Rejoignez-nous

Culture

Paris: le Centre culturel suisse rouvre après quatre ans de travaux

Publié

,

le

L’exposition de Thomas Hirschhorn "Swiss Swiss Democracy" (2004) à Paris avait suscité la controverse en raison de son attaque contre le conseiller fédéral Christoph Blocher - dont l’affiche apparaît au premier plan - ainsi que contre le système suisse de démocratie directe (archives). (© Keystone/AP/JACQUES BRINON)

Après quatre ans de rénovation, le Centre culturel suisse (CCS) rouvre ses portes le 26 mars dans le Marais à Paris. Créé en 1985 pour promouvoir la création helvétique, ce lieu emblématique a aussi été marqué par des débats politiques.

Installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s’est imposé comme une vitrine de l’art contemporain helvétique à Paris.

Cette rénovation "était une nécessité pour moderniser les installations techniques et rendre le bâtiment accessible à tous", explique Jean-Marc Diébold, le directeur du Centre culturel suisse, à Keystone-ATS. Le CCS est la première antenne ouverte à l’étranger par Pro Helvetia et il n’avait jamais été rénové.

Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables. "Nous voulions un outil capable d’accueillir toutes les disciplines artistiques, de la musique au spectacle vivant, en passant par les arts visuels et la littérature", précise le directeur. Selon lui, ces espaces restent "petits mais performants", à l’image de la Suisse.

Une vitrine suisse à Paris

Sous la direction de Jean-Marc Diébold en poste depuis 2019, le centre avait déjà amorcé une transformation avant sa fermeture, notamment dans le développement de partenariats tous azimuts pour le faire sortir du Marais. Durant les années de rénovation, l’institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe.

Le CCS, sur un marché "ultra-concurrentiel" avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu’il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise. " Si on ajoute le réseau constitué lors du On Tour et des initiatives comme la Sélection suisse à Avignon (théâtre), les artistes disposent de belles vitrines et de bons outils", estime le Franco-Suisse.

Cette mission s’étend aux arts visuels, à la musique et à la littérature. "Exister à l’international est une nécessité vitale pour les artistes suisses. Le marché et le réseau suisse sont trop petits. La Suisse doit se doter d’une politique culturelle internationale ambitieuse avec les moyens appropriés", estime-Jean-Marc Diébold.

Un lieu marqué par les débats

Depuis sa création, le centre n’a pas échappé aux controverses et aux provocations artistiques, qui accompagnent parfois l’art contemporain.

L'une des plus célèbres remonte à 2004 avec l’exposition "Swiss-Swiss Democracy" de Thomas Hirschhorn, qui critiquait l’élection au Conseil fédéral du leader de l’UDC Christoph Blocher. "A l’époque, Blocher avait publiquement critiqué l’exposition. Cela a montré combien il est important de préserver la liberté artistique face aux pressions politiques", souligne Jean-Marc Diébold.

Le Parlement avait même décidé, dans la foulée du scandale, de réduire le budget de la fondation d’un million de francs pour l’année suivante.

Pour Jean-Marc Diébold, l'indépendance artistique du Centre culturel suisse est garantie par Pro Helvetia. "Nous ne dépendons pas du Département fédéral des Affaires étrangères. Cela nous assure une liberté de programmation et nous protège des influences politiques ou de stratégies de diplomatie culturelle", ajoute-t-il.

Faire bouger les lignes

"Et puis n’est-ce pas le rôle de l’art de bouger les lignes. La liberté de création est un principe fondamental pour moi", affirme le directeur.

Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que "le CCS se veut un lieu d’art comme de vie au c½ur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Culture

Une star de Bollywood à la tête de l'exécutif du Tamil Nadu

Publié

le

Considéré comme l'un des acteurs les plus charismatiques du cinéma indien, Joseph Vijay a été investi dimanche chef de l'exécutif de l'Etat du Tamil Nadu (sud-est). (© KEYSTONE/AP)

L'acteur vedette C. Joseph Vijay, 51 ans, a été investi dimanche chef de l'exécutif de l'Etat indien du Tamil Nadu (sud-est), au terme de difficiles tractations qui ont suivi la victoire annoncée en début de semaine de son parti aux élections locales.

Le parti dirigé par la superstar de Bollywood, le Tamilaga Vettri Kazhagam (TVK), a remporté 108 des 234 sièges de l'assemblée parlementaire mais restait, faute de majorité absolue sous la menace d'une alliance de ses rivaux.

Plusieurs jours de négociations lui ont permis de confirmer le soutien du parti du Congrès et de s'attirer celui de deux autres mouvements pour former une coalition.

"Je ne vous tromperai pas avec des fausses promesses en disant 'je vais faire ci ou ça'. Je ne ferai que ce qui est possible", a déclaré C. Joseph Vijay devant des milliers de partisans après avoir prêté serment.

Deux ans seulement après la création du TVK, le comédien a remporté cette semaine un premier succès politique.

En promettant la justice sociale et la fin de la corruption, il a réussi à faire mordre la poussière au chef de l'exécutif sortant, M.K. Stalin, un des plus farouches opposants du Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi.

Soutenu par les femmes

"Sa victoire démontre que la jeunesse voulait voir émerger un autre visage", a commenté le politiste Ramu Manivanan. "En tant qu'acteur, Vijay dispose aussi d'un large soutien parmi les femmes, tout ça a contribué à son succès."

Considéré comme l'un des acteurs les plus charismatiques du cinéma indien - il est surnommé "Thalapathy", le chef en tamoul - C. Joseph Vijay a débuté sa carrière dès l'enfance sur le grand écran en 1984, dans un film dirigé par son père.

Dans le long-métrage "Sura" (2010), il s'est distingué en interprétant un jeune ambitieux qui défie un politicien corrompu, un rôle dont il n'a cessé de cultiver le souvenir depuis qu'il s'est lancé en politique.

Pendant sa campagne, il a réussi à rassembler des foules de milliers de personnes à chacune de ses réunions publiques, malgré la bousculade meurtrière - au moins 40 morts - qui avait endeuillé l'une d'elle en septembre.

Novice en politique, C. Joseph Vijay, à qui certains prêtent déjà des ambitions nationales, va désormais se frotter aux réalités de la gestion au quotidien d'une importante région, peuplée de plus de 80 millions d'habitants.

Le Tamil Nadu est l'un des moteurs de l'industrie indienne avec ses nombreuses usines automobiles et d'électronique, et le seul site indien du fabricant américain de téléphones Apple.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Avenches: focus sur les vies et métiers de la capitale des Helvètes

Publié

le

Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", la nouvelle exposition temporaire du Site et Musée romains est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain d'Avenches (VD) consacre sa nouvelle exposition temporaire aux vies et aux métiers des habitants de la capitale des Helvètes. Elle repose sur des témoignages livrés par le site archéologique d'une cinquantaine de professions exercées par les citoyens d'Aventicum.

Ces métiers vont des charges administratives les plus importantes aux métiers de la terre, en passant pas les médecins, les potiers, les pompiers ou encore les tailleurs de pierre, indiquent les responsables du musée dans un communiqué.

"Outre les inscriptions, précieuses pour dévoiler le statut social et le métier des individus, la majorité des professions sont révélées par la présence de traces, d'outils ou d'ateliers. Ils sont les témoins du travail d'anonymes exerçant toutes les activités nécessaires au fonctionnement d'une grande ville romaine", expliquent-ils.

Intitulée "Au boulot! Vies et métiers d'Aventicum", cette exposition est à découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne

Publié

le

Le Musée historique de Lausanne accueille une partie de la Collection d'art de la ville de Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Collection d'art de la ville de Lausanne se dévoile en partie au Musée historique de Lausanne (MHL). Une quarantaine de créations sont exposées, dont plusieurs oeuvres emblématiques. Elles sont à découvrir jusqu'au 2 août prochain.

La Collection trouve son origine en 1932 lors de la création du Fonds des arts plastiques, instauré pour soutenir les artistes locaux et embellir la ville. Presque un siècle plus tard, elle réunit plus 1800 oeuvres de près de 550 artistes, dont des figures majeures de la scène artistique romande, explique le musée.

L'ensemble comprend les formes d'art les plus diverses: des peintures, des sculptures, des photographies mais aussi des vidéos, des installations, des assemblages et des estampes. L'exposition "De Bailly à Zaric. Collection d'art Ville de Lausanne" met en dialogue les acquisitions récentes avec les premières pièces fondatrices.

Des visites guidées et des rencontres avec des artistes complètent le programme. A l'invitation du MHL, Sophie Bouvier Ausländer présente une installation dans le hall du musée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

La directrice de la Comédie de Genève Séverine Chavrier licenciée

Publié

le

La directrice générale de la Comédie de Genève est congédiée par la Fondation d'art dramatique (FAD) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La directrice générale de la Comédie de Genève Séverine Chavrier est licenciée. Alors qu'elle avait dit que son mandat ne serait pas reconduit en juin 2027, la Fondation d'art dramatique (FAD) a dit vendredi mettre un terme aux relations de travail en pleine polémique.

La décision a été prise dans la matinée à la majorité du Conseil, dont le président Philippe Juvet a été élu cette semaine. Elle a été relayée à l'ensemble du personnel après avoir été communiquée à l'intéressée. La FAD ne fait pas d'autre commentaire.

Cette annonce tombe alors que les résultats d'un audit RH étaient attendus cette semaine encore. Mais l'avocat de Mme Chavrier, Romain Jordan, a obtenu une interdiction de publier ceux-ci par des mesures superprovisionnelles.

Mise en cause par des collaborateurs, Séverine Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD, qui voulait un audit sur le climat de travail. Et un audit de gouvernance de la Cour des comptes avait aussi été demandé par la Ville de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Verseau

En faisant preuve de souplesse, vous augmentez vos chances de réussite, même si des désaccords peuvent encore surgir.

Les Sujets à la Une