie de développer des capacités théâtrales expérimentées au préalable sur scènes, à l'école mais aussi auprès du Théâtre de Moudon. Fait surprenant, Vincent Perez n'avait jamais été spectateur de pièces de théâtre avant de s'engager dans cette voie.
Avant de se tourner vers le théâtre, Vincent Perez a passé 2 ans à Lausanne, où il a travaillé comme portraitiste auprès du photographe Roberto Ackermann dans son atelier photo Tornow, situé en haut du Petit-Chêne, face à la gare. Une période qui lui a permis de développer un regard artistique et une sensibilité qui allaient nourrir sa future carrière d'acteur.
Une carrière d'acteur empreinte de rôles mémorables. En 1990, il s'impose sur la scène internationale avec son interprétation dans "Cyrano de Bergerac", un rôle qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir masculin. 2 ans plus tard, il brille à nouveau dans "Indochine", un film qui remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Sa filmographie continue de s'enrichir avec des œuvres devenues des classiques du cinéma français, telles que "Fanfan" en 1993 et "La Reine Margot" en 1994. Des succès cinématographiques qui ont influé sur la vie du Vaudois.
Vincent Perez ne se contente pas d'être uniquement devant la caméra. Son rêve de réalisation et d'écriture le pousse également à faire ses débuts en 1992 en tant que réalisateur avec le court métrage "L'échange" qui est nommé au prix du jury du court-métrage au Festival de Cannes. En 1999, il revient derrière la caméra avec "Rien dire", également nommé à Cannes, avant de réaliser son premier long métrage, "Peau d'ange", en 2002, pour lequel il est aussi coscénariste.
Au-delà de ses succès professionnels, il partage avec nous sa vision de la vie dans Double Face sur LFM. Pour lui, une existence riche se définit avant tout par une vie remplie d'amour. Il se dit fier de la famille qu'il a construite, du temps qu'il a pu investir auprès des siens.
Vincent Perez est un artiste obsessionnel, toujours en quête de nouveaux projets et d'expressions créatives. Bien qu'il soit profondément investi dans le monde du cinéma, il n'a jamais abandonné la photographie, renouant avec cet art dans les années 2000. C'est ainsi qu'2020, il a présenté au Musée suisse de l'appareil photographique de Vevey un projet de portraits intitulé "Identités", témoignant de son engagement continu envers la capture de l'essence humaine.
Vincent Perez est un artiste en permanence dans le mouvement, état d'esprit nécessaire selon sa femme Karine Silla, avec dans les tiroirs des dizaines de projets. Certains ont vu le jour, d'autres pas, abandonnés en cours de route mais la passion est toujours bel et bien là et perceptible au travers de cette interview.
Une passion qui l'amena en 2018 à créer "Les rencontres du 7ème art", sur le simple constant qu'étant originaire de Penthaz, ville dans laquelle se situe le centre de recherche et d'archivage de la Cinémathèque suisse, il était naturel, pour lui de valoriser le patrimoine du cinéma suisse.
Vincent Perez est convaincu que le cinéma a le pouvoir de changer le monde. Pour l'édition 2025, il a choisi le thème "Love", qui promet d'explorer les différentes facettes de l'amour à travers une sélection de films emblématiques. Pendant dix jours, le festival proposera une quinzaine de films, allant de "Quand Harry rencontre Sally" à "Casablanca", en passant par "Qui a peur de Virginia Woolf ?" et "Her". Avec une telle programmation, Vincent Perez souhaite rassembler les passionnés de cinéma autour de cette émotion universelle.
Une interview confidences qui s'achève par le traditionnel "Tac-au-tac". Vincent Perez nous apprend entre autres avoir été récemment impressionné par le film : "The Brutalist". Il nous confie qu'il aurait aimer être au casting du film : "Elephant man" ou encore qu'il a bien plus confiance en lui aujourd'hui à 60 ans qu'à ses débuts. Il conclura par un conseil : celui de s'écouter, d'écouter son intuition.
Les "Rencontres du 7ème art" ont lieu à Lausanne du 7 au 16 mars.
Plus d'infos : www.rencontres7art.ch
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Laetitia Dosch, actrice authentique
Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.
Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.
Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.
Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.
« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »
Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.
Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!
Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast
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Voir les visages d’une autre manière
Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé.
Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.
S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985.
“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“
La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer.
Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.
Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:
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Bruno Peki: Étoile montante du stand up Suisse Romand
10 ans après ses débuts, Bruno Peki poursuit sa route au point virgule à Paris le 21 mars prochain avec son spectacle “ Nonante neuf”.
Le rire est un art permettant de casser les barrières hiérarchiques, l’humoriste l’a compris très jeune. À 16 ans, il décide donc de commencer des cours de théâtre et tombe amoureux de ce nouveau monde. Réalisateur, acteur, ou humoriste: il ne sait pas encore quel métier choisir mais une chose est sûre, il sera sur scène!
Bruno Peki remplit sa première salle alors qu’il n’est encore qu’au gymnase. En effet, dans le cadre de son travail de maturité, le Genevois propose à ses camarades 1h30 de Stand-up: un concept qui plaît au professeur et lui vaut la note de 6.
“J’aime tout, de l'écriture à la scène mais la cerise sur le gâteau, c’est quand le texte est validé par le public.”
Après quelques années passées dans des petits comedy club, il a l'opportunité de faire la première partie des plus grands humoristes: Thomas Wiesel, Paul Mirabel ou encore Gad Elmaleh. Et sa carrière s’accélère encore quand il devient chroniqueur pour France Inter. Toujours entre Genève et Paris, l’humoriste aime multiplier les défis.
Au fil du temps, Bruno Peki a appris à apprécier l’écriture et les moments de réflexion qu’elle implique. Et s’il propose des spectacles finement travaillés, il ne dit jamais non à une dose de spontanéité sur scène!
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Sous la plume de Léna Furlan
C’est ce qu’on appelle un début réussi pour l’écrivaine vaudoise. Un récit, une nomination en 2025 au Prix du livre de la Ville de Lausanne: tout cela a 25 ans.
Léna Furlan fait ses débuts dans le monde de la littérature alors qu’elle ne sait pas encore écrire. En effet, elle commence par raconter des récits à sa mère, qui les retranscrit à sa place. Née à Lausanne en 2000, la jeune écrivaine étudie à l'Institut littéraire suisse de Bienne, où elle obtient en 2022 son Bachelor.
C’est à la fin de sa première année qu’elle entame la rédaction de son premier roman: “Le Printemps peut-être”. Un roman avec lequel son éditrice l'inscrit par surprise au Prix du livre de la Ville de Lausanne. Léna Furlan devient alors finaliste de la 12e édition du concours, placée sous le parrainage du réalisateur lausannois Lionel Baier.
Si son style n’est pas encore tout à fait défini, l’écrivaine a en revanche à cœur les thèmes des liens sociaux, du consentement et des ambiances. Si certains sujets évoqués dans son roman trouvent leurs racines dans son histoire personnelle, Léna Furlan affirme qu’une grande partie n’est que fiction.
«J’avais envie de pouvoir retrouver une voix sur certaines choses qui m‘étaient arrivées.»
L’histoire du livre “Le Printemps peut-être” publié par la maison d’édition Slatkine, raconte la reconstruction d’une jeune femme marquée par une épreuve de la vie.
Ada, la narratrice, travaille dans une boutique de sacs, un job qu’elle décroche après un Bachelor qui ne lui plaisait pas, en attendant de se réorienter dans d’autres études. Cette pause lui offre l’occasion de se concentrer sur ses projets personnels. On comprend vite que son monde tourne autour de sa sœur Anna, de qui elle est très proche. Sans cesse ramenée dans le passé, Ada ressent le besoin de poser des mots sur un traumatisme vécu.
La variété des thèmes abordés permet à chacun de s'identifier au texte. Ce roman, également très descriptif, permet au lecteur de plonger dans un univers à part entière.
Retrouvez l’interview de Vincent Munier en podcast, ci-dessous:
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